Rompre le front ? Rémy Porte.

Rompre le front Rémy Porte

 

Avec un sous-titre bien clair, on comprend que le propos de l’auteur est de traiter le problème qui a hanté les esprits des acteurs de la 1ère guerre mondiale sur le front ouest,et ce à tous les niveaux de l’organisation militaire: comment réaliser la percée ?

Plus qu’une relation des opérations de novembre 1914 à mars 1918, il s’agit d’une analyse en profondeur, aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique, de la guerre des tranchées et de l’adaptation progressive des armées, des techniques, des armes et des doctrines d’emploi.

Une fois la ligne de front figée, vont se poser toute une série de problèmes: densité de l’artillerie, approvisionnements en armes et en munitions, effort de guerre industrielle, logistique, commandement, communications, coopération inter-armes, etc etc,

Ancien officier et chercheur, l’auteur nous propose une approche de praticien, décortiquant les prises de décision et s’appuyant très régulièrement sur des témoignages et des avis des acteurs au fur et à mesure de l’avancement du conflit, du simple soldat au général en chef. Ce qui rend son texte bien vivant.

Comme il le fait régulièrement, Rémy Porte réhabilite quelques opérations « maudites » de l’historiograhie classique: il y a bien eu innovation et recherche de solutions à tous les niveaux mais l’adversaire évoluait également en même temps. On pourra regretter que l’analyse porte essentiellement sur l’angle de vue français; la même approche, en profondeur, chez les Britanniques ou les Allemands, eut été bien utile.

Au final, on a un texte bien différent de ce qu’on lit habituellement.

Ce qui fait bien de Rémy Porte l’un des auteurs les plus prolifiques mais aussi l’un des plus innovants sur la 1ère guerre mondiale ! Lecture plus que conseillée !

Rompre le front ? Rémy Porte. Aux éditions Soteca en Juin 2016.

 

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La Russie des Tsars. Sous la direction d’Emmanuel Hecht.

La Russie des Tsars

Un format original pour mieux connaître les 18 chefs d’état les plus marquants de la Russie d’Ivan le Terrible à aujourd’hui.

Il s’agit d’une co-production Perrin – L’Express sous la direction d’Emmanuel Hecht.

Parmi les auteurs, on reconnaîtra de bons spécialistes comme Hélène Carrère d’Encausse, Thierry Lentz, Marie-Pierre Rey, Alexandre Sumpf ou Nicolas Werth.

Chaque souverain/chef d’état est présenté en une vingtaine de pages.

Une bonne manière de revisiter l’histoire de la Russie !

Aux éditions Perrin en août 2016 400 pages avec deux cahiers d’illustrations en couleur.

 

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Batailles & blindés n°74. Magazine.

Batailles & blindés #74

Au sommaire de numéro d’août & septembre 2016:

  • Le blindorama est consacré à l’arme blindée iranienne de 1936 à 1945. Par Yann Mahé.
  • Les compétitions « sportives » de chars. En ces temps « olympiques », Laurent Tirone (avec la participation de François Pélissier) se penche sur les compétitions internationales de chars des années 60 à aujourd’hui tant à l’Ouest qu’à l’Est. Bon, à l’Ouest, c’est comme au foot, les blindés allemands gagnent très souvent ! Historique et types d’épreuves. Surprenant !
  • Centurion au combat. Développé en toute fin de 2ème guerre mondiale, le char de combat britannique Centurion fera ses premières armes sur un théâtre peu favorable, la Corée. Spécificités du théâtre, engagements. Dépaysant ! Par Laurent Tirone.
  • Les tueurs de Panzer de Staline, les as de chars de l’Armée Rouge. Un article de Prezemyslaw Skulki (traduit par Vincent Bernard). Bon visiblement, c’est le « b….l » tant dans les palmarès que dans l’attribution des décorations. Les objectifs de propagande ont ici aussi beaucoup joué… J’au eu aussi une impression « bordélique » à la lecture de ce long article de 18 pages, tout est franchement mélangé. J’ai fini par lire en diagonale.
  • Combattre dans un Panther. Mission de l’équipage de l’autre « fauve » de la Panzerwaffe. Encore un article « en profondeur » d’Hugues Wenkin sur les spécificités du Panther allemand: forces, faiblesses, besoin d’un équipage bien ualifié, rôle des différents membres de l’équipage. C’est pointu, on y ap prend régulièrement de nouvelles choses et ça se lit agréablement. En 16 pages.
  • Félix Steiner. Le formateur des troupes de choc SS. Une courte biographie par Xavier Tracol. On y apprend que les méthodes de Steiner ne furent pas autant diffusées que ça dans les troupes de l’ordre noir et qu’il n’est pas exempt de responsabilités dans les crimes de guerre de la division « Wiking » malgré l’abandon des charges en 1948…
  • La grande lessive, la 1st Army à l’assaut du Westwall. Un article qui vient illustrer, dans le détail, les méthodes de la 1st Army américaine à l’assaut de la « Ligne Siegfried »: combat inter-armes, appui blindé, appui d’artillerie lourde. Un article bien mené par Luc Vangansbeke qui vient compléter ma lecture récente de l’excellent ouvrage « La campagne du Rhin » de Feldmann & Mas. De très beaux profils sur l’artillerie.
  • La rubrique « Actualité des livres » toujours utile.

Un magazine des éditions Caraktère.

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Les entrées de la semaine.

  • Les notes de guerre du général Monsabert. Il ne s’agit pas de mémoires mais de notes prises sur le vif, dans le fil de l’action de celui qui fut le commandant de la célèbre 3ème D.I.A. puis du 2ème corps d’armée de l’armée de la Libération. Ces notes vont de 1940 à 1945. Pour en savoir plus sur Monsabert, voir sa fiche Wikipedia. Aux éditions Jean Curutchet en 1999. 400 pages.

Notes de guerre. Monsabert

  • Napoléon en 1814. Commandant Henry Lachouque. Ah le célèbre comandant Lachouque et ses textes enlevés ! J’avais déjà une version  brochée de ce texte mais j’ai eu l’occasion d’en récupérer une version reliée. Avec de nombreuses illustrations et une carte hors-texte. 460 pages. Aux éditons Hausmann en 1959.

Napoléon en 1814 Lachouque


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Wehrmacht 46. Yann Mahé & Laurent Tirone.

Wehrmacht 46

Un sujet « uchronique » et un beau travail d’édition !

Nos amis anglo-saxons adorent les « what if »(que ce serait-il passé si…). L’objet de cet ouvrage est bien « quel aurait été l’équipement de la Wehrmacht nazie si la guerre avait continué jusqu’en 1946… C’est pas uchronique, ça ? 😉

Le texte est prévu en deux tomes. Le premier, que j’ai entre les mains, est consacré à la Heer et à la Panzerwaffe.

Pour la Heer, il couvre l’organisation des unités, l’équipement individuel du fantassin, les armes individuelles, les armes anti-chars, les canons automoteurs, l’artillerie de campagne et l’artillerie d’assaut.

En ce qui concerne la panzerwaffe, on aura aussi un point sur l’organisation des unités, sur les chars et chasseurs de char, les munitions, les véhicules de flak et les véhicules spéciaux.

Le tout est magnifiquement appuyé d’illustrations rares en n/b et d’une quantité importante d’illustrations et de profils couleurs tous inédits à priori.

J’ai failli oublier de préciser que le texte est co-signé Yann Mahé & Laurent Tirone, bien connus des lecteurs réguliers des magazines des Editions Caraktère.

Le tout est livré dans un beau volume de 160 pages dans une belle qualité de papier. Ceci explique le prix de 39,90 € du volume.

Le second tome à paraître ultérieurement concernera la Luftwaffe, la Kriegsmarine, la Waffen SS et les armes de destruction massive.

 

 

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La mort de Venise. Elio Comarin.

La mort de Venise Elio Comarin

La rencontre du vieil empire de mille ans et du jeune général de 27 ans fut dévastatrice pour la survie de la Venise indépendante. La grande catastrophe sur la lagune. La ville ne s’en est jamais remise. Une fin d’empire comme le fut celui de la Rome antique ou de l’empire byzantin !

Elio Comarin est journaliste et non historien, il va nous emmener dans un véritable reportage en cette fin du 18° siècle. On plonge rapidement dans le contexte de l’époque, l’entrée des français en Italie, le poids de l’empire austro-hongrois et la recherche d’une position d’équilibre d’une Venise sans réel potentiel de défense.

L’auteur met en avant les faiblesses du général dans la négociation avec l’empire des Habsbourg à Leoben comme à Campo Formio. Au final, la république française, par l’intermédiaire de son général flamboyant, va livrer l’empire vénitien aux austro-hongrois. On est bien loin, dans cette affaire, de la diffusion des idéaux de la Révolution…

Bon, on sent chez l’auteur une lecture plutôt « progressiste » des événements et des personnages historiques mais au final, ce texte m’a plutôt plu en lecture d’été !

C’est en plus assez court (212 pages) et agréable à lire.

Avec annexes et bibliographie sommaire. Aux éditions Perrin en 1998.

Pour aller plus loin:

 

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La campagne d’Allemagne. D. Feldmann & C. Mas.

La campagne du Rhin Cédric Mas

Un ouvrage qui va compter dans l’édition française.

La collection  « Campagnes & stratégies » des éditions Economica vient de s’enrichir d’une pépite avec cet ouvrage consacré à la campagne des Alliés à l’ouest de janvier à mai 1945.

On connaissait les deux auteurs pour leurs ouvrages précédents, écrits à quatre mains: deux biographies synthétiques de Rommel et Montgomery, toutes deux publiées également chez Economica. Pour ma part, j’avais également apprécié les travaux de Cédric Mas notamment ses deux hors-séries de Batailles & blindés consacrés à l’Akrika Korps et son El-Alamein édité chez Heimdal/Uniformes.

Le travail présenté ici est d’une tout autre ampleur. Le volume de plus de 350 pages embrasse la stratégie militaire et les opérations de la fin de la guerre à l’ouest; il est en quelque sorte le pendant des ouvrages de Jean Lopez (co-directeur de la collection « Campagnes & stratégies ») consacrés au front germano-soviétique.

Contrairement à ce dernier mais aussi à John Keegan ou à Anthony Beevor qui nous proposent de descendre régulièrement au niveau du combattant, Daniel Feldmann et Cédric Mas restent systématiquement aux niveaux de responsabilité supérieurs: corps d’armée, armée, haut commandement, préférant se concentrer sur la stratégie, la planification des opérations et leur déroulement. Vue l’ampleur du sujet, ils y réussissent avec brio, soutenus par une cartographie intelligente, claire et bien placée dans l’ouvrage.

La dimension psychologique des acteurs principaux est également régulièrement mise en valeur pour expliquer, parfois, ce qui semble peu clair ou inexplicable: la décision d’Eisenhower de s’arrêter sur l’Elbe et la communication directe à Staline en sont de bonnes illustrations. On retrouve également, à nouveau, une approche équilibrée des performances et des défauts, du maréchal Bernard Montgomery.

J’ai également apprécié l’analyse critique permanente des motivations, capacités et décisions des différents belligérants: Britanniques, Canadiens, Américains, Français et Allemands. De Lattre en prend d’ailleurs pour son grade…

Par contre, j’ai trouvé que la conclusion aurait méritée d’être plus étoffée (3 pages), tellement le contenu est dense. Le texte se finit de manière un peu trop abrupt à mon sens.

Bref, au final, une somme remarquable, un ouvrage de référence indispensable dans toute bonne bibliothèque consacrée à la 2ème guerre mondiale. A placer à côté des ouvrages de Jean Lopez auquel un bel hommage est rendu en introduction.

La campagne du Rhin. Les Alliés entrent en Allemagne (janvier – mai 1945). Daniel Feldmann & Cédric Mas aux éditions Economica en avril 2016. Avec cartes, annexes, historiographie & sources, bibliographie. 352 pages.

 

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Entrées de la semaine.

Les vacances sont favorables à flâner dans la nature mais aussi chez les libraires anciens, qu’ils soient dans nos villes ou sur le net !

Voici une partie de mes entrées estivales:

  • Général du contingent par le général Ailleret. Ses souvenirs de commandement en Algérie de 1960 à 1962. Pour rappel, il s’est opposé au putsch d’Alger en 1961. Aux éditions Grasset en 1998.

Général du contingent Charles Ailleret

  • Leclerc et l’Indochine 1945-1947. Quand se noua le destin de l’Empire. Un intéressant ouvrage collectif sous la direction de Guy Pedroncini (une référence en soi !). Aux éditions Albin Michel en 1992.

Leclerc et l'Indochine 1945-1947

  • Officier et communiste dans les guerres coloniales. Par Isabelle Sommier et Jean Brugié. Il est vrai que les deux notions semblent si incompatibles mais ce serait oublier l’intégration de combattants des maquis FTP dans l’armée française de la Libération. Une chercheuse universitaire à l’appui des souvenirs d’un combattant. A lire ! Chez Flammarion en 2005.

Officier et communiste dans les guerres coloniales

Suite dans un autre post !

Bon week-end.

Jean-Luc

 

 

 

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Guerres & Histoire n°32. Magazine.

Guerres & Histoire #32 magazine

Encore une fois, un bon moment de lecture avec ce numéro 32.

Certes, le dossier central consacré à l’armée d’Alexandre le Grand m’était largement connu mais il faut reconnaître que la débauche d’illustrations de qualité a bien réveillé mon intérêt pour le sujet !

  • Une conquête opportuniste mais bien préparée: en quatre pages, Pierre Grumberg retrace la saga du conquérant de la Macédoine aux Diadoques mettant en valeur l’outil forgé par son père et la déliquescence perse.
  • « Philippe II a inventé, par nécessité, une phalange du pauvre. » L’interview dynamique de l’historien Jean-Nicolas Corvisier par Eric Tréguier.
  • L’armée macédonienne, le succès de la diversité. Derrière ce titre bien moderne se cache une réalité que les wargamers connaissent bien: l’armée d’Alexandre possédait une réelle capacité d’adaptation aux conditions de recrutement, de théâtre d’opération et de situation ! Par Eric Tréguier.
  • Alexandre, César, Napoléon: quelle filiation ? Rechercher les points communs et les différences entre les trois conquérants est le propos de Patrick Bouhet dans cet article. En deux courtes pages.
  • Légion contre phalange: une victoire politique ? Quel plaisir de retrouver ici Frédéric Bey, bien connu des wargamers. La question qu’il pose puise dans les racines même des sociétés antiques: le succès d’un système d’armes/d’une doctrine dépend aussi de facteurs sociaux et politiques ! Bien intéressant.

Les autres articles:

  • Yon Deguen, le multimiraculé de Barbarossa: encore une interview exclusive originale de Yacha MacLasha. Ukrainien, juif et communiste, engagé à 16 ans face à l’opération Barbarossa. Rien que ça…
  • Coup de tonnerre au pays du matin calme. Michel Goya revient avec de très beaux clichés dans la rubrique « Caméra au poing » sur la guerre de Corée.
  • Dunes, 1639: Tromp ravit l’océan aux Espagnols. Il y a des moments où l’histoire bascule, mine de rien. Le développement du protestantisme en Hollande va mettre fin à l’hégémonie espagnols sur les mers. Il est vrai que Francis Drake avait donné le premier coup ! L’attitude du roi d’Angleterre, alliée de l’Espagne, dans cette affaire des Downs n’en est pas moins curieuse… Un bel article de Roberto Barazzutti !
  • Verdun, trois crises pour une bataille. Sortir des sentiers battus, élever le prisme de lecture. C’est le parti-pris, fréquent, de Benoist Bihan dont on attend toujours un vrai bel ouvrage ! L’auteur a du talent et il donne une toute autre dimension à la bataille de Verdun dans la rubrique « Chasse au mythes« .
  • Dayan au Vietnam, un borgne au pays de aveugles. Très intéressant article de l’historien israélien Martin Van Crefeld, traduit par Pierre Grumberg, sur la tournée du général israélien au Vietnam en 1966. Circonstances du déplacement, déroulement et enseignements tirés. Bien intéressant tant pour la guerre du Vietnam que pour l’analyse de Moshé Dayan ! Mais quel jeu de mot dans le titre ! 😉
  • Le bacinet ou comment garder la tête sur les épaules. Dans la rubrique « Un objet, une histoire », c’est Olivier Renaudeau qui se penche sur la « haute technologie » médiévale pour protéger la tête du combattant d’élite !
  • Bombardiers américains, des équipages sacrifiés. Un article très statistique de Paul Dowswell pour analyser les conditions de pertes dans l’USAF de bombardement. C’est clair, précis et appuyé de magnifiques illustrations ! Chez Guerres & Histoire, on ne lésine pas sur les achats d’art !
  • A Lépante, la galère jette ses ultimes feux. Ici aussi un sujet bien mené tant sur le plan technique que sur le plan de la restitution de la bataille. Par Pascal Brioist.
  • La rubrique « A lire » est un vrai bonheur. Merci à la fine équipe: Jean-Dominique Merchet,  Vincent Bernard, Benoist Bihan, Nicolas Aubin, Jean Lopez, Antoine Reverchon, Farid El Hage, Frédéric Bey et mention spéciale à Laurent Henninger pour ses réflexions sur V.D. Hanson !
  • A noter que la rubrique « A jouer » consacrée au wargame par Frank Stora m’a mieux plus dans ce numéro !
  • Le quiz de ce numéro est consacré à Staline par Yacha MacLasha. 14/20, je me suis surpris à finalement pas trop méconnaître « l’oncle Joseph » !
  • A trois, c’est mieux qu’à deux ! Sacré titre de Charles Turquin pour nous parler des galères ! Je l’adore ! 😀

Une fois encore, on se plait à lire avec plaisir ce magazine, ouvert au grand public mais avec une approche solide des thèmes abordés… Avec Guerres & Histoire, on a vraiment une opportunité pour que le grand public apprenne à aimer l’Histoire militaire !

Guerres & Histoire n°32. Numéro du mois d’août 2016. Un magazine des éditions Mondadori. A retrouver sur Facebook.

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Ligne de front hors-série n°28. Juillet & août 2016. Magazine.

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Je pensais franchement m’ennuyer à la lecture de ce hors-série, le sujet ayant déjà été bien couvert depuis plusieurs décennies. Mais que nenni ! Au final, j’ai passé un bon moment de lecture d’été avec ce texte de Yann Mahé !

Le magazine s’ouvre sur la guerre de brousse menée par les Schultztruppen de von Lettow Vorbeck en Afrique Orientale durant les quatre années (et oui !) de la 1ère guerre mondiale ! Sincèrement, j’ai du mal à sentir la filiation directe qui mène aux « forces spéciales » allemandes du III° Reich ! Un peu plus clair pour les Sturmtruppen rapidement évoquées.

Les quatre chapitres suivants ont plus de sens selon moi:

  • Des origines aux campagnes du Blitzkrieg: troupes d’ouverture de conflit pour la saisie de points clés, les commandos « Brandebourgeois » seront à la pointe de toutes les offensives de la Whermacht. Visiblement, leur spécialité principale aura été la capture des ponts devant les unités de la « blitzkrieg ».
  • La guerre à l’est: on va retrouver ici les mêmes opérations mais aussi la sauvegarde des puits de pétrole du Caucase et l’engagement contre les partisans soviétiques, ce qui va changer radicalement l’approche de ces commandos qui se transformeront peu à peu en unité de combat plus classique.
  • La waffen-ss prend la main: l’Abwher sur le déclin et la SS en progrès constant dans l’ordre de bataille nazi vont amener le transfert des « opérations spéciales » vers la waffen-ss: Gran- Sasso, attaque sur le QG de Tito en 1944, Vercors, Budapest. A noter que Yann Mahé écorche sensiblement la « légende » de Skorzeny !
  • Entre guérilla et actions désespérées: les commandos SS dans les Ardennes, le Werwolf aux dents bien élimées

Bref, un tour complet utile qui permet de s’apercevoir que les « opérations spéciales » n’étaient pas seulement l’apanage des anglo-saxons et tout particulièrement des britanniques. Il eut été intéressant de comparer les doctrines d’emploi, tactiques, formations entre les belligérants mais on aurait clairement dépassé le format d’un hors-série.

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