Air Combat n°7. Magazine.

Mes deux articles préférés dans ce numéro ont été:

  • Guerres au Tchad, de « Manta » à « Epervier »: un article d’Arnaud Delalande consacré à la dimension aérienne des conflits (1983-1984) entre le Tchad, soutenu lourdement par la France, et la Libye du colonel Kadhafi. J’avoue qu’à l’époque, j’étais bien passé à côté de ce conflit. Je savais qu’il avait eu une dimension aérienne mais quand même pas à ce point là ! Bref, un article plus qu’utile et qui plus est assez captivant. Si on ajoute à ça, une belle iconographie et une bibliographie, tout va bien ! ;-)
  • Les as américains au Vietnam – 2ème partie: l’US Navy. Par Marc-Eric Minard. On est vraiment plongé dans les actions de combat aérien. Ça sent le commentaire du spécialiste qui cherche à se mettre à la portée du profane ! Pas toujorus simple mais on arrive à suivre !

Le reste du sommaire:

  • F-35 Ligntning II, un programme hors-normes en tous points: de la genèse au devenir de cette avion, véritable « gouffre financier » pour les ailes américaines. Par Marc-Eric Minard.
  • La saga A400M: des besoins d’un gros porteur français au projet européen, De la mise en service à la formation et aux engagements en opex. Par Marie-Christine Garinat toujours aussi claire !
  • Fairchild A-10 Thunderbolt II « Warthog ». Le phacochère, l’avion d’attaque au sol qui restera vraiment à part dans l’histoire de la guerre aérienne. Son bilan durant la 1ère guerre du Golfe fut rien moins qu’impressionnant… De sa genèse à ses caractéristiques principales, de ses engagements à ses évolutions jusqu’à aujourd’hui. Son avenir se jouerait dans les mois à venir… A suivre. Un article de Laurent Tirone et Marc-Eric Minard magnifiquement illustré de photos et profils grand format.
  • L’armée de l’air russe, un nouveau départ. Marc-Eric Minard fait le point sur une armée de l’air qui revient vraiment de loin et qui reste encore convalescente. Mais on peut compter sur le président Poutine pour que ses capacités opérationnelles s’améliorent encore dans les années à venir !
  • Green Shield 2014, exercice franco-saoudien dans le ciel de Lorraine. Retour sur ces manoeuvres par Marc-Eric Minard.
  • Recce-meet 2014, dernière confrontation reco pour les Mirage F1CR. Un article très orienté pour les pros. Là, j’ai décroché. Par Jan Kraak.
  • Aéro Rétro: une rubrique photos bien agréable. J’aime !

Au final, un numéro bien intéressant avec, et il faut le souligner encore et encore, un magnifique travail iconographique proposé par les éditions Caraktère. Vous êtes bien les meilleurs, les gars ! Go on !

Air Combat n°7, numéro de juillet & août 2014. Retrouvez le magazine sur Facebook.

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Montgomery, l’artiste des batailles. Antoine Canet.

Et de trois !

Après les mémoires du maréchal Montgomery et l’ouvrage que lui ont consacré Cédric Mas et Daniel Feldmann, il me restait à lire cet ouvrage d’Antoine Capet. Pour tout vous dire, j’en suis un peu à une « overdose » de Montgomery ! Mais ca valait le détour vu le faible nombre d’ouvrage consacré à celui-ci en français !

Et bien, je trouve que les deux ouvrages se complètent avec bonheur. Là où l’on a, dans l’étude de Mas/Feldmann, une étude très pointue des opérations, de l’art de la guerre et du comandement de Montgomery, on a ici un ouvrage plus global, plus biographique tout en restant concentré, bien évidemment, sur la dimension militaire du personnage. C’est un paradoxe, car la collection « Maîtres de guerre » dans laquelle est édité le texte d’Antoine Capet, ne se veut pas comme rassemblant des biographies !

En fait, l’auteur, professeur de civilisation à l’université de Rouen, nous apporte un texte bien équilibré sur l’ensemble de la vie et de l’oeuvre du maréchal britannique. J’ai bien apprécié l’utilisation centrale des mémoires de Montgomery et l’éclairage que donne l’auteur au travers des mémoires et des témoignages des contemporains du général britannique. Une approche classique mais qui reste refficace pour l’amateur des mémoires que je suis. Le texte est appuyé régulièrement de notes de bas de page bien utiles également.

Une remarque cependant sur l’ « artiste des batailles », sous-titre de l’ouvrage. On ne peut pas dire qu’il soit clairement démontré dans l’ouvrage d’Antoine Capet. On ressent plutôt chez Montgomery un passionné de l’instruction, de la préparation d’opérations qu’il veut décisives par l’emploi massif de l’équipement dont étaient doté les Alliés, une recherche permanente de l’économie des hommes, ces citoyens-soldats d’une nation qui avait trop subi les hécatombes de la Grande Guerre, l’application et l’adaptation d’un « master plan » prévu à l’avance et qui ne se réalise pas toujours. C’est bien là où l’ « art de la guerre » de Montgomery est à l’opposé des doctrines américaine ou allemande: les Américains n’ont pas eu à supporter les pertes élevées de la 1ère guerre mondiale, ils restent sur une doctrine du mouvement tout napoléonien quant aux Allemands, leur savoir-faire réside toujours dans la recherche de la bataille décisive et l’art de l’encerclement des armées ennemies.

Au delà du fond, l’ouvrage d’Antoine Capet est bien écrit et abondamment illustré, c’est sûrement là l’un des points forts de la collection « Maîtres de guerre » des éditions Perrin. A noter que les cartes, qui sont en couleurs, n’en sont pas moins sommaires et parfois erronées.

On pourra enfin reprocher à l’auteur de n’apporter qu’une bibliographie sélective, très réduite par rapport à celle de l’ouvrage de Mas/Feldmann mais là à nouveau, c’est l’esprit de la collection qui prévaut !

Bref, pour résumer, avec les ouvrages d’Antoine Capet et de Cédric Mas/Daniel Feldmann, vous avez désormais bien de quoi satisfaire votre curiosité sur « Monty » et avoir une opinion bien plus nuancée des talents et défauts de celui qui restera l’un des généraux majeurs de l’histoire de la Grande Bretagne !

Montgomery, l’artiste des batailles. Antoine Capet. Dans la collection « Les maîtres de guerre » aux édtions Perrin. 395 pages en mai 2014.

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Los ! Hors-série n°5. Petite histoire des porte-avions.

Ce hors-série est tout bonnement excellent !

Certes, faire le tour de la question en 116 pages peut paraître une gageure. Et bien Xavier Tracol y parvient vraiment !

En fait, j’ai entre les mains une excellente synthèse sur les porte-avions de leur naissance au temps présent.

Les problèmes techniques et de doctrines auxquels s’ajoutent la décélération des dépenses militaires et la crise économique postérieures à la 1ère guerre mondiale sont parfaitement expliqués. L’impact des traités en matière de limitation de tonnage naval vont impacter également les choix des futurs belligérants. Xavier Tracol démontre, avec bonheur, les différences doctrinales entre les acteurs majeurs: Grande Bretagne, Etats-Unis, Japon et les errements de la France…

Compte-tenu du volume disponible, les combats sont rapidement couverts mais clairement expliqués. J’ai particulièrement apprécié les chapitres consacrés aux Britanniques dans l’Atlantique/Mer du Nord et en Méditerrannée.

Bref, pour moi, il s’agit d’un excellent travail qui vaut bien des ouvrages avec comme toujours une bien belle iconographie des éditions Caraktère. Bref, pour 14,90 €, à ne pas rater !

Los ! Hors-série n°5, numéro de Mai & Juin 2014. En vente chez l’éditeur.

Le magazine sur Facebook.

 

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Assaut sur Malte ! 1942. Si l’Axe avait osé. Charles Turquin.

Il y a peu, je vous avais annoncé la sortie de cet ouvrage.

Je l’ai lu rapidement après sa réception pour trois raisons:

  • son format (128 pages) propice à une lecture rapide ! ;-)
  • son auteur, Charles Turquin, chroniqueur savoureux de la rubrique « D’estoc & de taille » dans le magazine Guerres & Histoire.
  • son thème uchronique, « what-if » comme aiment le dire les wargamers !

En effet, au delà de nous rappeler les circonstances de la guerre en Méditerrannée en ces années 1040-1942, Charles Turquin se livre à une « proposition historique » de ce qui aurait pu se passer si les forces de l’Axe italo-allemand avaient tenté l’assaut sur Malte en 1942.

La première partie de l’ouvrage est consacrée aux rappels historiques sur les spécificités de Malte dans la guerre en Méditerranée et son rôle sur la route des approvisionnements tant des Alliés que de l’Axe: à la fois sentinelle et repère de corsaires anglais.

La deuxième partie est, par contre clairement, uchronique avec l’opération d’invasion de l’île à proprement parler mais aussi avec le plan britannique pour la contrer. Ah cette claymore ! ;-)

Globalement, on passe un très bon moment de lecture, l’auteur ayant un talent de narrateur particulièrement truculent.

Les puristes de l’histoire militaire regretteront le manque de profondeur dans l’analyse de la guerre en Méditerranée. Pour cela, il faudra s’en reporter à l’ouvrage de Vincent Arbarétier, « Rommel et la stratégie de l’Axe en Méditerranée » , chez le même éditeur Economica. A noter, une bibliographie assez datée pour les sources en français notamment.

Pour ma part, j’ai passé un excellent moment de lecture, bien dans l’esprit de la collection « Mystères de guerre » qui est, faut-il le rappeler, sous-titrée « Enigmes – controverses – uchronies ». Dans ce cadre, l’ouvrage atteint sa cible.

Assaut sur Malte ! 1942. Si l’Axe avait osé… de Charles Turquin aux éditions Economica en juin 2014. 128 pages, 2 cartes dans le texte et une orientation bibliographique.

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2e Guerre Mondiale n°54. Magazine.

 

La montée en puissance du magazine, nouvelle version.

Ce numéro 54 est le deuxième depuis que le magazine a été repris par les éditions Mars & Clio, animées par Nicolas Pontic.

Je l’ai pour ma part trouvé très bien !

Au sommaire:

  • Le dossier « Stratégie » consacré par Vincent Bernard à: « La wehrmacht face aux Alliés: une victoire possible ?« . Franchement très intéressant avec la hauteur qu’il fallait pour appréhender en quelques pages les problèmes stratégiques rencontrés par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale: de la défaite de 1918 à la reconstruction à marche forcée d’une armée efficace avec des faiblesses récurrentes, de la surprise stratégique provoquée par la victoire de 1940 jusqu’à l’engagement dans la profondeur de l’URSS, de la montée en puissance lente de l’économie nazie jusqu’à la mise en marche des industries alliées. Enfin le dossier se termine par la mise en perspective des tournants décisifs de la guerre. Le tout est intelligemment appuyé de tableaux comparatifs bien choisis. Au final, Vincent Bernard nous propose une bibliographie où sources françaises cotoient les sources anglo-saxonnes, ce qui se fait rare depuis quelques temps. Bref, une belle réussite pour une vision globale de la deuxième guerre mondiale en Europe. Un « must have ».
  • La Crimée et la seconde guerre mondiale: russifiée ou crucifiée ? Eclairage utile sur l’actualité géopolitique en revenant sur l’histoire de la Crimée particulièrement sous l’angle de la seconde guerre mondiale. Intéressant. Par Vincent Bernard.
  • La bataille aérienne du Kouban, les aigles de la Luftwaffe face aux faucons des VVS. Un article signé Stéphane Mantoux sur la dimension aérienne de la guerre à cette extrémité du Caucase. Une approche rarement couverte dans les magazines. L’angle d’attaque porte avant tout sur la Luftwaffe allemande mais le point de vue soviétique n’est pas oublié non plus.  Bien complet avec une bibliographie anglo-saxonne.
  • Dans la chronique « Ecrire l’histoire », Benoît Rondeau revient sur  la signification du 6 juin pour les différents belligérants. C’est synthétique mais intéressant: Français, Britanniques, Canadiens, Américains, Soviétiques et Allemands.
  • La fiche bibliographique de ce numéro est conacrée au général Bagramian. C’est synthétique également mais les généraux soviétiques restent finalement trop peu connus. Utile ! Par Stéphane Mantoux.
  • Les chars de Neptune, les formations blindées américaines dans le Jour J. C’est l’autre « morceau de bravoure » de ce numéro 54, il est également signé par Vincent Bernard. Après un rappel de bon aloi des appproches différentes entre les Alliés anglo-saxons ainsi que l’approche différente sur le théâtre des opérations du Pacifique, l’auteur détaille les moyens mis en oeuvre, la tactique de mise à l’eau et au sol et les résultats obtenus par l’arme blindée sur Utah Beach et sur Omaha Beach.
  • La libération de la Corse: enjeux politiques et militaires. Auteur régulier du magazine, Franck Segretain nous propose un article mettant particulièrement en perspective les approches différenciées des Gaullistes, du général Giraud ainsi que des communistes en Corse tout cela dans le cadre de la libération de l’île tant par une force d’invasion française que par les maquis corses. Un bon article complet.
  • Cinéma: 49e parallèle. Stéphane Mantoux a toujours un art consommé pour associer histoire et cinématographie. Ici, sur un film britannique qui m’était totalement inconnu !
  • la rubrique « Recensions » est animée par Benoît Rondeau et Stéphane Mantoux.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce numéro 54 très intéressant et je vous le recommande vraiment !

2e guerre mondiale n° 54 de juin & juillet 2014.

Le site du magazine.

Sa page Facebook.

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Vae Victis n°117. Wargame.

Soleil radieux, ciel dégagé. Et un nouveau Vae Victis arrive au pas lent  de l’hélice d’un biplan glorieux de la 1ère guerre mondiale !

Au sommaire:

  • l’édito: sans commentaire.
  • Les nouveautés hexagones: où l’on voit apparaître deux ouvrages qu’ont particulièrement appréciés nos rédacteurs pigistes. Six pages bien remplies par Frédéric Bey, Luc Olivier, Hervé Borg et Stéphane Martin.
  • War of the Suns, combats pour l’Empire du Milieu. Un wargame concçu par un Chinois de Hong Kong dès 1984 et qui est réédité par MMP. Luc Olivier nous restitue un jeu pas simple, parfois confus. Il faut être sacrément intéressé par le sujet pour aller plus loin. Effort louable !
  • Vauchamps 1814. Bien débuter (à) la Bataille ! Un article doublement intéressant. Il est d’abord signé par Guillaume Bouilleux, le « Monsieur Guillaume » des intéressantes vidéos que Tric Trac consacre au wargame. Bienvenue à lui ici ! Ensuite, il est consacré à un « module d’introduction » au système « La bataille » connue des amateurs du 1er Empire et paru dans l’Annual 2013 du magazine américain Against the Odds. Visiblement le format a été apprécié mais les règles semblent datées.
  • Heroes of Normandie. Un jeu de plateau/wargame (warteau ?). Pas vraiment ma tasse de thé. Ça a l’air esthétique. Chez Devil Pigs Games. Avec une interview des auteurs et un scénario. Par Laurent Duclos. Un petit nouveau ? ;-)
  • Le retour de l’Empereur. Les quatre dernières batailles… (Pratzen Editions). On connaît la passion de Didier Rouy pour le 1er Empire et ses propositions de wargames depuis plus de deux décennies. Le retour de l’Empereur est, comme il se doit, consacré à la campagne de Belgique en 1815. Vincent Gérard nous propose une analyse du jeu centré sur les moultes variantes des scénarios proposés par Didier Rouy. Ce qui rend l’article particulièrement utile !
  • Unternehmen Seelöwe, le rêve impossible du Führer. Extension de la série Combat Commander  chez GMT Games consacrée à l’hypothètique débarquement en Angleterre en 1940. Il semble que l’intérêt historique ne soit pas au rendea-vous. Par Pascal Toupy.
  • Opération Commando, Pegasus Bridge. Patrick Receveur quitte momentanément ses jupetets antiques ;-) pour nous livrer un article sur une production française d’Ajax Games (animée par Guillaume Bouilleux – il est partout !). Un jeu à cartes pas dans mon scope wargamistique cependant. Ici aussi, ça a l’air joli et ça a été plutôt bien apprécié par Patrick Receveur !
  • These brave fellows. L’occasion manquée de Koutousov et d’AtO. Un article intelligent sur ce wargame paru dans le magazine Against the Odds. Intelligent car au delà de nous présenter la situation simulée, le système et l’intérêt ludique de ce wargame, Denis Sauvage nous livre les turpitudes qu’a connues le jeu sur les forums expliquant selon lui en grande partie son échec commercial présumé. La comparaison avec une version Jours de Gloire parue en 2005 est également bien maîtrisée. Bref, un article carré comme je les aime ! Merci !
  • Blue Max, redécouverte d’un classique. Je ne suis pas très fan des wargames aériens mais faut reconnaître que c’est bien beau par rapport aux versions antérieures que j’ai connues ! Par Patrick Ruestchmann.
  • Blood & Roses. Qu’apprend-on d’une guerre fraticide ? Là aussi, un article intéressant de Frédéric Bey sur un système de jeu qui en est à son troisième opus: Men of Iron de GMT Games. Au delà du système et des batailles simulées, Frédéric Bey met en valeur la maturité du système et son inrérêt dans la simulation de batailles où les forces des deux belligérants sont sacrément silimaires. Avec un entretien de Rchard Berg en sus ! Impeccable !
  • Valois contre Protestants. Une double lutte pour la survie. Il s’agit de l’article historique qui accompagne la sortie du nouveau wargame de la collection Vae Victis ce mois-ci: Avec Infini Regret. Laurent Closier nous relate le contexte historique et opérationnel des trois batailles simulées dans le jeu. Ça manque de liant entre les trois batailles (et pour cause: 1562,  1569 et 1587) mais c’est bien appuyé de cartes utiles. Bref, ça m’a donné envie de déployer le jeu, le but en quelque sorte, non ? ;-) Avec une bibliographie commentée.
  • Un nouvel espace de guerre, l’essor de l’aviation française durant la 1re GM. C’est l’article historique qui accompagne le jeu en encart de ce numéro 117 de Vae Victis. Il est signé Patrick Ruestchmann comme le jeu. Bien complet de la genèse de l’arme aérienne jusqu’à son « industrialisation ». Que d’efforts en quatre années ! Avec bibliographie.
  • L’évolution de la règle « Art de la guerre ».  Règle de figurines frnçaise qui tend à se développer, l’ « Art de la guerre » est présentée par Jean Levrero sous l’angle statistiques de la communauté, interviews de l’auteur et de joueurs (le terme « Grands Maîtres » m’a bien fait rigoler…) et caractéristiques principales qui expliqueraient son succès.
  • La bataille de Paris, 30 mars 1814. Un scénario pour figurines par Franck Fiat. Je passe.
  • Opération Cobra, sortir de l’enfer du bocage. Scénario figs pour la règle Omaha parue dans le Vae Victis 116. Par Pascal Toupy. Je passe.
  • Le temps des compagnies d’ordonnance (1373-1550). Toujours beaucoup de sérieux dans les articles historiques de Stéphane Thion.  C’est dense et très pointu. J’ai un peu survolé, désolé. De belles figurines pour illustrer.
  • La bibliothèque stratégique: dense, dense sur trois pages toujours par le trio Bey-Imbach et Naud.
  • Nouveautés règles: je passe.
  • Le reste, je passe…

Le numéro est livré avec un jeu consacré par Patrick Ruestchmann sur la guerre aérienne 14-18: « Le temps des As« . La carte et les pions sont de bien belle facture ! Bien joué, le bistre par Patrick da Silva. A déployer à l’occasion !

Pour résumer, un numéro de qualité constante chez Vae Victis. Toujorus pas de surprise mais du sérieux régulier !

Vae Victis, numéro 117 de juillet & août 2014. En vente dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

Retrouvez « la comlunauté qui s’est créée sur Facebook » (la génération spontanée, hein !). :-D

 

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Batailles & blindés n°61. Magazine.

Batailles & blindés #61

Au sommaire:

  • Le blindorama est consacré à la Bolivie de 1932 à 1945. Bien exotique ! Par Yann Mahé.
  • Le détachement « Epidote ». Incursion dans les opérations extérieures actuelles de l’armée française. Instruction et mentoring des unités blindés afghanes par la cavalerie française. Par le capitaine Dorbaire du 1er régiment de chasseurs.
  • La garde meurt… La panzer-division « Müncheberg », dernier carré d’Hitler. Intéressant de voir l’émergence et les combats d’une unité constituée de bric et de broc les derniers mois de la guerre. Par Yann Mahé.
  • « Au milieu de notre jardin », la motorisation de l’US Army (1906-1945): il s’agit d’un excellent dossier de fond de Nicolas Aubin, auteur de « Les routes de la Liberté » que je lirai très prochainement. L’article part des débuts de la motoriation américaine avec les errements initiaux, les effets de la « Grande Dépression » et l’impréparation avant guerre. La montée en puissance est impressionnante, l’auteur pointant cependant le manque dramatique de gros porteurs. Un article parfait: densité, tableaux, encarts, illustrations ! Un vrai plaisir !
  • Jagdtiger Abteilung 512: vivre sans vaincre ! Comme pour la division évoquée ci-dessus, les pérégrinations d’une unité de « chasseurs de char » sur la toute fin de la seconde guerre mondiale.  Et c’est du lourd ! Très tactique. Par Pierre Petit.
  • La « patte » de Leclerc. Il s’agit d’un article du colonel Pesqueur consacré à la maoeuvre de la 2ème DB sur Baccarat en octobre 1944. Un article cohérent: présentation de la 2ème DB, préparation, réalisation de l’opération et enseignements à tirer. Bref, une analyse toute militaire d’une manoeuvre pleine d’allant ! Avec témoignages. On regrettera de ne pas avoir d’infos sur l’ « autre côté de la colline » ! (pas de sources allemandes).
  • « Geki », mort d’une division blindée nippone. 2ème partie: l’agonie. C’est la suite de l’article présenté par Luc Vangansbeke dans le numéro précédent de « Batailles & blindés ». Engagements tactiques par détachements. Sujet peu (jamais ?) traité jusqu »ici.

Batailles & blindés n°61. Un magazine des éditions Caraktère. Numéro de juin et juillet 2014.

Le magazine sur Facebook.

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Assaut sur Malte ! 1942. Si l’Axe avait osé…

Malte est un point-clé de la victoire britannique en Méditerrannée durant la Seconde Guerre Mondiale. L’île, avec son port et ses bases aériennes, fut vitale particulièrement en ce qui concerne les approvisionements tant du Commonwealth que de l’Axe. Les plans d’invasion par l’Axe de ce porte-avion au milieu de la Méditerranée existaient tant du coté italien que du côté allemand. Mas ils ne furent jamais mis à exécution.

L’ouvrage présenté ici concerne donc une opération qui n’eut finalement pas lieu mais qui aurait pu changer le cours de la guerre tant dans les déserts libyen et égyptien qu’en Méditerranée.

Ceci dit, l’ouvrage est doublement marqué par l’esprit du magazine « Guerres & Histoire « :

  • tout d’abord, il est publié dans la collection « Mystères de guerre » sous-titrée « Enigmes – controverses – uchronies ». ce qui est logique vu le sujet. Pour rappel, cette collection, aux éditions Economica, est dirigée par Jean Lopez, rédacteur en chef du magazine « Guerres & Histoire »
  • ensuite, il est signé de la plume de Charles Turquin que j’ai découvert dans le magazine où il anime, à chaque numéro, la rubrique « D’estoc et de taille » avec une truculence jubilatoire.

C’est donc avec intérêt et un plaisir non dissimulé que je vais me jeter tout prochainement sur cet ouvrage !

Assaut sur Malte ! 1942. Si l’Axe avait osé… de Charles Turquin aux éditions Economica en juin 2014. 128 pages, 2 cartes dans le texte et une orientation bibliographique.

 

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Montgomery. Cédric Mas et Daniel Feldmann.

Et d’un ! Après la lecture des mémoires du maréchal Montgomery, il s’agissait de s’attaquer aux deux ouvrages que des auteurs français lui ont consacré tout récemment.

Mon choix s’est porté d’abord sur l’ouvrage de Cédric Mas et Daniel Feldmann, ces deux auteurs m’étant plus connus; je les retrouve  en effet régulièrement sur la blogosphère consacrée à l’histoire militaire. ;-) De plus, j’avais apprécié leur précédent travail consacré au maréchal Rommel, le vis-à-vis de Montgomery lors de la guerre du Désert.

Tout d’abord, parlons d’abord de ce que cet ouvrage n’est pas. Tout comme pour leur « Rommel », cet ouvrage n’est pas une vraie biographie; le format de la collection (moins de deux cent pages) ne permet pas le travail exhaustif qu’on peut attendre d’un biographe, rarement à moins de 400/500 pages. C’est sûr qu’après le format des mémoires du maréchal (près de 600 pages), on peut trouver ça léger !

Mais non ! Sincèrement l’essentiel y est, je trouve qu’on a bien là  de quoi comprendre la carrière de ce personnage hors-norme avec les points saillants suivants:

  • une analyse fine des opérations dans lesquelles Montgomery eut un impact décisif ou moteur: la guerre du Désert est la plus brillament  exposée d’ailleurs. C’est clair que les Mémoires du maréchal pèchaient de ce côté là.
  • une conceptualisation intelligente de sa méthode que les auteurs qualifie de « systémique ». Pour Montgomery, il s’agit de gagner une bataille, une campagne ou la guerre avec rigueur, du fort au fort, en usant l’adversaire par des frappes successives et variées à la manière, bien anglaise, d’épuiser les lignes adverses dans un match de rugby. Chez Montgomery, pas de fioriture, pas de coup de patte de génie, de la méthode, des moyens pour gagner tout en économisant ses propres moyens humains. D’où l’importance de la préparation et des délais. Il ne laisse rien au hasard… ou au génie des batailles ! ;-).
  • pour lui tout se résume en un « master plan » qui doit être exécuté à la lettre par des subordonnés qu’il a sélectionné et instruit de ses méthodes. Il leur délégue pleinement l’exécution avec parfois les risques induits d’ailleurs.
  • on retrouve bien dans l’ouvrage son appétence pour l’instruction et ses travers nombreux particulièrement ses critiques incessantes de ses pairs et de ses supérieurs,

Franchement, pour tout ça, ne ratez pas cet ouvrage, il vaut franchement le coup ! Mais c’est là aussi où j’en reste sur ma faim car ces points auraient mérité un traitement beaucoup plus profond comme je l’avais déjà signalé sur le « Rommel » sorti précédemment. En fait, le format réduit implique d’être moins démonstratif et plus tranché dans les assertions et les points de vue des auteurs sans motiver par le détail leurs analyses comme ont pu le faire Jean Lopez et Lasha Okthmezuri dans l’excellente biographie de Joukov (pour rappel, plus de 700 pages).

J’ai également été gêné par des commentaires assénés ici ou là, particulièrement en ce qui concerne la sexualité du maréchal ou sa fin de carrière à la tête de l’état-major impérial britannique ou à l’OTAN. Pour ce qui est de la sexualité, c’est sûrement par son biographe « officiel », Nigel Hamilton (2.800 pages quand même), que s’est construite cette « légende » et encore postérieurement , semble-t-il, à l’édition de la biographie qu’il a consacrée à Mongomery. Bref, homosexuel, homo-sexuel refoulé ou attiré par les jeunes hommes et les jeunes garçons ? Pas très argumenté tout ça. En cherchant un peu, j’ai trouvé un article de « the Telegraph » sur le sujet. Lien. Si le sujet avait sa place dans une biographie, ça tombe ici à côté, selon moi. Concernant ses missions post-conflit mondial, j’ai ressenti plus une critique sur les méthodes et l’efficacité du maréchal que sur le bien fondé de son travail, sur ses propositions ou sur ses prises de position. J’aurais aimé en connaître plus sur ses analyses et la critique de celles ci, Montgomery le fait d’ailleurs lui-même dans ses mémoires.  Sa méthode ne passe plus ? Normal, on n’est plus en guerre ! Et Montgomery est un homme de guerre en guerre. On peut d’ailleurs apprécier le parallèle avec le déclin de Winston Churchill, autre homme en guerre !

L’ouvrage se termine sur une bibliographie bien complète sur le sujet.

Au final, un ouvrage, intéressant, pénétrant sur l’art de la guerre de Montgomery. Mais trop court, trop synthétique et parfois abrupt pour en faire une biographie de référence (mais je ne lirai jamais les 2.800 pages, en anglais, d’Hamilton !).

Au final, un ouvrage vivement conseillé dans toute bonne bibliothèque consacré à l’histoire militaire !

Montgomery de Cédric Mas et Daniel Feldmann. Aux éditions Economica en mai 2014. Avec bibloographie et cartes utiles dans le texte.

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Ligne de front n°50. Magazine.

Ligne de Front #50 Caraktere

 

70ème anniversaire oblige, le dossier central est consacré à la question: « Overlord, le rendez-vous marqué de la Wehrmacht ». Ce dossier n’est pas signé et il s’intéresse succinctement aux points suivants:

  • un commandement divisé et désorganisé
  • des armées aveugles
  • un potentiel affaibli
  • la luftwaffe, un aigle déplumé
  • la kriegsmarine
  • les panzer-divisionen
  • l’artillerie de campagne allemande
  • le mur-passoire de l’Atlantique

On voit que les titres à la « Guerres & Histoire » font des émules. ;-)

Les autres sujets de ce numéro 50:

  • L’Angleterre et la guerre de l’anthrax. Un sujet rapidement couvert par Alexandre Thers mais qui fait froid dans le dos. On n’était quand même pas loin de l’utilisation de gaz de combat ou à défaut, on s’y était préparé…
  • Ferdinand Schörner, le dernier maréchal de la Heer. Une biographie bien complète par François de Lannoy de ce personnage peu connu: une carrière tardive mais un engagement total qui lui vaudra son titre et un commandement important sur le tard. Manque une bibliographie.
  • A deux doigts de la victoire: les sanglants combats pour la possession de l’usine « Barricade ». Les amateurs auront bien sûr reconnu la bataille de Stalingrad et plus précisément les attaques allemandes sur ce point fort de la défense soviétique du 14 au 18 octobre 1942. Hallucinant. Par Alexandre Thers.
  • Les anges à l’aube, la libération du camp de Los Banos. Un vrai scénario de cinéma en janvier 1945 aux Philippines pour aller au secours de prisonniers de guerre américains, soldats et civils. Par Luc Vangansbeke.
  • L’emploi de l’artillerie sur rail allemande (1939-1945). Guy François nous avait déjà livré un article très intéressant sur l’artillerie sur rail française. Il fait la même chose ici sur l’artillerie allemande de la fin de la première guerre mondiale à la fin de la seconde. Bien complet, avec des photos bien rares.
  • Seals, 70 ans d’excellence militaire. C’est Jean-Jacques Cécile qui nous propose de couvrir les particularités de ces forces spéciales d’élite de la Navy.
  • Avec une rubrique de recensions d’ouvrages.

Ligne de front n°50. Numéro de juillet & août 2914. Dans les kiosques et chez l’éditeur, les éditions Caraktère.

Retrouvez les éditions Caraktère sur Facebook.

 

 

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