Champs de bataille – Seconde guerre mondiale – Thématique – n° 18.

Il semblerait que les numéros simples de Champs de bataille – Seconde guerre mondiale soient arrêtés. Par contre, les numéros Thématiques périodiques semblent être maintenus par l’éditeur.

Ce numéro 18 était attendu car il vient compléter les deux numéros précédents tous deux également consacrés à la bataille de Koursk en 1943 et auxquels j’avais consacrés des articles ici et .

Les auteurs en sont Nicolas Pontic et Jean-Philippe Liardet.

L’essentiel de ce numéro est consacré à la partie nord de l’offensive allemande menée par le Maréchal Model: points forts, points faibles du dispositif, profondeur du dispositif soviétique, opérations successives sont bien détaillés, jour après jour.

Ce troisième numéro est complété par:

  • un article sur l’opération Koutousov sur le saillant d’Orel,
  • un article thématique sur la bataille pour la suprématie aérienne au dessus de Koursk
  • un article sur la contre-attaque soviétique Rumiantsev
  • enfin par un présentation de l’unité lourde 654. Schwere-Panzer-Abteilung équipée d’Elefant. Du très lourd ! ;-)

Disponible dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

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Champs de bataille Thématique n°31.

Je suis à Casablanca mais je pense quand même aux lecteurs de Bir-Hacheim, le rombier !

Un numéro thématique qui balaie 2.000 ans de l’histoire « française » de la Gaule à Dien Bien Phu.

Une approche différente des numéros thématiques habituels, la règle étant plutôt de consacrer les thématiques à un dossier de fond unique.

Ici, le fil rouge est constitué des grandes défaites françaises à travers l’histoire. On se retrouve finalement avec une succession d’articles courts sans suite logique si ce n’est l’ordre chronologique.

Vous l’aurez compris, cela m’a un peu laissé sur ma faim, connaissant l’ensemble des sujets abordés par ailleurs.

Chaque sujet est, comme à l’accoutumée, bien soutenu par une iconographie abondante, en partie couleurs et par une cartographie de deux à trois cartes par sujet abordé.

Chaque défaite est analysée dans un même schéma d’analyse:

  • contexte géostratégique
  • les plans des deux camps
  • déroulement de la bataille
  • analyse à-postériori

Au menu:

  • Alésia, 52 avant JC par Jean-Philippe Liardet – mais les gaulois étaient-ils « français » ? ;-)
  • Hattin, 1187 par Brice Charton – une défaite franque plus que française d’ailleurs !
  • Crécy 1346 – un vrai désastre – une grosse bévue…
  • Pavie 1525 – ah ces guerres d’Italie si chères aux Valois ! François 1er fut finalement le prisonnier de Charles Quint…
  • Bleinheim 1704: la fin des ambitions de Louis XIV face au duc de Marlborough !
  • Québec 1759 par Brice Charton. Les rapports de force démographiques nous étaient extrêmement défavorables mais les bourdes de Montcalm mirent fin à notre « empire d’amérique »…
  • La campagne de Russie 1812. Ce ne fut pas encore la fin de l’Empire triomphant mais bien le début de la fin.
  • Gravelotte Saint-Privat, 1870. Par Jean-Philippe Liardet. Défaite diplomatique, stratégique, organisationnelle et logistique. Les vétérans de l’armée impérale de Napoléon III manqueront clairement à la jeune République naissante…
  • La bataille de France en 1940. La France dépassée dans tous les compartiments du jeu, n’en déplaisent aux auteurs comme Dominique Lormier ! ;-)
  • Dien Bien Phu, 1954. La bataille rangée voulue par Giap comme par le commandement français. Le problème était que le Vietminh avait su monter un vrai corps de bataille capable de mettre à genoux la fine fleur du CEFEO. L’artillerie de campagne et la DCA vietminh se révèrent redoutables…

Champs de bataille Thématique n°31. En vente chez l’éditeur.

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Disparition de Fred Funcken.

Pour les amateurs de BD, un nom connu de la BD belge vient de disparaître.

Mais c’est oublier que Fred Funcken fut, avec son épouse Liliane, l’auteur d’une série de 17 volumes consacrés à l’histoire militaire et aux uniformes de l’antiquité à aujourd’hui.

Pour être clair, il m’accompagne de ses textes précis et de ses superbes dessins depuis ma huitième année.

C’est à ce titre que j’exprime une pensée attristée en ce jour.

In memoriam.

Vous retrouverez ici l’ensemble des posts consacrés à cet auteur sur Bir-Hacheim.

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It never snows. Opération Market Garden. Wargame.

La série SCS (Standard Combat Series) est très prolifique en ce moment. J’ai commenté récemment Heights of Courage consacré à la guerre d’Octobre 1973.

Avec « It never snows », on rejoint les polders et les fleuves hollandais en septembre 1944.

Bernard Montgomery souhaitait finir la guerre par un franchissement du Rhin en Hollande de manière à pénétrer directement dans le coeur industriel de l’Allemagne nazie. L’idée était de passer un canal et trois fleuves majeurs (Meuse, Waal et Rhin inférieur) en faisant progresser un corps blindé britannique (Garden) sur un axe ouvert et protégé par trois divisions aéroportées (les 82nd et 101st US et la 1st britannique pour Market). Au final, l’opération Market Garden fut un échec stratégique, le dernier fleuve ne pouvant être franchi à Arnhem… un pont trop loin pour rappeler l’ouvrage à succès de Cornelius Ryan et le film non moins célèbre de Richard Attenborough du même nom.

Avec It never snows, l’éditeur MMP nous propose le plus grand format jamais paru dans la série SCS; à savoir: 5 cartes de format standard, 880 pions, le tout à une échelle d’une demi-journée par tour, 600 mètres par hexagone et un pion par compagnie.

Ce qui est intéressant dans INS, c’est le fait de mixer trois opérations aéroportées avec une chevauchée de blindés à travers un paysage difficile de polders et de coupures humides à franchir et quelles coupures: la Meuse et deux bras du Rhin ! Rien que ça ! Il est clair que l’Allemand est sur une dynamique différente: sur la défensive, rameutant nombre d’unités de bric et de broc, seulement capables de ralentir la progression anglo-saxonne et d’essayer quelques contre-attaques essentiellement localisées au nord du champs de bataille d’ailleurs.

J’ai profité du grand pont (ça tombait bien ;-) ) du mois de mai pour me lancer dans une opération Market-Garden solo sur le grand scénario (le 5.1) avec le placement libre des aéroportés. En fait, je continue  penser que simuler Market Garden, ça doit se faire avec la surprise initiale concernant les posés du premier tour. En fait, je n’ai guère été retors en la matière. Je suis resté assez proche du placement historique: plus ramassé pour la 1AD britannique autour d’Osterbeek et plus diffus pour les deux divisions américaines de manière à cloisonner au maximum le terrain et protéger l’accès aux canaux et fleuves.

Il y a une règle délicate qui peut sacrément influencer les parties: les ponts déterminants sont minés et ils ont en général une chance sur 3 ou une chance sur deux de sauter. Or il y a cinq coupures majeures à franchir pour gagner et les moyens en pontons et ferry sont limités. Sacrée quadrature du cercle et quelle organisation nécessaire pour border un fleuve, le franchir, repartir en exploitation avec les paras pour protéger les points clés … et les allemands pour les bloquer. Bref passionnant pour un joueur agressif allié et un joueur défensif allemand ! Bon, ok dans une partie solo, j’ai joué les deux rôles que j’aime tout autant ! ;-)

INS se caractérise également par le besoin d’une très bonne coordination en termes de trafic routier, accès aux coupures et opérations de franchissement. Il y a vraiment un rythme à maîtriser dans ce jeu !

De fait, pour ceux qui ne souhaitent pas déployer les cinq cartes ni prendre le temps de jouer la campagne en 17 tours, il est possible de rejouer des situations partielles sur 6 des 8 scénarios proposés.

Pour ma part, je me suis arrêté au GT8 avec les britanniques de la 1st AD retranchés sur Osterbeek dans l’attente du XXXème corps qui a quasiment pris Nimègue et qui s’est assuré de la rive droite du Waal. Il reste alors 9 tours pour aborder le Rhin supérieur avec les forces du XXXème corps. Les deux divisions parachutistes américaines soutenues de quelques bataillons motorisés britanniques servent quant à elles à empêcher toute velléité allemande de couper la ligne approvisionnement qui s’étale sur les trois cartes. Deux petits conseils: bien utiliser les trois phases de mouvement des mécanisés (road march, mouvement phase et exploitation phase) et ne pas craindre le manque de ravitaillement pour des unités envoyées au loin pour boucler des nœuds routiers ou des points de passage fluviaux importants.

Franchement, à cette échelle, ce wargame est très jouable, dynamique et bien efficace. Un plaisir pour une simulation que je place facilement au côté du légendaire Fallschirmjaeger dans la même série.

Dans les bonnes boutiques, sur le site de l’éditeur MMP ou dans les bonnes affaires de BoardGameGeek !

 

 

 

 

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Les entrées de la semaine.

  • La stratégie de l’audace. Quatorze cas concrets couverts par le général Gilbert Forray. Les cas sont traités au moyen d’une grille d’analyse identique de la Norvège 40 jusqu’à la guerre des Malouines. Chez Economica 2013.

  • La part d’ombre des maréchaux de Napoléon. Je ne connais pas l’auteur, Jean-Claude Gillet mais j’apprécie les éditions Bernard Giovanangeli ! Un regard porté sur l’autre versant de la gloire et de l’épopée ! Lecture sous peu ! ;-)

  • Le patron de Dallaire parle de Jacques-Roger Booh Booh. Le général canadien Roméo Dallaire commandait les forces de l’ONU au Rwanda en 1994 quand l’attentat mortel contre les présidents rwandais et burundais survint. Ce fut au temps de l’invasion du FPR et le début du génocide rwandais. On ne peut pas dire que les troupes onusiennes furent brillantes sur ce coup là… Témoignage à charge. Aux éditions Duboiris en 2005.

 

 

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Les guerres d’Afrique. Des origines à nos jours. Bernard Lugan.

Bernard Lugan est particulièrement prolifique en ce moment. Il nous annonce la sortie d’un ouvrage important consacré aux guerres en Afrique.

L’ouvrage comporte 408 pages et 72 cartes et planches que j’imagine bien précises comme à l’accoutumée avec cet auteur.

Le thème embrasse toute l’histoire africaine qui est la spécialité de Bernard Lugan:

  • la période de l’Antiquité jusqu’à la conquête coloniale
  • la conquête coloniale
  • les guerres durant la période coloniale
  • les conflits de la décolonisation et les guerres contemporaines.

Jusqu’à ce jour, aucun ouvrage n’avait abordé le sujet sur une période aussi vaste et de manière aussi complète en langue française.

Pour un sommaire détaillé, voir le blog de Bernard Lugan.

Aux Editions du Rocher en juin 2013 ou auprès de l’auteur sur son blog « L’Afrique réelle« .

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Leipzig, 16-19 octobre 1813. Walter Bruyère-Ostells.

Il n’y a pas beaucoup d’ouvrages en langue française dédiés à la bataille des Nations qui amena la Grande Armée à se replier vers la France pour le chant du cygne de l’aventure impériale. En dehors de celui présenté ici, je ne connais que celui de Jean Thiry édité chez Berger-Levrault en 1972. C’est dire que cet ouvrage présente un intérêt car la campagne de 1813 est loin d’être bien couverte.

L’ouvrage est édité par les éditions Tallandier dans l’intéressante collection « L’histoire en batailles »; l’auteur est, quant à lui, Walter Bruyère-Ostells, universitaire,  qui signe ici son cinquième ouvrage. J’avais lu et apprécié récemment son « Histoire des mercenaires« . Bref, un universitaire intéressé pas la « res militaris », ce n’est pas si fréquent finalement ! ;-)

Pour revenir à l’ouvrage, nous avons une bonne relation du contexte et des différentes phases de la bataille qui s’est quand même déroulée sur quatre jours. L’auteur profite d’ailleurs des temps morts pour nous faire découvrir l’organisation des armées, la guerre napoléonienne et les discussions diplomatiques toujours en cours. On est surpris du manque de préparation et de décision de l’Empereur et de ses généraux dans un moment si décisif pour la survie du Grand Empire.

L’ouvrage s’appuie sur des témoignages réguliers tant du côté de la Grande Armée que des Alliés. A noter aussi les notes abondantes et de qualité.

Mon regret principal repose sur la difficulté à situer les combats avec les quatre cartes fournies et dont selon deux concernent la bataille. Vue l’ampleur du champ de bataille, elles sont malheureusement incomplètes et j’ai de ce fait eu recours à d’autres ouvrages pour mieux suivre le texte de Walter Bruyère-Ostells.

Bref, au final un ouvrage utile dans une bibliothèque napoléonienne. En cette année du bicentenaire de la campagne de 1813, pourra-t-on espérer d’autres ouvrages sur un sujet trop peu couvert ?

Aux éditions Tallandier en 2013. Avec bibliographie indicative et index.

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Vae Victis n°110. Wargame.

Un contenu intéressant pour ce numéro 110 de mai-juin 2013 !

Le sommaire:

  • un édito plus utile que d’habitude avec un peu de visu sur le prochain numéro ! ;-) Par contre, le sommaire bégaie un peu, vous avez vu ? :-D
  • Nouveautés hexagones sur 5 pages, même Nicolas Stratigos s’y met et avec enthousiasme ! ;-)
  • Somme 1918: une belle analyse de ce wargame publié par Nuts Publishing. Du solide comme toujours avec Luc Olivier avec une interview des deux designers. Bon, ok, va falloir que je m’y mette à celui-là; allez, ce sera pour cet été !
  • Dragon Rage, le retour du Grand Dragon. Pas très wargame à mon sens, celui là. Je zappe. Désolé. Un article de Pascal Toupy.
  • The finnish trilogy: Grégory Anton attire notre attention de grognard sur un projet de simulation de la confrontation russo-finlandaise en trois boîtes de 1939 à 1945. Une folie furieuse réservée à des grognards, hein ! Allez voir sur http://www.mikugames.com, ça vaut le coup !
  • Celles, retour dans les Ardennes. François-Xavier Euzet se penche, avec intelligence (si, si…) sur ce mini-jeu publié par une maison d’édition que je ne connais pas encore, Revolution Games. Le système de jeu, avec ses forces et ses faiblesses, est très bien décortiqué. Fix, you’re the best, really ! ;-)
  • Angola, guerre froide en Afrique. Des zones et des cartes. Pas vraiment ma tasse de thé alors que les conflits de la Guerre Froide me passionnent. Luc Olivier nous trace une analyse bien compréhensible de cette simulation malheureusement pas très historique selon lui. Rédhibitoire chez moi. L’article est soutenu par un panorama des conflits mineurs de la Guerre Froide couverts par les éditeurs de 1976 à aujourd’hui. Excellent, à renouveler ! Bravo !
  • Bomber Command, noire est la nuit… Patrick Ruestchmann nous livre une analyse de ce jeu aérien consacré au bombardement stratégique allié en Europe de l’ouest durant la seconde guerre mondiale. C’est toujours difficile de rendre compte de ce genre de jeu plutôt abstrait par nature.  Franchement, l’article est bien fait.
  • Clash of wills, avril sanglant à Shiloh. J’accroche assez moyennement à la guerre de Sécession et les composants ne me plaisent guère. Cependant Pascal Toupy nous relate bien le fonctionnement et les faits saillants de cette simulation.
  • Bloody April, guerre aérienne au dessus d’Arras. Un gros travail d’Arnauld della Siega sur cette simulation des opérations aériennes en Artois durant la 1ère guerre mondiale. Il nous fait particulièrement part de ses doutes sur l’intérêt du thème ou les effets simulés. Alors, un wargame réservé aux aficionados de l’aérien et/ou de la grande Guerre ? ;-)
  • La bataille de l’Ecluse, sept scénarios pour explorer l’histoire. Un bon boulot de Frédéric Bey sur une démarche volontairement historique de l’auteur de ce jeu publié dans un numéro récent de la revue Against the Odds. Explorer les différentes pistes possibles de l’histoire, une démarche que suit régulièrement l’auteur de « Jours de Gloire » et de  « Au fil de l’épée ». ;-)
  • Concepteurs & développeurs. Etape 5: la petite société qui peut y arriver. Un article consacré à Victory Point Games. Franchement cette série d’articles de Patrick Ruestchmann me passionne depuis de nombreux mois maintenant. Faire découvrir « l’industrie » de notre hobby au travers des portraits et des interviews de ceux qui le font vivre. C’est instructif et passionnant de bout en bout. Un travail vraiment remarquable et apprécié ! Encore !
  • La bataille de Stalingrad, la Wehrmacht au hachoir. Un gros article historique d’Hervé Borg (mais où est donc Philippe Naud ?). Sincèrement, je zappe régulièrement les articles historiques de Vae Victis. A noter de belles cartes et une table des renforts. Mais 12 pages quand même…
  • Les scénarios pour Memory 44 et pour ASL (et bien voilà du Philippe Naud ! ;-) )
  • Lescun 1793, un combat héroique des volontaires de l’An II. Restitution d’un combat de 1792 entre les troupes de la jeune République Française et les troupes du Royaume d’Espagne ans les Pyrénées. Peu connu et bien illustré de photos de figurines avec deux cartes de situation. Par Jean Levréro.
  • Lauffeld 1747, une victoire décisive du maréchal de Saxe. Reconstitution avec figurines de cette bataille avec la règle Ultima Ratio Regum. Un article de Jean-Luc Chauvet & Jean-Philippe Mussani. Abondamment illustré de cartes et photographies de figurines.
  • Stratégikon, l’infanterie moyenne à ADG – 2e partie. Un article bien dense de 6 pages de Stéphane Thion. Pour figurinistes zélés !
  • La bibliothèque stratégique. Il manque vraiment les perles que nous dénichait Laurent Henninger. ça devient plus ran plan plan surtout comparé à la rubrique de Guerres & Histoire… Par Frédéric Bey, Jean-Philippe Imbach et Philippe Naud.
  • Questembert 890, un scénario pour les Rois Francs. Tout est dit là, non ? Par Florent Coupeau.
  • Nouveautés règles. Pour les figurinistes. Jean-Philippe Imbach. Je zappe.
  • En route pour le Rhin, les derniers suppléments Flames of War. Jean-Philippe Imbach. Je zappe.
  • Idem pour les autres articles d’une page consacrés à la figurine: parade des figs, figurines plastiques, revue des revues..

Bon au final un bon opus de Vae Victis. Je n’avais pas vu cette qualité là depuis longtemps, soit dit en passant….

Le jeu en encart: en dehors du format traditionnel (mini game), il s’agit d’un jeu d’initiation ayant pour décor les zones industrielles de Stalingrad en 1942. C’est du Laurent Closier (ça c’est bien) mais sur une échelle et un système très basiques. Bref, pour les amateurs de petits jeux d’initiation. Pas pour les grognards !

Vae Victis n°110, numéro de mai & juin 2013. En vente dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

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Heights of Courage. Wargame.

Le plateau du Golan, octobre 1973.

En ce jour du « Grand Pardon » 1973, deux armées arabes attaquèrent l’état d’Israël: au sud, l’armée égyptienne dans le Sinaï au travers du canal de Suez et au nord, l’armée syrienne sur le plateau du Golan. Il va s’agir pour Tsahal, dans un premier temps, de contenir les poussées syriennes pour permettre aux réserves de venir entreprendre une contre-attaque décisive, le front égyptien étant prioritaire.

Height of Courage nous propose de simuler les combats intenses qui se déroulèrent du 6 au 28 octobre 1973 au nord de l’état hébreu.

Il s’agit d’un wargame basé sur la série SCS (Standard Combat Series) qui vise à simuler, pas moins, les combats de la première guerre mondiale … jusqu’en octobre 1973 avec des échelles temps/taille d’unités souvent bien différentes. Je suis souvent surpris par la capacité des auteurs à adapter un système simple à des situations vraiment divergentes et ce avec bonheur bien souvent.

Dans le cas qui nous intéresse ici, il s’agit de combats blindés/mécanisés opposant, pour l’essentiel, des bataillons arbaes à des task forces israéliennes (demi- bataillon à compagnie) sur un terrain à représentant 1,6 kilomètre par hexagone dans une échelle de temps allant d’une demi-journée (début) à deux jours (les derniers tours). La table de combat est particulièrement meurtrière amenant des pertes chez les deux belligérants dans la plupart des cas. A noter un terrain particulièrement difficile: escarpements, ravins, wadis, champs de lave, montagne qui encage bien le champs de bataille sur le plateau lui-même.

Le jeu se distingue particulièrement sur deux points:

  • A peu près à mi-jeu, les belligérants peuvent choisir de changer le tempo de leurs opérations: « low tempo », plus de phase de combat et d’exploitation mais des remplacements accrus, « fast tempo » l’inverse. Cela permet, principalement au Syrien, de se réorganiser et de renforcer son réduit devant Damas
  • Les conditions de victoire sont très bien construites. Le Syrien doit occuper un maximum de points territoriaux en début de jeu tant que l’Israélien est sur la défensive. Si ce dernier défend trop haut, il risque d’ailleurs de libérer trop de points territoriaux le handicapant grandement dans la deuxième phase du jeu. Une fois son maximum de points atteint, le Syrien est avisé de se retirer au plus tôt pour freiner au maximum la contre-attaque israélienne qui est redoutable. A l’Israélien à ce moment de maximiser ses propres points de victoire territoriaux de manière à en obtenir plus que le maximum syrien… avant que le cessez le feu imposé par les Grandes Puissances ne se produise… Soit une offensive agressive doublée d’un contre-la-montre tendu. Franchement ces conditions de victoire tournent très bien. Dans mon scénario solo, les israéliens ont atteint la victoire au 12ème tour quand le cessez-le-feu s’est produit au 14ème tour, ce fut donc finalement serré malgré les pertes arabes apocalyptiques et l’usure réelle des unités israéliennes… Du grand art, je trouve.

Donc au final, un jeu très dynamique pour les deux adversaires, ce qui n’est pas si courant et un très bon opus pour cette série.

Maintenant, je file sur It never snows (Hollande 1944) toujours dans la SCS ! ;-)

Heights of Courage, un wargame signé Steve Newhouse chez MMP en 2013.

Chez l’éditeur.

Sur Boardgamegeek.

 

Autre jeu.

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Von Manstein, le stratège du IIIe Reich. Pierre Servent.

Oups, j’ignorais la sortie de cet ouvrage découvert fortuitement dans mes pérégrinations au Furet du Nord !

Trois motifs d’intérêt pour cet ouvrage là:

  • jusqu’ici, il y avait peu de biographie en français sur ce maréchal allemand, personnage essentiel de la 2ème guerre mondiale. La seule autre étant celle de Benoît Lemay chez Perrin en 2006. Je l’avais démarré mais toujours pas achevée…
  • il est publié dans la collection « Les maîtres de guerre » éditée par Perrin sous la direction conjointe de Fr. Kersaudy et Y. Kadari. Collection destinée à un large public, les ouvrages se distinguent par une iconographie très abondante. J’ai commenté par ailleurs les « Patton » et « Hitler » sortis ces années passées.
  • Enfin, ce « Von Manstein » est signé par Pierre Servent dont j’avais particulièrement apprécié « Les guerres modernes racontées aux civils… et aux militaires.« 

Bref, trois bonnes raisons de se procurer cet ouvrage édité par les éditions Perrin en mai 2013 !


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