La revanche de la géographie. Robert D. Kaplan. Entrée.

Je suis tombé sur cet ouvrage un peu par hasard. Ce qui n’est pas normal vu l’intérêt que je porte à la géopolitique. Or, depuis Yves Lacoste, on sait l’importance que joue la géographie dans cette discipline !

L’auteur, Robert D. Kaplan, n’est pas un inconnu; mais je n’ai, pour l’instant, lu aucun autre de ses ouvrages.

Il est clair que le sous-titre semble bien alléchant: « Ce que les cartes nous disent des conflits à venir. »

De même que l’avis d’Henry Kissinger à son sujet: « Un livre prodigieux« .

Au delà du sujet en lui-même, il s’agira aussi pour moi de comparer cette pensée tout américaine avec celle d’Yves Lacoste, animateur d’une géopolitique « à la française« .

L’ouvrage se présente sous la forme d’un gros pavé de plus de 500 pages divisé en trois parties de taille inégale:

  • Les visionnaires: de l’idéalisme au réalisme, la revanche de la géographie, les leçons de l’Antiquité, l’Eurasie au coeur de toutes les luttes, la géopolitique au service des nazis, la naissance de la puissance américaine, la mer – nerf de la guerre, la crise d’encombrement.
  • La carte du XXIe siècle: de l’empire carolingien à l’Union européenne, le complexe russe, le rêve chinois, l’Inde entre deux mondes, le réveil de l’Iran, la question d’Orient à l’heure de la mondialisation.
  • L’Amérique face à son destin: Braudel, le Mexique et la vision stratégique.

A cette heure, je ne peux pas vous dire grand chose de plus mais le sommaire semble bien alléchant !

Avec quelques cartes dans le texte.

La revanche de la géographie. Robert D. Kaplan. Aux éditions du Toucan en avril 2014.

 

 

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2e guerre mondiale. Thématique n°35. Magazine.

Le problème des magazines, c’est généralement que les grandes questions d’histoire militaire ne peuvent être traitées raisonnablement dans un article de quelques pages.

Benoît Rondeau s’intéresse ici à une question majeure de la 2ème guerre mondiale et il a disposé de 80 pages pour la traiter dans ce numéro Thématique 35 de la revue 2e Guerre Mondiale.

Concernant l’auteur, il s’affirme de plus en plus comme l’un de nos spécialistes francophones de la période. Ses deux derniers ouvrages sont deux belles références:

Benoît Rondeau s’attaque donc ici à un sujet brûlant en ce 70e anniversaire de la bataille de Normandie: « Le III. Reich pouvait-il repousser les Alliés en Normandie ? »

Il va le faire en s’intéressant aux cinq point-clés qui sont pour lui:

  • Les 48 premières heures de l’invasion. On sait que Rommel voulait impérativement arrêter le débarquement sur les plages. Les divergences au sein du haut commandement allemand, les ruses du plan Fortitude, le placement des unités de réserve allemandes vont amener à des mouvements et à des contre-attaques trop timides pour empêcher la consolidation très rapide de la tête de pont.
  • L’impossible contre-attaque des panzers. Les divisions blindées et méchanisées allemandes représentaient le  « nec plus ultra » des unités militaires en 1944. Elles pouvaient faire basculer la bataille si elles étaient employées à bon escient. Au delà de leur placement initial et de leur engagement au compte-goutte, on notera l’incidence des plans alliés, les objectifs divergents (Caen et le Cotentin), l’impact de l’aviation alliée sur les déplacements et sur les approvisionnements allemands. Benoît Rondeau s’intéresse aussi à la structure même et à l’équipement de ces divisions.
  • Les renforts: trop peu, trop tard. La supériorité aérienne et navale alliée, le mulberry d’Arromanches et la prise rapide de Cherbourg vont permettre aux Alliés de déverser un flux continu de renforts et d’approvisionnements. Il n’en est pas de même du côté allemand: une mobilisation retardée des renforts, des difficultés de relève d’unités en ligne, une armée sous-motorisée et des chemins de fer détruits, des lignes de communication congestionnées et des unités de remplaçants faibles et insuffisantes.
  • Le haut commandement allemand et la bataille de Normandie. On pointe souvent du doigt les difficultés et divergences de vue du haut commandement allemand. Le poids des décisions et indécisions du Führer n’arrangèrent rien mais Benoit Rondeau  analyse aussi  le meilleur et le pire au niveau des chefs d’armée, de corps et de division.
  • L’artillerie, écueil majeur de la Wehrmacht en Normandie. Un matériel hétéroclite mais en nombre, des difficultés d’approvisionnement majeures, un adversaire très efficace en contre-batterie, attaques aériennes et artillerie navale.

Le texte est complété par une bibliographie commentée (ce qui n’est pas si courant), cinq cartes couleurs et par une iconographie abondante.

Au final, un numéro bien dense, bien mené et utile même quand on connaît déjà bien la bataille de Normandie.

2e Guerre Mondiale Thématique n°35, numéro de juillet-août-septembre 2014. Retrouvez le magazine sur Facebook.

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Champs de bataille thématique n°37. Indochine & Algérie.

Une belle iniative en cette rentrée !

Les éditions Conflits & Stratégie nous propose un texte d’un auteur américain sur l’armée française. Ce qui n’est déjà pas courant va encore plus loin quand il s’agit d’examiner « l’armée française, précurseur dans la guerre contre-révolutionnaire entre 1945 et 1962″.

Il est clair que les activités contre-insurrectionnelles américaines en Irak et en Afghanistan ont amené le Pentagone à s’intéresser aux conflits indochinois et algérien. On se souvient de leur intérêt pour les travaux de David Galula, passés longtemps inaperçus en France d’ailleurs.

Visiblement, l’auteur, Peter Drake Jackson, je cite, « est passé dans le civil après 21 ans de services dans l’armée américaine ». Il est également passé par l’Irak dans des fonctions de support, pas de combat.

Le texte présenté ici semble être la traduction d’une étude publiée en 2007 par le CESAT en France (voir la note 6 de l’article ci-joint – l’étude est qualifiée d’ « intéressante »).

Le texte est visiblement concentré sur l’adaptation de l’outil militaire aux guerres contre-insurrectionnelle et révolutionnaire. Il est divisé en quatre grandes parties:

  • organisation et développement jusqu’en 1946
  • l’évolution de l’organisation pendant la guerre d’Indochine
  • l’évolution de l’organisation pendant la guerre d’Algérie
  • conclusions et recommandations

Cette étude est évidemment soutenu par une iconographie abondante: photographies, cartes, profils, organigrammes mais aussi par des chronologies et une bibliographie bien dense.

Champs de bataille Thématique n°37 – bimestriel de septembre 2014. En vente dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

 

 

 

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La 1ère guerre mondiale – le triomphe des machines? Science & Vie Junior.

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Les lecteurs réguliers du blog Bir-Hacheim connaissent bien Jean Lopez, historien du front de l’est et rédacteur en chef du magazine Guerres & Histoire. Jean Lopez est aussi le rédacteur en chef, depuis de nombreuses années, de Science & Vie Junior.

Dans ce cadre, il sort un numéro spécial consacré à la première guerre mondiale dont le sommaire est le suivant:

  • la survie dans les tranchées
  • l’expansion au niveau mondial du conflit
  • le rôle de la science au profil de la guerre
  • l’enrôlement de millions de civils
  • les conséquences politiques, économiques et sociales

Allez, j’ouvre les paris que les colonnes du magazine seront ouvertes à des plumes de talent comme celles de:

  • Michel Goya, auteur d’un lumineux « La chair et l’acier »
  • Rémy Porte, auteur de nombreux ouvrages sur la première guerre mondiale
  • Jean-Claude Delhez, l’auteur le plus récent mais franchement pas le moins intéressant !

On parie ? ;-)

Suspense maintenu jusqu’à réception et lecture du magazine !

Bonne semaine !

Le rombier.

 

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Géopolitique du sionisme, stratégies d’Israël. Frédéric Encel.

Géopolitique du sionisme STratégies d'Israël Frédéric Encel

Comme on le sait, rien n’est simple au Proche Orient et une fois de plus la zone Israël – Palestine enflamme tant l’actualité que les esprits partisans. C’est toujours dans ces moments là qu’il est utile de se pencher sur des ouvrages de fond. « Géopolitique du sionisme – stratégies d’Israël » de Frédéric Encel en est un.

En ces temps de réthorique où l’on veut opposer bonne et mauvaise cause, fort et faible, où l’on vit dans l’immédiateté des images et des commentaires à chaud, l’utilisation d’un manuel géopolitique me semble toujours de bon aloi.

Car il s’agit d’aller au delà des thèmes récurrents du bien et du mal, de la morale, du « bon droit », il s’agit d’aller puiser dans la discipline géopolitique, discipline, non pas en charge de dire la morale ou le droit mais de peser les forces et les faiblesses des protagonistes, d’utiliser les disciplines telles que l’histoire, la géographie, la démographie, les sciences politiques et sociales pour mettre en perspective les faits saillants et les évolutions possibles.

En ce qui concerne l’auteur, Frédéric Encel, j’ai déjà commenté et apprécié plusieurs de ces ouvrages sur Bir-Hacheim. Il est important de signaler qu’il se rattache au courant dynamique de géopolitique initié, il y a des décennies maintenant, par le géographe Yves Lacoste pour lequel j’ai un grand respect. On notera d’ailleurs que l’ouvrage présenté ici est édité dans une collection « Perspectives géopolitiques » dirigée précisément par Yves Lacoste.

L’ouvrage, édité en 2006 et de plus de 300 pages, se divise en quatre grandes parties:

  • Le sionisme, un nationalisme atypique: en fait, on connaît bien peu le sionisme. Frédéric Encel revient sur ses origines à la fin du XIXe siècle, sa construction, son évolution lente et non linéaire, ses caractèristiques, ses adversaires juifs et non juifs, son impact dans la construction de l’état d’Israël
  • Penser la guerre: le mouvement sioniste, tout comme la jeune nation israélienne, n’étaient guère préparés à la guerre. Mais très vite, ils se retrouvent opposés à des adversaires puis à des ennemis résolus. La hantise de la guerre civile va également être l’une des composantes de l’état fondé. Deux bons chapitres sont consacrés à « Mener la guerre » et « Exprimer la guerre » dans lesquels on se rend compte de l’évolution guerrière rapide d’une nation si peu encline à la guerre.
  • Assumer la puissance ? Au travers des guerres sucessives, Israël va se découvrir puissance régionale incontournable. Les élites mais aussi la société israélienne toute entière vont s’adapter à cet état de fait jusqu’à la situation actuelle qui se résume dans le paradoxe suivant: « Être puissant mais se croire en sursis permanent ».
  • Penser l’espace. C’est bien dans ce chapitre qu’Encel se pose en disciple accompli de la pensée d’Yves Lacoste. Tout d’abord, il s’agit de penser les espaces juifs dans l’espace transfrontalier et dans le temps. Ensuite, de penser les espaces en termes d’utilité et d’hostilité particulièrement en ce qui concerne la topographie et l’enjeu hydraulique. Enfin, il s’agit de repositionner l’espace utile en fonction des espaces évoqués dans les textes sacrés et de renommer les espaces et les paysages.

On ressort de cet ouvrages, comme d’un ouvrage d’Yves Lacoste, beaucoup de concepts secoués dans tous les sens, d’une façon clairement originale et particulièrement fouillée. C’est ce que j’attends pour ma part d’un tel ouvrage de géopolitique.

Evidemment, certains reprocheront à Encel d’avoir une approche israélo-centrée mais le sujet est clairement posé dès le titre. On aura évidememnt une approche différente chez Pascal Boniface, par exemple.

L’ouvrage s’appuie sur 13 cartes, une bibliographie dense, une chronologie, quatre annexes, un index des noms propres et un index des noms de lieux.

Géopolitique du sionisme: stratégies d’Israël. Par Frédéric Encel. Edité chez Armand Colin dans la collection « Perspectivesgéopolitiques » sous la direction d’Yves Lacoste. 2006, réédité en 2009.

 

 

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Soldat blanc. La guerre d’Indochine.

Lundi 8 septembre, Canal + diffusera ce film d’Erick Zonca.

Il a pour cadre la guerre d’Indochine.

Bon, à part ça, l’idée d’opposer le parcours d’un « fou de guerre » avec celui d’un déserteur de l’Armée Française nous promettrait-elle quelques curiosités dans le genre d’ « Indigènes  » ou de « Hors-la-loi » ? ;-)

On verra !

La bande annonce.

 

Ci-joint un extrait  !

Plus d’info sur le site de Canal +.

On comprend mieux la sortie quasi-simultanée de « Passés à l’ennemi » chez Tallandier. Je viens d’en démarrer la lecture.

 

 

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Ligne de front n°51. Magazine.

Ligne de front #51 magazine

Y a quoi de neuf dans ce n°51 ? ;-)

  • Tout d’abord dans la rubrique « Les inventions militaires », une présentation succinte du lance-flammes de sa naissance à aujourd’hui. Par Sophie Vincelot.
  • Les Chemises Noires sur le front russe. Histoire de la 63e Legione d’Assalto CC.NN. « Tagliamento ». Un sujet pointu mais bien intéressant. On a souvent l’impression que ces « Chemises Noires » furent des troupes d’opérette de la comédie mussolinienne ! Que nenni ! Et c’est la démonsatration que nous propose Alexandre Sanguedolce, avec l’aide de David Zambon. Un récit bien dynamique ! Merci ! ;-)
  • La bataille de Jebsheim. On est en janvier 1945 avec la 5ème DB de l’Armée de De Lattre dans des combats qu’on pourrait penser inutiles. Un article sérieux de facture classique auquel on pourra reprocher d’être très franco-centré et non sourcé. Par Pierre Dufour.
  • Le SS-Panzer-Korps, l’arme fatale ? Il s’agit de l’article central du magazine qui part de la genèse du premier corps de panzer SS dans l’ordre de bataille allemand et de son efficacité au travers de deux opérations majeures du front de l’est: Kharkov et Koursk en 1943. Avec une conclusion qui vise à prendre de la hauteur sur le sujet. Je m’attendais à un n-ième traitement du sujet. L’approche « analyse d’un système d’armes » par Alexandre Thers m’a finalement plutôt bien intéressé !
  • Opération « Varsity » ou Monty de nouveau à l’assaut du Rhin (après l’échec de Market Garden…). Mars 1945, les carottes nazies sont déjà bien trop cuites… Montgomery se lance dans une préparation de grand style du franchissement du Rhin avec assaut aéroporté simultané. On pourra toujours se poser la question des moyens mis en oeuvre face à un adversaire très affaibli mais c’est la guerre et Monty voulait la gagner avec le moins de pertes humaines possibles. Un bon article de Vincent Bernard.
  • Helmuth von Pannwitz. Quelle aventure que celle de cet aristocrate-cavalier qui va se retrouver à la tête des cosaques ralliés à la Wehrmacht… Un récit biographique bien complet de sa jeunesse à son exécution et à sa réhabilitation, fin des années 1990. Par François de Lannoy.
  • Montgomery, l’artiste des batailles. Les éditions Caraktère offrent une tribune à Antoine Capet pour présenter son ouvrage sur Monty. Les pages choisies concernent uniquement son action durant la bataille de Normandie.

Ligne de front n°51 – septembre et octobre 2014. Un magazine des éditions Caraktère. Le site du magazine.

 

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Un matin à Ouistreham, 6 juin 1944. Guy Hattu.

Une succession de lettres utile mais parfois difficile à suivre.

Guy Hattu s’engagea très tôt dans la France Libre; d’abord au service de la guerre des ondes, sa divergence politique croissante avec le général de Gaulle l’amena à s’engager dans les commandos du commandant Kieffer et à débarquer en Normandie, le 6 juin 1944. On le retrouvera également dans les opérations de la bataille de Normandie et en Hollande.

De fait, l’ouvrage se présente, pour l’essentiel, comme une succession de lettres échangées par Guy Hattu avec son entourage et particulièrement avec l’écrivain Georges Bernanos, son oncle.

La sélection de lettres a été opérée par son fils, Jean-Pascal Hattu, dans le cadre de la publication de cet ouvrage.

J’avoue avoir eu quelques difficultés à suivre cette série de lettres pas toujours clairement reliées entre elles.

Pour l’essentiel, l’ouvrage vaut le détour pour sa restitution de l’état d’esprit des Français Libres de l’Empire et de Londres, par les différences politiques, philosophiques et religieuses que nous pouvons observer à chaud. Il y a également un récit direct revu plusieurs fois par Guy Hattu sur son entraînement commando, sur les opérations préliminaires au débarquement ainsi que sur la journée du 6 juin 1944.

De cet ensemble que j’ai trouvé dépareillé, ressort une impression finalement utile sur la France Libre en Grande Bretagne. Ce n’est clairement pas l’ouvrage à lire si vous recherchez de l’information sur le commando Kieffer, le titre nous trompant quand même sur ce sujet là.

Pour Kieffer, j’ai lu récemment ses mémoires: « Béret vert » et « Le commando Kieffer » de Jean-Marc Tanguy. A lire tous deux !

Un matin à Ouistreham, 6 juin 1944. Guy Hattu. 272 pages aux éditions Tallandier en mai 2014.

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Le front d’Orient. Max Schiavon. Entrée.

Du désastre des Dardanelles à la victoire finale. 1915-1918.

Il y a finalement bien peu d’ouvrages en Français sur les Dardanelles, Salonique et l’offensive finale sur le front d’Orient.

Combats souvent considérés comme mineurs, ils n’en furent pas moins violents dans le cadre d’une région des Balkans particulièrement difficile tant sur le plan géographique que géopolitique.

On oublie aussi souvent que des unités importantes de l’armée française furent rassemblées, laissées en déshérence puis engagées tant aux Dardanelles qu’à la poussée finale en Macédoine vers la Bulgarie.

Dans une période récente, je n’ai lu que deux ouvrages sur le sujet:

Par ailleurs, j’ai peu d’ouvrages de Max Schiavon dans ma bibliothèque et n’en ai pas encore lu un seul. C’est là aussi un intérêt, pour moi, de faire entrer cet ouvrage dans ma bibliothèque ! C’est toujours un plaisir de découvrir pour la première fois un nouvel auteur !

Nous sommes donc en présence d’un ouvrage de 384 pages avec sources, bibliographie, cinq cartes et un index des personnes. Le texte est construit autour de quatre parties:

  • La naissance du front d’Orient
  • Les Dardanelles
  • Salonique
  • L’offensive victorieuse

L’ouvrage est édité aux éditions Tallandier, acteur particulièrement dynamique en matière d’histoire militaire. En septembre 2014.

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La guerre romaine. Yann Le Bohec. Entrée.

Les éditions Tallandier nous proposent actuellement un ouvrage que j’estime important: « La guerre romaine » d’Yann Le Bohec.

Important pour deux raisons:

  • Tout d’abord , il concerne Rome et son instrument de puissance par excellence, l’armée romaine. Comment ignorer l’importance de l’Empire romain dans l’histoire de l’Europe et du monde ? L’armée romaine fut l’instrument professionnel de la conquête et de la construction de l’Empire romain. C’est l’affaiblissement des légions qui amena peu à peu à la posture défensive et à la perte de l’empire.
  • Qui plus est, cet ouvrage nous est proposé par Yann Le Bohec, grand spécialiste du sujet et de la période. Cet historien est l’un de mes auteurs favoris en matière de guerre antique.

Pour rappel, parmi une production importante, ses autres ouvrages présentés sur Bir-Hacheim:

De fait, son ouvrage porte donc sur la guerre romaine de 58 avant JC à 235 après JC: près de trois siècles de zénith romain !

L’ouvrage de 448 pages comporte cinq grandes parties:

  • l’armée comme institution
  • l’environnement de la guerre
  • vers le combat
  • la tactique
  • la stratégie

L’ouvrage se compose également des notes abondantes, un lexique des abréviations, sources et une bibliographie. Un index des noms propres et un autre des noms communs sont aussi présents.

L’ouvrage est soutenu, dans le texte, par des tableaux, photos en n/b, illustrations et cartes.

Aux éditions Tallandier en août 2014.

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