Les derniers jours. La fin de l’empire romain d’Occident. Michel De Jaeghere. Sortie.

Je viens de lire un article bien complet sur cet ouvrage dans Le Figaro.

La fin de l’empire romain reste un moment majeur de l’histoire de l’Occident. Un ouvrage sur le sujet est donc toujours un événement. Il semble que l’auteur s’intéresse aux faits mais aussi aux évolutions historiographiques autour du sujet. Ce qui peut se révéler passionnant .

En même temps, l’auteur, Michel De Jaeghere, est journaliste et dirige Le Figaro Hors-série et Le Figaro Histoire.

Les lecteurs du Rombier savent que je ne suis pas très porté sur les ouvrages de journaliste surtout quand il s’agit d’Histoire contemporaine d’ailleurs.

Mais bon, on a le droit d’être journaliste et passionné d’Histoire ! N’est ce pas ? ;-)

En plus, trois arguments viennent appuyer l’intérêt potentiel de ce texte:

  • l’ouvrage fait quand même 600 pages
  • il est édité aux éditions « Les Belles Lettres ». C’est quand même pas mal comme éditeur !
  • l’auteur avait déjà co-écrit un intéressant Atlas Napoléon, la gloire en Italie, que j’avais apprécié en son temps.

Donc une sortie à suivre !

Les derniers jours – la fin de l’empire romain d’Occident. Michel De Jaeghere. Editions Les Belles Lettres en octobre 2014.

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2e guerre mondiale n°56. Magazine.

Bon, il faut oser !

« Adjudant du diable », le visage de loup de Peiper, la casquette à tête de mort et les runes SS en fond de couv’ ! Pas politiquement correct, tout ça ! On dépasse le « german bias », on serait plutôt dans le « nazi porn » pour utiliser un vocable utilisé ça et là ! ;-)

Pour ma part, ça ne m’a jamais posé de problème. Donc, allons au delà de la couv’, la revue le mérite !

Le dossier central est consacré à Joachim (Jochen) Peiper, officier de la Waffen SS, largement mis en avant par la propagande nazie. Bon, le sujet est bien connu. Je savais que le traitement pratiqué par Stéphane Mantoux ne serait pas complaisant. Et bien, il ne l’est effectivement pas. L’auteur, comme souvent, maîtrise bien son sujet, mettant en lumière l’origine du personnage, ses qualités et ses défauts, ramenant ses actions à ce qu’elles furent, évaluant les impacts de la propagande sur le « mythe Peiper » et s’intéressant finalement aux conditions de sa mort, toujours inexpliquée en France en 1976. Bref, si on n’apprend rien de nouveau sur ce dernier point, on a finalement une présentation bien complète et équilibrée du personnage. C’était le but !

Au delà du sujet central, j’ai noté quelques articles intéressants d’auteurs désormais bien connus:

  • Entre deux feux, déjà. L’Ukraine et les Ukrainiens. C’est Vincent Bernard qui apporte aux lecteurs un éclairage sur l’histoire de l’Ukraine du 20ème siècle  aujorud’hui. Utile mise en perspective, quoique rapide !
  • Terminologie et seconde guerre mondiale. Une réflexion de Benoît Rondeau sur le choix de termes utilisés par les nations combattantes pour caractériser les étapes majeures de la seconde guerre mondiale. Une prise de recul utile !
  • Général Augustin Guillaume. Trop méconnu, ce général français, spécialiste des troupes marocaines, mérite d’être reconnu. Une première étape utile que les deux pages que lui consacre Vincent Bernard. Mais, s’il vous plaît, allez plus loin !
  • Stalag 17. C’est la fiche cinéma proposée par Stéphane Mantoux.
  • La « charge sur Strasbourg ». Franck Ségretain revient sur la manouvre exceptionnelle de Leclerc pour pénétrer dans la plaine d’Alsace et conquérir Strabourg ! Un article bien clair.
  • Les Tigre d’Anzio, histoire de la 508 schwere-panzer-abteilung. Je suis en général moyennement intéressé par les articles pointus consacrés à telle ou telle unité de l’ordre de bataille d’un belligérant. En même temps, je m’intéresse particulièrement à la bataille d’Anzio en ce moment (wargame sur la table). Bref, un terrain inadapté, une formation incomplète, des équipements fragiles, des engagements parfois douteux. Vous l’aurez compris, l’engagement de cette unité en Italie ne fut pas au top ! Par Vincent Bernard.
  • La 8th Army dans la guerre du Désert. C’est de loin mon article préféré dans ce numéro 56 de 2e guerre mondiale ! Benoît Rondeau s’affirme bien comme l’un de nos meilleurs spécialistes de la guerre en Afrique du Nord, avec Cédric Mas et David Zambon. Une immersion en profondeur dans cette unité de légende en Grande Bretagne: les origines de la 8th Army, sa place dans l’ordre de bataille britannique, les unités qui la composaient, son évolution structurelle, matérielle et morale, ses opérations. Bref, rien n’échappe à un Benoît Rondeau qui nous avait livré un excellent Afrika Korps ! C’est pour des articles comme celui-ci qu’on lit les revues !

2e guerre mondiale n°56, numéro d’octobre et novembre 2014.

La revue sur Facebook.

 

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American Sniper. Le livre, le film.

En avril 2012, je vous présentais, aux éditions Nimrod, l’autobiographie de Chris Kyle, « American Sniper« , qui détenait le record américain d’ennemis abattus au combat par un sniper.

En février 2013, on apprenait le décès, aux Etats-Unis, de Chris Kyle. Son enterrement donna lieu à une démonstration patriotique comme seuls en sont capables les Américains.

Clint Eastwood a été intéressé par le sujet et a acheté les droits d’adaptation cinématographique de l’ouvrage de Chris Kyle.

Et ça va donner ça. Sortie en février 2015.

A noter que les éditions Nimrod ont le nez creux. Car ce sera la deuxième adaptation cinématographique, après « Le survivant » d’un des best-sellers traduit par cet éditeur. On pourrait aussi rajouter la série « Strike back » tirée de l’oeuvre de Chris Ryan, autre auteur édité en français par Nimrod !

 

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Los ! n°16. Magazine.

Encore une bonne ballade en mer avec ce numéro 16 du magazine consacré à la guerre navale, aéronavale et sous-marine !

Au sommaire:

  • Tout d’abord un édito qui rend hommage aux auteurs des articles de nos magazines préférés. J’attache beaucoup d’importance aux auteurs pour ma part et je les cite toujours. Certains sont même devenus des contacts réguliers grâce à ce blog. Que deviendraient nos hobbies sans ces auteurs et les éditeurs qui les publient ? ;-)
  • La marine aussie, essai non transformé pour le Camberra. Un court article de Sophie Vincelot consacré à cette marine australienne du bout du monde. Comme la zone Pacifique sera un enjeu majeur de a géopolitique du 21ème siècle… à suivre !
  • La Regia Marina dans la bataille de Crète: l’amnésie britannique, le mépris allemand. Ce que j’aime particulièrement chez David Zambon, c’est sa connaissance des armées italiennes durant la seconde guerre mondiale. Tout à son oeuvre de réhabilitation d’unités et de combats finalement peu connus, il nous relate le rôle de la marine de guerre italienne durant les opérations d’invasion de l’île de Crète en 1941. Du bon comme toujours. Avec une bibliographie bien dense !

  • Typ IX, le loup solitaire. C’est le dossier central du magazine qui est consacré, au delà du Typ IX, aux sous-marins océaniques allemands  de la 1ère à la 2ème guerre mondiale. C’est dense, précis, analytique et bien complet. Un article de référence selon moi. Avec pléthore de vues 3D qui est la marque du magazine. Par Xavier Tracol.
  • Les erreurs de Pearl Harbor, victoire japonaise ou faillite américaine. C’est Pascal Colombier qui se penche, on dira une fois de plus, sur cette bataille si emblématique de la 2ème guerre mondiale. Il s’agit d’un bon article de synthèse qui décortique les faits saillants des deux belligérants. Classique quand on connaît mais toujours utile !
  • Les sous-marins de Malte, les débuts de la « fighting tenth ».  On se vient de l’importance de Malte en Méditerranée: point d’équilibre entre Gibraltar et Alexandrie, point de contrôle de l’accès à l’Afrique en partant d’Italie. Malte devait évidement se retrouver comme plateforme centrale de la guerre sous-marine britannique en Méditerranée. Xavier Tracol nous présente donc les débuts difficiles des unités sous-marines basées à Malte dès le début de la guerre. Suite dans le prochain numéro.
  • Cuirassé & croiseur de bataille: quelles origines, quelles caractéristiques, quelles différences ? Ici aussi, nous avons un très bon article de Loïc Charpentier sur une période où la définition de chaque classe de navire n’était pas si claire que ça. C’est bien là le talent de l’auteur de nous faire pénétrer dans la réflexion et dans la technologie navale du début du 20ème siècle. Analyse de l’artillerie navale, de la propulsion, de la révolution « dreanought » et du rôle des navires dans la bataille navale. Bref, on a compris que les cuirassés doivent tenir leur rang dans la ligne de bataille, là où le croiseur-cuirassé est plus un loup solitaire à la recherche de proies faciles. Avec de magnifiques illustrations.
  • Amarre et aussière. la rubrique « vocabulaire naval » de Patrick Toussaint

Pour faire bref, j’ai trouvé ce numéro excellent ! 

Los ! n°16, numéro de septembre & octobre 2014. Un magazine des éditions Caraktère. Retrouvez le magazine sur Facebook.

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D-Day at Tarawa. Wargame.

J‘avais beaucoup apprécié le D-Day at Omaha Beach du même auteur, John Butterfield.

Le « D-Day at Tarawa » nous propose les deux premiers jours de l’assaut de l’îlot de Betio. Il s’agit de l’une des batailles les plus meurtrières mais aussi les plus glorieuses de l’US Marine Corps.

Le système de John Butterfield semble s’être adapté avec succès à la guerre du Pacifique.

CI-joint une ouverture de boîte de Joe Toppen (6 mn):

Et enfin une présentation plus en profondeur par Stuka Joe (44 mn).

Ces deux présentations sont en anglais.

Ce wargame (en anglais) est édité par Decision Games. Vous le trouverez prochainement dans les boutiques en ligne dont Hexasim.

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La libération de l’Alsace (septembre 1944 – mars 1945). Sortie.

Aujourd’hui, pour beaucoup de Français, la libération de la France se résume au D-Day et à la libération de Paris. Le sous-titre de l’ouvrage présenté ici démontre qu’il n’en est rien et il faudra plus d’un semestre pour libérer l’est de la France dans des conditions hivernales difficiles. On pourrait d’ailleurs aussi évoquer les festungen portuaires dont certaines ne tomberont qu’avec la fin des hostilités en mai 1945.

Je ne connais pas Eugène Riedweg, docteur en histoire et homme politique, qui a déjà proposé plusieurs ouvrages consacrés à la seconde guerre mondiale en Alsace. « La libération de l’Alsace » semble être son premier ouvrage proposé par un grand éditeur national, les éditions Tallandier en l’occurrence.

L’ouvrage, fort de 384 pages, sort dans la collection « L’Histoire en batailles », particulièrement active.

Il se subdivise en sept chapitres inégaux en pagination allant de la présentation de l’Alsace annexée à l’arrivée des Alliés sur les Vosges en passant par le débarquement en Provence. L’auteur nous propose ensuite les offensives de novembre et décembre 1944, la réaction allemande de janvier 1945 et la victoire définitive de janvier à mars 1945.

Nous avons donc là une présentation chronologique, soutenue par 8 cartes dans le texte, des notes en fin de texte, une bibliographie et un index des noms de personnes.

Lecture avant la fin de l’année pour ma part.

La libération de l’Alsace (septembre 1944 – mars 1945) d’Eugène Riedweg aux éditions Tallandier en octobre 2014.

 

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Guerres & Histoire n°21. Il arrive dans les kiosques !

Voici la couverture du n°21 du bimestriel consacré à l’histoire militaire de la préhistoire à nos jours !

Un numéro qui consacre son dossier central à la guerre de Sept Ans, un conflit trop peu connu en France, coincé qu’il est entre les guerres de Louis XIV et celles de la Révolution et de l’Empire ! Un conflit qui se déroula bien sur plus d’un continent ainsi que sur les océans!

Comme d’habitude, le dossier est soutenu  par une série d’articles bien différents et avec quelques nouveaux auteurs !

Au menu, nous aurons: le soulèvement de Varsovie en 1944, la Finlande contre Staline, Varus et Arminius dans les forêts allemandes, la « guerre du football » en 1969, la guerre en Bosnie en 1992, les célèbres épées de Damas et encore quelques autres sujets !

Bref, un numéro qui promet toujours autant. On ne s’ennuie toujours pas avec Guerres & Histoire ! ;-)

Lecture, ce week-end !

Guerres & Histoire n°21, un magazine des éditions Mondadori. Numéro d’octobre 2014.

Le magazine sur Facebook.

 

 

 

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Le maître d’armes. Brandon Webb.

Les éditions Nimrod sont bien connues désormais du public francophone pour leur capacité à dénicher et à traduire des best-sellers américains et britanniques consacrés aux unités de forces spéciales. Je me fais l’écho régulier de ces publications à mon plus grand bonheur.

Ce coup-ci, l’éditeur a choisi le récit de Brandon Webb, Navy Seal, et nous propose son parcours professionnel et personnel au sein de l’élite des forces spéciales US:

  • Brandon Webb nous présente son contexte personnel et familial qui l’amena à s’engager dans la Navy
  • son parcours difficile pour intégrer le stage BUD/S d’entrée chez les Seals ainsi que le stage en lui-même – toujours impressionnant
  • la dimension énorme que représentent l’entraînement permanent et les différentes qualifications
  • sa formation dans la spécialité de sniper
  • l’ouvrage se distingue particulièrement sur la dimension formation et pédagogique car Brandon Webb va développer le parcours sniper et faire évoluer les cycles de formation de cette spécialité au sein des Navy Seals mais également au delà
  • on a également droit à la restitution d’opérations sur le terrain en Afghanistan
  • enfin, Brandon Webb ne cache rien des conflits et des rivalités internes au sein de l’unité d’élite

Bref un ouvrage une fois de plus très complet qui met particulièrement en valeur la formation de ces soldats d’élite que sont les Navy Seals.

Un ouvrage captivant de bout en bout à ne pas manquer si les forces spéciales vous intéressent.

Le maître d’armes – Brandon Webb aux éditions Nimrod en janvier 2014 (380 pages).

 

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4ème salon du livre ancien militaire. Paris.

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L’amateur d’ouvrages militaires et de livres anciens, que je suis, ne peut pas ne pas signaler ce salon qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2014, dans la salle des fêtes du Cercle National des Armées .

Je cite:

« Durant ces deux jours, de 10h à 19h, tous ceux que la chose militaire intéresse, les amateurs et collectionneurs de livres anciens, ceux qui recherchent des ouvrages rares, épuisés ou réputés introuvables pourront déambuler à loisir au milieu des stands de libraires et marchands spécialisés venus de toute la France.« 

Le site du Cercle National des Armées: http://www.cnaparis.com/

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« Un vieux sage qui meurt, c’est toute une bibliothèque qui disparaît ».

C’est ce qui m’est venu à l’esprit en apprenant la fermeture de la librairie en ligne Soumbala, consacrée à l’Afrique.

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C’est par une dernière lettre d’information que la nouvelle est tombée.

Pour l’amateur de livres et d’Afrique que je suis, c’est une nouvelle qui me peine vraiment. La disparition d’un auteur,  d’une librairie ou d’un éditeur me fait toujours le même effet.

Soumbala va survivre sous la forme d’un portail du livre africain.

 

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