Portraits de nazis. Werner Best.

Portraits de nazis

Je ne me suis jamais intéressé vraiment au nazisme en tant que fait historique et politique.

Il a fallu attendre la sortie d’une biographie d’Hitler par François Kersaudy en 2012 pour que j’approche le sujet de plus près. Plus récemment, je me suis intéressé aux filières de fuite des nazis après la seconde guerre mondiale, au travers de « Les nazis en fuite » de Gerald Steinacher.

L’ouvrage présenté ici est bien intéressant.

Il s’agit de textes rédigés en 1949, de sa prison, par Werner Best qui fut un acteur majeur dans le système nazi, de sa naissance à la fin de la guerre.

Ces portraits sont ceux de très hauts dignitaires du régime qu’il a côtoyés, de plus ou moins près, durant la montée au pouvoir jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Par ordre d’entrée en scène dans le livre:

  • Joachim von Ribbentrop
  • Adolf Hitler
  • Herman Göring
  • Wilhelm Canaris
  • Heinrich Himmler
  • Reinhard Heydrich

Au delà d’évoquer, évidement de manière biaisée, ces rapports avec ces personnages, Werner Best livre un portrait psychologique de chacun d’entre eux.

On pourrait objecter, dans cet ouvrage, de la subjectivité et évidemment des objectifs cachés de l’auteur destinés à réduire sa responsabilité. Tout cela va de soi mais le texte est présenté et annoté utilement par Eric Kerjean et Wiebke Hildebrandt qui remettent les faits historiques en perspective. Je ne connais pas ces deux auteurs, Eric Kerjean a écrit une biographie de Canaris aux éditions Perrin en 2012, non lue.

Ce qui est intéressant de constater dans ces textes de 1949, c’est que Werner Best ne remet pas en cause le nazisme, son mode opératoire et ses finalités, il souligne, dans ces portraits, les faiblesses et échecs de ces hommes qui ont empêché l’idéologie nazie de triompher…

Si on ajoute à ça, des sources et une bibliographie sélective pour aller plus loin, ce livre m’a été utile pour mieux approcher ce qui fut l’un des systèmes les plus mortifères de l’histoire de l’humanité.

Recommandé !

Ah oui, Werner Best s’en est finalement plutôt bien tiré… Condamné à mort , sa peine fut commuée et il sorti de prison en 1951. Il mourra, en Allemagne, en 1989.

Portraits de nazis de Werner Best. 249 pages aux éditions Perrin en mars 2015.

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Agent secret de Churchill. Bob Maloubier. Relecture !

Bob Maloubier

Je viens de relire les mémoires de Bob Maloubier consacré à son engagement dans le SOE britannique durant la seconde guerre mondiale.

C’est passionnant, direct et très agréable à lire… et à relire.

Mon commentaire de première lecture.

Ne ratez pas ce bouquin, le personnage le mérite !

Nota Bene: en rédigeant ce post, je viens de découvrir que Bob Maloubier est décédé le 20 avril 2015, à l’âge de 92 ans. J’ai commencé ce livre le 19 pour le finir ce matin. Quelle coïncidence ! Quelle vie ! Hommage et respect !

 

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La guerre d’Indochine vue par la CIA.

La guerre d'Indochine vue par la CIA

Nous avons ici un outil de travail original et intéressant sur la guerre d’Indochine: l’analyse régulière des services de renseignement américains sur l’évolution du conflit en Indochine française de 1945 à 1954. Une bonne partie est consacrée à l’année 1954 et à la bataille de Dien Bien Phu.

Evidemment ces rapports d’analyse sont parcellaires et parfois erronés. Ce qui me semble aussi intéressant, ce sont les sources souvent évoquées. Visiblement, on se causait quand même beaucoup entre officiels français et services US. ;-)

Je n’ai pas observé de notes explicatives permettant d’éclairer le lecteur sur la situation réelle des faits et analyses présentés. C’eut été utile, je pense.

Dans tous les cas, cette initiative des éditions Nimrod est très intéressante concernant un conflit trop peu connu de nos contemporains !

Je m’en vais le lire très rapidement ! ;-)

La guerre d’Indochine vue la la CIA aux éditions Nimrod en mai 2014 avec cartes dans le texte.

 

 

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Champs de bataille n°59. Magazine.

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Le dossier central est consacré aux unités de combat terrestre de l’aviation allemande durant la seconde guerre mondiale, la Luftwaffe. La volonté d’Herman Goëring, au delà des troupes aéroportées, était de se doter d’un outil de combat, en parallèle de celui d’Himmler, la Waffen-SS. On ne peut pas dire que cela arrangeait les affaires du haut commandement de la Wehrmacht en charge des opérations sur bien des fronts mais le système nazi a permis la constitution de ces « armées parallèles » au sein de l’ordre de bataille allemand. Le sous-titre de l’article est « élite ou ersatz ». Si ce fut plutôt « élite » pour la division Herman Göring (valait quand même mieux… ;-) ), ce fut plutôt ersatz pour les 22 Luftwaffen-Feld-Divisionen. C’est ce que nous livre Pierre-Edouard Côte mais d’une manière que j’ai trouvée trop descriptive et linéaire pour ces dernières unités. A noter, la plupart des illustrations concernent exclusivement la division Herman Göring.

Les autres articles:

  • Golfe-Juan, deux cent ans après. La République française a toujours du mal à célébrer le bicentenaire de l’Empire. Ce n’est pas le cas des reconstitueurs bien mis en valeur dans cet article de Stéphane Bottero.
  • Le musée de l’artillerie de Saint-Pétersbourg. J’aime particulièrement ces articles de Brice Charton qui nous emmène sur des lieux d’histoire de par le monde. Et ce musée a l’air bien impressionnant !
  • La guerre navale dans la Baltique (1916 & 1918). Il s’agit de la suite de l’article consacré à ce sujet dans le numéro précédent de « Champs de bataille ». Evidemment, l’auteur en est Pierre Iltis. Bien complet, comme toujours, avec des cartes compréhensibles, des illustrations abondantes et ordres de bataille. Les éditions Conflits & Stratégie vont bientôt publier un ouvrage signé de l’auteur et consacré à la guerre navale durant la 1ère guerre mondiale.
  • La deuxième invasion austro-hongroise, Serbie 1914. Echec à l’Empire. Stéphane Bottero nous propose, ici aussi, la suite de l’article paru dans le numéro précédent. Une fois encore, la petite Serbie va faire mieux que résister aux forces de Vienne. Malgré la présence de quatre belles cartes couleurs, j’ai eu le plus grand mal à suivre les opérations. Dommage. Mais c’est toujours un plus de « Champs de bataille » de nous proposer de tels théâtres d’opérations peu connus.
  • Le débarquement de Jangsa ou le sacrifice des « étudiants soldats ». Le contexte est la guerre de Corée. Suite à l’invasion des forces du nord, la Corée du Sud va faire feu de tout bois attendant l’arrivée des renforts US. D’où cet événement anecdotique relaté ici par Stéphane Morhain.
  • Les snipers, mythes & réalité. Jean-Philippe Liardet part du film de Clint Eastwood, « American Sniper » pour nous rappeler l’histoire vraie de ce tireur d’élite texan mais aussi tout ce qui entoure une catégorie de soldats incontournables dans le combat moderne. Tir réussi, Sir !
  • Missiles de la seconde guerre mondiale et postérité. Du III° Reich à l’US Army. Tour de l’industrie missilère allemande et impact sur l’arme naissante américaine dans l’immédiat après-guerre. Par Nicolas Pontic.

Champs de bataille n°59. Nuémro de mars 2015. En vente dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

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Vae Victis n°121. La transition.

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Les passionnés de wargame ne sont pas sans savoir que leur magazine de référence, en langue française, est passé à deux doigts de son arrêt de parution.

En effet, le magazine consacré au wargame sous toutes ses formes (papier et carton, figurines, informatique), qui venait de fêter ses 20 ans d’existence, aurait pu disparaître dans les difficultés que rencontre son éditeur, la société Histoire & Collections, depuis quelques années.

Dans le cadre de la restructuration, le titre a failli être supprimé. Mais la volonté de son rédacteur en chef, Nicolas Stratigos, de quelques amis et de ses pigistes fidèles et réguliers depuis de nombreuses années, a permis d’envisager un avenir pour Vae Victis.

Le numéro 121 va donc être disponible d’ici la fin du mois d’avril.

Ce n°121 sera cependant encore édité par Histoire & Collections, les délais de transfert de propriété ne permettant pas un passage rapide vers la nouvelle maison d’édition animée par Nicolas Stratigos.

Vous trouverez ci-après le sommaire de ce numéro de transition. Du classique !

sommaireVAE121Quelques informations additionnelles:

  • pour la France, le numéro avec jeu ne sera pas disponible en maisons de presse (mais les Belges seront régulièrement servis, eux ! ;-) ), il faudra le commander directement sur le site d’Histoire & Collections; par contre, la diffusion du magazine seul sera assurée par les moyens habituels
  • ce numéro 121 comportera une enquête en 10 questions permettant aux lecteurs d’alimenter la réflexion de la nouvelle rédaction ! Du changement en perpective donc ! J’en reparlerai dans un autre article prochainement.
  • un nouveau site web sortira également à l’occasion du transfert du titre

Evidemment, j’apporte tout mon soutien à ce « revival » du magazine et à une équipe que j’ai beaucoup critiquée par le passé mais qu’il serait bien dommage de voir disparaître.

20 ans de « vie commune », j’ai tous les numéros et ce coup-ci, promis, JE M’ABONNE ! :-D

En avant et Vae Victis ! ;-)

 

Le magazine sur Facebook.

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Envoyez les hélicos ! Pierre Verborg.

Envoyez les hélicos Pierre VerborgUn ouvrage rare.

L’auteur en est Pierre Verborg, colonel dans l’aviation légère de l’Armée de terre (ALAT), qui fut à la tête des opérations de combat aéromobile durant la guerre de Libye en 2011.

Avant tout, on peut s’attendre à une excellente restitution d’une opération aéromobile. A ce titre, ce témoignage est très instructif: préparation de l’action, mise en condition du GAM (groupement aéromobile, sa « meute ») , modes opératoires, opérations, l’essentiel y est.

On pourra éventuellement objecter l’absence de dimension géopolitique sur ce conflit. Car cette guerre a ouvert une boîte de pandore qui n’est pas prête de se refermer: oppositions entre tribus de Cyrénaïque, du Fezzan et de Tripolitaine, ouverture d’un axe non contrôlé de flux migratoires vers l’Europe, foyers d’islamisme radical et de trafics en tous genres… Les plaies libyennes ne sont pas prêtes de se refermer.

Mais ce n’est pas le propos du colonel Verborg et son ouvrage se distingue avant tout sur deux points:

  • il constitue un témoignage passionnant sur le commandement, le chef et ses subordonnés, les rapports à la hiérarchie, la manoeuvre interarmes, la motivation, la préparation, la gestion du stress des homems et des machines, la fatigue, la solitude du chef, l’importance de la mission,le professionnalisme, la mort
  • il est également une magnifique leçon de management à destination du monde de l’entreprise et des entrepreneurs. La postface de Geoffroy Roux de Bézieux du Medef l’explique fort bien.

Si on ajoute à ça la restitution d’opérations en Côte d’Ivoire ou encore récemment au Mali, vous avez là de bien bonnes raisons de ne pas passer à côté de cet ouvrage.

De fait, depuis, les ouvrages du colonel Goya, je n’ai pas vu mieux ! A ne rater sous aucun prétexte, vous ne le regretterez pas.

Un chef, des missions de combat, le sens des responsabilités, des valeurs humaines et morales indéniables. Mes respects, Mon Colonel !

Envoyez les hélicos ! Pierre Verborg. Un ouvrage de 228 pages aux éditions du Rocher en avril 2015. avec un superbe cahier de 49 photos couleurs, une préface et une postface.

 

 

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La guerre d’Indochine. Ivan Cadeau. Aux éditions Tallandier.

La guerre d'Indochine Ivan Cadeau

Les lecteurs réguliers de ce blog savent l’intérêt majeur que je porte à la guerre d’Indochine. C’est donc toujours une satisfaction de voir sortir un nouvel ouvrage sur le sujet.

Ivan Cadeau, officier et docteur en histoire, s’est fait une spécialité de la période. Je regrette d’ailleurs de n’avoir pas encore consacré de temps à lire l’un de ses ouvrages même si je les ai déjà signalés.

Il propose ici de couvrir toute la période allant de 1940 à 1956: de l’Indochine sous l’administration de Vichy à la reconquête de 1946, de la RC4 à Dien Bien Phu, du retrait au sud au départ définitif en 1956. C’est dire l’ampleur de la période couverte.

Pour traiter le sujet, il ne faut pas moins que les 624 pages de l’ouvrage complétées de huit cartes dans le texte, des notes abondantes, une table des sigles et des abréviations, une bibliographie dense et un index des noms de personnes.

L’ouvrage est édité par les éditions Tallandier en avril 2015.

A noter que jusqu’ici, mes deux références majeures traitant de ce conflit sont:

Toutes deux datant des années 90.

A suivre…

 

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Guerres & Histoire n°24. Magazine.

Couverture

Les amateurs d’histoire militaire ne se lassent pas de la lecture régulière de ce magazine qui fête désormais ses quatre années d’existence ! C’est notable dans un contexte difficile pour la presse magazine.

Le dossier central de ce numéro est consacré au renouveau de l’armée française (1943-1945) après la retentissante défaite de mai-juin 1940. Le sujet est toujours délicat car il plonge dans les origines du Gaullisme et dans la réflexion toujours à vif sur la Collaboration. J’ai trouvé que les auteurs s’en sortaient bien avec un traitement équilibré du sujet.

  • Une renaissance sous patronage américain. Si les FFL eurent pour marraine la Grande Bretagne de Churchill, la renaissance de l’armée française sera réalisée sous la férule américaine moins amicale mais plus ouverte aux différentes composantes pour la constituer. Un excellent point de vue de Nicolas Aubin dont j’ai déjà salué les travaux par ailleurs.
  • Une armée singulièrement plurielle. Une armée délicate à bâtir avec des Forces Française Libres percutantes mais largement minoritaires, une armée d’Afrique plus traditionnelle mais avec des déficits importants en techniciens. C’est Julie Le Gac qui nous propose son analyse.
  • Réapprendre à vaincre pour retrouver sa place. Benoist Bihan se livre à un inventaire précis des forces et faiblesses de cette armée renaissante. Les faiblesses se paieront par des pertes élevées.
  • L’armée, meilleure carte politique du Général. Claire Miot démontre, de belle manière, l’utilisation de l’armée française par de Gaulle pour atteindre des buts politiques: débarquements en Europe, prise de Paris, défense de Strasbourg, zone d’occupation en Allemagne, place dans les traités de paix. Utile.
  • 1945, les soldats de l’An I: Patrick Bouhet se livre à une projection de l’armée française dans l’après-guerre: conflits de la décolonisation, obligation de s’impliquer dans des coalitions, fissures entre légitimistes et rebelles qu’on retrouvera, à front refusé, en Algérie !

Les autres articles de ce Guerres & Histoire n°24:

  • Waterloo, la bataille des  sept erreurs: c’est aussi Patrick Bouhet qui nous livre cette analyse de la célèbre bataille qui mit fin à l’Empire. Rien de nouveau sous le soleil mais je connais plutôt bien le sujet. Lisez ou relisez l’excellent ouvrage que lui a consacré l’historien italien Allessandro Barbero.
  • Marathon, un réel exploit  mais un demi-succès. C’est Eric Tréguier qui est aux manettes pour restituer cette célèbre bataille antique nous proposant une relecture complètes avec les faits probables, la légende et corrigeant cette dernière particulièrement sur le/les coureurs(s) ! ;-)
  • Hussards: les yeux de l’armée en campagne. Benoist Bihan nous propose une excellente mise en perspective de cette composante bien particulière de la cavalerie légère: sa naissance, son évolution jusqu’à aujourd’hui. Belle hauteur de vue !
  • Chaussettes à clous contre jihadistes. C’est le titre de l’article de Jean-Dominique Merchet dans sa rubrique « Opérations spéciales ». Il est consacré au passage de soldats ou d’anciens soldats dans le camp de l’ennemi: vision sur la situation actuelle mais aussi sur le passé depuis la décolonisation.
  • Feu grégois, un secret parti en fumée. Ce savoir-faire et cette technologie redoutables jouèrent un grand rôle dans la survie de l’empire byzantin. Le fait est qu’ils disparurent dans ces âges troublés. L’enquête est menée par l’historien Nicolas Chevassus-au-Louis !
  • Clausewitz (2/4), les six idées majeures. Quelle hauteur de vue et quelle finesse d’analyse chez Benoist Bihan. A lire et relire mais je crains que ce type d’article, assez ardu quand même, ne soit pas adapté à un magazine de vulgarisation comme G&H. Pour les passionnés de la pensée militaire ! A suivre les deux prochains articles consacrés au sujet ! J’attends aussi vraiment avec impatience le premier ouvrage que nous livrera (un jour prochain ?) Benoist Bihan !
  • Sternhell, le pacifiste aux six guerres. Quel talent de la rédaction de Guerres & Histoire pour nous dénicher ce type de témoignage ! Sternhell est un témoin du siècle: de sa Pologne natale aux guerres d’Israël et à la politique de l’état hébreu aujourd’hui ! Une perle ! Propos recueillis par Jean-Dominique Merchet.
  • Bloody Sunday, paroxysme de l’autre guerre de trente ans. C’est Joanne Taaffe, historienne britannique, qui revise ce moment particulier de l’histoire de l’Irlande du Nord immortalisé par une célèbre chanson du groupe irlandais U2.  Dans la rubrique « Caméra au poing ».
  • La rubrique « A lire » est plus courte que d’habitude. Dommage.
  • La rubrique « Wargames » de Frank Stora. Je passe.
  • Le quiz est consacré à la guerre du Pacifique. Mon plus mauvais score: 11/20 ! Shame on me.
  • La rubrique « D’estoc et de taille » de Charles Turquin nous livre la saga du Glorioso, navire espagnol qui tint tête à maints ennemis de juillet à octobre 1747. Impressionnant et toujours aussi bien amené par l’auteur ! Quel talent de plume !

Une fois de plus, la rédaction menée par Jean Lopez nous livre un très bon numéro. On ne s’en lasse pas !

Guerres & Histoire n°24, numéro d’avril 2015. Un magazine des éditions Mondadori. A retrouver sur Facebook.

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Batailles & blindés n°66. Magazine.

Batailles & blindés #66

Un numéro 66 bien intéressant avec un dossier central original d’Hughes Wenkin: « Combattre dans un Tigre ».

Ce dossier de 17 pages vise à nous faire connaître de l’intérieur la machine, ses équipements et son équipage. Pour ce faire, l’auteur part du manuel de formation associé au char, le Tigerfibel. On se rend compte que malgré sa puissance, le « Tigre » est un char au maniement délicat qu’il fallait maîtriser avec soin pour en tirer le maximum. Le rôle de chaque membre d’équipage est très bien présenté. Sincèrement, l’article est de très bonne qualité. Il mérite à lui seul l’achat du magazine. A ne pas rater !

Les autres articles du sommaire:

  • Le blindorama de Yann Mahé est consacré à l’Afrique du Sud de 1939 à 1945
  • Les « pompiers pyromanes ». Ce thème porté également par Yann Mahé vise à nous faire connaître l’Omsbon, brigade spécialisée, « spetsnaz » avant l’heure. Avec des photos bien rares.
  • D’une guerre à l’autre, les unités blindés de l’armée yougoslave (1918-1941). Par Bojan Dimitrijevic. Un sujet trés peu couvert, des photos inconnues pour nous présenter la constitution et les opérations de l’éphémère arme blindée de la monarchie yougoslave jusqu’à sa chute face à la blitzkrieg de l’été 1941.
  • Un combat oublié de la division blindée « Ariete ». On connaît David Zambon et sa propension à redresser l’image de l’armée italienne dans la seconde guerre mondiale ! ;-) Il a traduit et adapté (?) ici l’article d’un auteur italien, Enzo Mosolo. Ce combat se déroule au carrefour des pistes Bir Hacheim et Capuzzo, le 10 juin 1942) et nous offre un autre angle de vue que ceux rencontrés usuellement, franco, germano ou anglo-centrés ! Viva Italia !
  • Et si la guerre avait duré un an de plus. Il s’agit de la suite de l’article paru sur le même sujet dans le numéro précédent de « Batailles & blindés ». Après les Allemands, les auteurs se penchent sur les matériels alliés et là pas de surprise, il y a du lourd qui aurait dominé visiblement la production allemande sur le plan qualitatif… Avec de magnifiques clichés sur des matériels pas toujours connus. Même si on voit que le Centurion et le T54 viennent de cette période. Par Yann Mahé et Laurent Tirone.
  • Kurt Knispel, la naissance d’une légende. Rubrique désormais récurrente sur un as de l’arme blindée. Ici encore, on va retrouver un as allemand mais celui-ci est issu du rang. On va suivre son parcours de son incorporation à ses premières missions dans le cadre de l’opération Barbarossa. On imagine qu’il y aura une suite. Par Laurent Tirone.
  • Chars d’assaut en forêt de Retz, le baptème de feu des Renault FT. Visiblement, si l’impact fut positif, ça manquait encore sacrément de coordination infanterie-chars ! Intéressant et vivant. Par Sylvain Ferrera.

Au final, encore une fois, un numéro vivant, original et riche. 

Batailles & blindés n°66. Numéro des mois d’avril et mai 2015. Un magazine des éditions Caraktère à retrouver sur Facebook.

 

 

 

 

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Les chemins de Dien Bien Phu. Editions Nimrod

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Les éditions Nimrod annoncent la sortie d’un recueil de six témoignages consacrés à la bataille de Dien Bien Phu. A ma connaissance, ils sont inédits.

Je cite l’éditeur: « Après deux années de travail, de recherches et d’entretiens, à paraître fin avril 2015 : 576 pages, plus deux cahiers photos 16 pages (dont un en couleurs). »

Une bien belle initiative !

A suivre !

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