Leclerc, le croisé de la France Libre. Jean-Christophe Notin.

Leclerc JC Notin

Il est des titres qu’il faut oser, surtout par les temps qui courent ! Mais le choix de Jean-Christophe Notin pour caractériser le Maréchal Philippe Leclerc: « croisé de la France Libre » est parfaitement justifié. Leclerc était un « vrai moine soldat », exigeant envers lui même comme envers ses subordonnés, exigeant dans sa vision de la France et dans ses engagements. Il fallut un accident d’avion stupide pour priver la France de l’un des plus brillants officiers supérieurs de sa génération. Il nous aurait finalement été bien utile, je pense, dans les conflits de la décolonisation…

L’ouvrage proposé ici paraît dans la collection « Maîtres de guerre » de l’éditeur Perrin. Cette collection se propose d’apporter des analyses de chefs de guerre avec une abondante iconographie mais sans être des biographies exhaustives classiques.

L’exercice s’avère particulièrement justifié quand il s’agit de Leclerc et de Jean-Christophe Notin car ce dernier a consacré à Leclerc une bibliographie monumentale, en 2005, qui fait toujours référence.

Lecler biographie JC Notin

Je vous propose de comparer rapidement les deux ouvrages.

La biographie éditée par Perrin en 2005:

  • 600 pages
  • 30 pages de notes
  • 16 pages de sources et de bibliographie
  • 6 cartes
  • 17 pages d’index
  • 1 cahier photos en n/b

L’ouvrage édité dans la collection « Maîtres de guerre » est plus succint mais plus illustré:

  • 220 pages
  • 1 page de bibliographie sélective
  • une iconographie abondante en n/b et en couleurs

Visiblement, les deux ouvrages n’ont pas le même objectif.

A chacun de choisir en fonction de son envie et de son usage !

Dans tous les cas, je vous conseille personnellement vivement les ouvrages de Jean-Christophe Notin !

Leclerc, le croisé de la France Libre. 220 pages aux éditions Perrin dans la collection « Maître de guerre » en mai 2015.

 

 

 

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Les poches de l’Atlantique. Les batailles oubliées de la Libération. Stéphane Simonnet

Les poches de l'atlantique Stéphane Simonnet

Les éditions Tallandier font vraiment feu de tout bois et livrent avec une cadence impressionnante des ouvrages d’histoire militaire. Great !

Celui-ci aborde un sujet finalement assez peu couvert jusqu’ici: la réduction des « festungen » laissées par la Wehrmacht sur les côtes de l’Atlantique mais aussi sur celles de la Manche et de la Mer du Nord.

Pour Hitler et le haut commandement allemand, il s’agissait d’empêcher les Alliés de disposer de ports de haute mer à capacité portuaire importante. En dehors de Cherbourg, les Allemands réussirent dans leur projet. Comme de plus les Alliés, dès août, percèrent en profondeur, les ports de l’Atlantique ne furent plus considérés comme prioritaires. La conséquence fut bien évidemment un engorgement des chaînes d’approvisionnement alliées très bien décrit par Nicolas Aubin dans son ouvrage: « Les routes de la liberté » en 2014.

Les places fortes majeures étudiées sont: Royan, La Rochelle, Lorient, Saint-Nazaire et Dunkerque.

A ce jour, je n’ai pas encore lu un ouvrage de l’auteur, Stéphane Simonnet, chercheur associé à l’Université de Caen et ancien directeur scientifique du Mémorial de Caen.

Dans tous les cas, le sujet est original et mérite de s’y intéresser.

Les poches de l’Atlantique. Les batailles oubliées de la Libération (janvier 1944 – mai 1945). Stéphane Simonnet. Avec un index de noms de personnes et 8 cartes. Aux éditions Tallandier en mai 2015.

 

 

 

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Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali. Frédéric Gout.

Libérez Tombouctou Frédéric Gout

Le colonel Frédéric Gout commandait la composante de l’ALAT, le groupement aéromobile (GAM) de la brigade Serval engagée au Mali. A sa plus grande ampleur, ce groupement d’hélicpotères était constitué de 11 Puma, 6 Gazelle, 6 Tigre et d’un avion de liaison Pilatus.

Comme indiqué en sous-titre, il s’agit d’un journal de guerre relatant la mobilisation, le transfert, la montée en puissance, les opérations et le passage de témoin du 5ème RHC au 1er RHC. En conséquence, le style est très direct.

Le rôle du chef, visiblement assumé avec autorité, est central tant avec ses subordonnées, ses pairs des GTIA, la hiérarchie et les autorités de Paris. Le lecteur pourra constater les difficultés logistiques intraséques au théâtre d’opérations mais aussi aux moyens actuels de l’armée française.

Pour rappel, le GAM s’est déployé sucessivement sur 3 sites: Bamako, Sévaré et Gao sur près de 1.500 kms…

A lire en complément des ouvrages suivants:

Lecture rapide et conseillée !

Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali du colonel Frédéric Gout. 256 pages avec un organigramme et une carte. Février 2015 aux éditons Tallandier, collection « Témoignage ».

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Koursk: Staline défie Hitler. Nicolas Pontic.

Koursk Nicolas Pontic

Vient de sortir chez Tallandier cet ouvrage consacré à Koursk. Choc de titans pour certains, plus grande bataille de chars de tous les temps pour d’autres, Kousk concentre bien des superlatifs. Mais dans tous les cas, cette bataille fut bien l’un des tournants majeurs de la seconde guerre mondiale.

Jusqu’ici et pour moi, l’ouvrage de référence sur le sujet, en langue française, est le « Koursk, les quarante jours qui ont ruiné la Wehrmacht » de Jean Lopez édité en 2008 et réédité en 2011.

L’ouvrage présenté ici sort dans la collection très dynamique « L’Histoire en batailles » des éditions Tallandier. il est signé par Nicolas Pontic dont c’est le premier ouvrage. Nicolas Pontic n’est pas un inconnu car il est le directeur de publication du magazine 2e Guerre Mondiale. Il est aussi rédacteur en chef adjoint du magazine Champs de Bataille. Deux revues que je commente régulièrement ici.

L’ouvrage, publié en mai 2015, se présente sous la forme d’un beau volume de 300 pages, avec 7 cartes dans le texte (c’est à souligner), deux ordres de bataille, une bibliographie et un index.

 

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Les chemins de Dien Bien Phu. Franck Mirmont.

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Avant de vous parler de cet ouvrage, je tiens à vous rappeler quelques principes qui m’anime depuis la mise en ligne de ce blog:

  • je suis passionné par la lecture d’ouvrages d’histoire, d’histoire militaire et de géopolitique
  • j’ai créé ce blog pour partager mes lectures avec d’autres lecteurs passionnés par les même sujets
  • j’ai une affection bienveillante pour les auteurs et les éditeurs qui contribuent à l’existence même de cette passion

Bon, après ce préambule, je vais vous parler de « Les chemins de Dien Bien Phu » qui est, selon moi, un ouvrage « exceptionnel »:

  • il rassemble les souvenirs de six « Anciens » (Heinrich Bauer, Jean Carpentier, Jean Guêtre, Pierre Lalanne, Bernard Ledogar et Jean-Louis Rondy) autour de la guerre d’Indochine et de Dien Bien Phu mais également les souvenirs de leur jeunesse et de leur carrière militaire du début jusqu’à la sortie du service actif, voire au delà. Sans cet ouvrage, ces souvenirs n’auraient sans doute pas été publiés; or, ils présentent un intérêt certain.
  • l’ouvrage met très bien en perspective la vie militaire, les combats, la condition de prisonnier du Vietminh , la libération et les séquelles de ces hommes pris dans un conflit majeur de la décolonisation
  • on pourrait donc penser, à première vue, qu’il ne s’agit que d’un assemblage plus ou moins organisé de souvenirs de guerre. Mais cet ouvrage n’est clairement pas que ça. Franck Mirmont met en musique, en perspective, ces souvenirs pour nous dresser la situation de la guerre d’Indochine et de la bataille de Dien Bien Phu en particulier. Il le fait avec maîtrise mais aussi avec un certain talent d’écriture, ce qui ne gâche rien, évidemment !
  • l’auteur touche particulièrement le lecteur dans les chapitres évoquant  les quelques mois de captivité des prisonniers de Dien Bien Phu: les sévices, les maladies, la malnutrition, les corvées, la mort, l’épuisement physique et moral et les méthodes de rééducations chères au Vietminh. 70% des prisonniers vont disparaître en quelques mois…
  • mais Franck Mirmont ne s’arrête encore une fois pas là, il va nous faire accompagner ces six témoins dans leur retour à la vie militaire puis civile avec l’impact de la guerre sur leur vie et sur leur carrière.

Quand on referme ce livre, on ressent clairement le respect, voire l’affection, de Franck Mirmont pour ces hommes. Souvent, je n’aime pas entendre parler de « devoir de mémoire » quant il s’agit de faits historiques mais, pour une fois, je trouve que le terme s’applique  ici bien justement. On retrouve d’ailleurs, avec bonheur, l’esprit que l’éditeur, les éditions Nimrod, avait mis dans la volonté de faire parler un témoin de premier plan de la guerre d’Indochine, le colonel Sassi, juste avant sa disparition.

Mais au fait, qui sont ces fameux témoins rassemblés ici ?

  • Heinrich Bauer est allemand d’origine et sergent au 2ème BEP
  • Jean Carpentier est navigant sur Privateer de l’Aéronavale
  • Jean Guêtre sert dans les commandos du Nord-Vietnam
  • Pierre Latanne est jeune officier au 5ème Bawouan, les paras vietnamiens
  • Bernard Ledogar est para au 6ème BPC de Bigeard
  • et Jean-Louis Rondy est médecin au 1er BEP

Ces destins, aux origines si disparates, vont se rejoindre peu à peu dans la guerre d’Indochine et pour cinq d’entre eux, se retrouvaient à Dien Bien Phu puis dans les camps de prisonniers du Vietminh.

Evidemment, l’ouvrage fourmille d’anecdotes, particulièrement en ce qui concerne le service de santé d’ailleurs. J’ai bien apprécié aussi celles concernant les abris et les mouvements au sein du camp retranché ainsi que les opérations difficiles autour du camp juste avant la bataille.

Sur la forme, on constatera un travail de mise en situation très bien fait qui permettra même au lecteur peu au fait de la guerre d’Indochine de ne pas être perdu dans un texte qui fait quand même ses 576 pages ! On notera aussi l’utilisation régulière des notes confidentielles de la CIA sur la situation de l’Indochine (ces notes sont reprises d’ailleurs dans un autre ouvrage que vient d’éditer les éditions Nimrod sur le sujet). On trouvera aussi six histogrammes sur les pertes de la guerre d’Indochine et de Dien Bien Phu.

L’ouvrage est particulièrement critique sur le commandement en Indochine et sur le choix d’implantation d’une base aéro-terrestre à Dien Bien Phu sensé bloquer l’accès du Vietminh au Laos mais qui va vite se transformer en camp retranché où les forces françaises vont peu à peu se recroqueviller pour attendre l’assaut des Viets et la conférence de Genève devant statuer sur le sort de l’Indochine. On retrouve là des accents à la Roger Delpey, un auteur d’ailleurs présent dans la bibliographie.

Au final, si vous vous intéressez aux guerres de la décolonisation, à la guerre d’Indochine, à Dien Bien Phu et aux récits de guerre, ne passez sincèrement pas à côté de cet ouvrage. Il mérite franchement de figurer dans votre bibliothèque.

Je tiens encore une fois à saluer le travail de l’éditeur, les éditions Nimrod, qui, s’il s’est lancé initialement par la traduction de best-sellers de récits de guerre et de thrillers anglo-saxons (Andy McNab, Chris Ryan, Marcus Luttrell, Chris Kyle,…), a su, depuis quelques années, nous livrer de beaux témoignages sur l’engagement de l’armée française d’hier et d’aujourd’hui: le colonel Sassi, Alain Alivon dit « Marius », Jean-Claude Saulnier, Marc Scheffler ou Yohann Douady,…

Les chemins de Dien Bien Phu. Aux éditions Nimrod en avril 2015. 576 pages avec un beau cahier photos n/b et couleur, des histogrammes, des cartes de situation très régulières, sources, archives et bibliographie.

 

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Waterloo, chroniques d’une bataille légendaire. Bernard Cornwell.

Waterloo Bernard Cornwell

Je suis tombé par hasard sur cet ouvrage au Furet du Nord. J’étais parti pour acheter le Waterloo de Thierry Lentz mais mon oeil a été inexorablement attiré par cet ouvrage-ci: le romancier a succès anglais Bernard Cornwell et la bataille de Waterloo ! Voilà bien un sujet original !

L’auteur à succès  des Sharpe, Azincourt et de bien d’autres séries antiques et médiévales à succès a donc osé franchir le Rubicon de l’ouvrage historique et ce, pour le bicentenaire de la bataille mythique qui mit fin à l’Empire et de quelle façon !

Evidemment, je ne doute pas qu’il va mettre son talent de conteur au service d’une relation de la dernière grande campagne de la saga napoléonienne. Mais on peut se demander si le travail sera à la hauteur de l’enjeu ! Suspens ! 😉

Evidemment, j’ai craqué pour cet ouvrage édité par Ixelles Editions en février 2015. Avec cartes, un encart photos et gravures couleurs, une bibliographie et un index. 368 pages.

 

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Los ! n° 20. Le magazine de la guerre navale, aéronavale et sous-marine.

Los #20 MagazineCe 20ème numéro commence par un édito de Xavier Tracol centré sur un hommage rendu aux pigistes-auteurs du magazine qui entre dans sa quatrième année d’existence: 157 articles, 29 auteurs et 1.680 pages consacrées à la guerre navale.

Quant au sommaire, il nous propose:

  • La folie Yamato, plus de 40 ans de fascination japonaise. Un article peu courant proposé par Salim Hafik qui décrit en trois pages pour nous raconter la popularité actuelle ce ce navire hors-normes ,disparu au fond des océans en avril 1945. Musée avec maquette au 1/10e, « héros » de bande dessinée, objet de films de cinéma. Un angle d’attaque original !
  • Le contrôle de tir. Trois à quatre tourelles tirant à longue portée, cela nécessita rapidement de développer une coordination centralisée. Hughes Wenkin nous décrit, par le détail, le contrôle de tir de l’apparition du Dreadnought jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Bien intéressant !
  • Glorious vs Scharnhorst & Gneisenau, un porte-avions victime des « jumeaux terribles ». Bon, un porte-avions escorté de deux destroyers surpris par deux croiseurs de bataille, on devine que c’était mal parti ! Si on ajoute à ça, les erreurs tactiques de son commandant, l’impréparation au combat, on comprend la perte des trois navires malgré la défense valeureuse des escorteurs ! Un combat, de minute en minute, avec deux belles cartes. Par Xavier Tracol.
  • Typ XXIII, les combattants de la dernière heure. Xavier Tracol revient sur la conception, les spécificités et les opérations de ce sous-marin allemand côtier. De beaux profils mais je n’ai pas bien accroché pour une fois à ce type d’article.
  • La bataille navale de Guadalcanal. 13 novembre 1942, 13 navires américains et 14 japonais vont s’affronter de nuit dans un combat de rencontre. L’article de Pascal Colombier est particulièrement vivant avec le détail des combats de minute en minute. On comprend mieux pourquoi la zone est appelé « the iron bottom sound » ! Hallucinant, vraiment ! Très bien illustré.
  • Les trois jours du Keith, destroyer, Dunkerque, Dynamo. Trois auteurs se sont associés pour nous proposer les trois derniers jours de ce destroyer britannique engagé dans l’évacuation des troupes du continent lors de la déroute de l’été 40. Ces auteurs sont: Jean Poirriez, Morag Berthon et Keith Batchelor. Une mission rare pour un destroyer, des adversaires terrestres et aériens. Un article très prenant.
  • Le torpillage du Wilhelm Gustloff, la tragédie maritime la plus meurtrière de l’Histoire. On a toujours en tête le naufrage du Titanic. L’article nous propose de découvrir l’agonie rapide d’un paquebot de croisière allemand engagé dans les opérations d’évacuation des civils mais aussi de combattants de Prusse-Orientale encerclée par l’Armée Rouge. Nous sommes fin janvier 1945, le paquebot est torpillé par un sous-marin soviétique et 9.000personnes vont disparaître dans les eaux glaçées de la Mer Baltique. Impressionnant, ici aussi ! Un article de Luc Vangansbeke.
  • Le retour du monitor, une solution ancienne à des problèmes actuels ? Depuis quelques décennies, on constatait la raréfaction des tourelles d’artillerie navale. Par contre, ces dernières années, on se rend compte de l’intérêt de munitions finalement peu coûteuses, précises, qui peuvent être utiles dans bien des conflits limitrophes des mers et des océans. Une réflexion de fond sur le sujet menée par Xavier Messerschmitt.
  • Un U-boot à la vache qui rit. Un sujet de Salim Hafik pour comprendre le choix de ce symbole sur un U-boot allemand de la seconde guerre mondiale !
  • Tranches de vie, 1re partie. Quelques traits d’humour dans la marine traités dans la rubrique « Lexique » toujours menée de main de maître par Patrick Toussaint !

A noter qu’en parallèle de ce numéro 20 sort un hors-série n°8 consacré à la guerre des convois dans l’Atlantique entre 1939 et 1943.

Bref, un contexte d’édition dynamique pour la guerre navale !

Los ! n°20, numéro de mai & juin 2015. Un magazine des éditions Caraktère, à retoruver sur Facebook.

 

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Vae Victis n°121. Magazine. Wargame.

Vae Victis Magazine #121

Le dernier… et le premier !

Avec ce numéro 121, une nouvelle ère s’ouvre pour « le magazine du jeu d’histoire », né il y a un peu plus de 20 ans. Ce numéro est le dernier publié par son éditeur historique, Histoire & Collections, en difficulté. Il préfigure l’avenir représenté par Cérigo Editions, nouvelle maison d’édition qui sera lancée par Nicolas Stratigos prochainement.

Bref, un numéro 121 sous le signe de la continuité avec quelques points innovants à noter…

Le sommaire:

  • tout d’abord, un édito qui, pour une fois, donne des news ! Nicolas Stratigos nous présente le passage du titre d’un éditeur à l’autre et il nous présente le prochain jeu à sortir dans le numéro 122: « la bataille de Jemmapes 1792 par Matthieu Dangla. Pour le site web (www.vaevictismag.fr), il faudra attendre, il est toujours en construction…
  • Nouveautés hexagones: l’une des rubriques les plus utiles de VayVay. La rubrique mixte des jeux édités et certains proches de l’être (anniversaire de 1815 oblige 😉 ). On note les signatures habituelles: Denis Sauvage, Luc Olivier, Frédéric Bey, Vincent Gérard, Dominique Sanches et Nicolas Stratigos himself.
  • Won by the sword, trop tôt sorti ? Guère passionné par les cartes à points et par les systèmes à carte pour ma part. Vincent Gérard a la dent dure et éreinte sérieusement la conception et la production de ce jeu. Un tel « méfait » semble bien rare chez GMT Games et chez Ben Hull, l’auteur !
  • The invasion of Russia 1812, simulation opérationnelle ou logistique ? Denis Sauvage s’est frotté à cette simulation italienne de l’excellent éditeur Europa Simulazoni dont j’aime beaucoup les productions. Visiblement, les approvisionnements occupent le coeur du système; ce qui est logique mais qui semble trop prégnant pour Denis Sauvage au détriment de la stratégie militaire. Un comble, à priori. J’étais passé à côté de cette simulation, je pense que je vais me laisser tenter ! Merci ! 😉
  • Hakka Pääle ! Quand l’hiver vient à ASL. Quel cri de guerre finlandais pour dire: « Pas de quartier ! ». En cette année de la disparition du père de Squad Leader, John Hill, je n’ai pu m’empêcher de lire avec intérêt cette analyse de Philippe Naud. Séquence nostalgie, quoique je n’ai fait que de incursions timides dans le système ASL. Clair et sérieux mais quand au défaut prix, il eut fallu quand même le donner ! 96 USD + port chez l’éditeur et 84 € chez Hexasim !
  • Unconditional Surrender ! La guerre ou la vie. Pas du tout attiré par les wargames à cette échelle, pas de chance !  Hervé Borg, lui,  a été attiré par l’élégance du système de combat, beaucoup moins par les dimensions économiques et diplomatiques ! Analyse claire ! Chez GMT Games.
  • Duel à l’ouest. 1862 entre Mississipi et Appalaches… Il s’agit de l’article historique qui accompagne le jeu en encart. Il est signé par Jean-Philippe Imbach. Avec de belles cartes bien utiles, de belles illustrations et une bibliographie toujours appréciée. Frédéric Bey présente même le must en 1.000 pions sur la bataille: Dead of Winter chez GMT Games.
  • Prinz Eugen, les autres chasseurs noirs. Eternel (vous avez échappé à « sempiternel ! 😉 ) sujet 2ème guerre mondiale toujours et encore signé par Philippe Naud ! Mais que serait-il arrivé si Vae Victis avait cessé de paraître ! 😉 Le dit-article est consacré à la division Waffen-SS Prinz Eugen. Un article bien construit que j’ai lu intégralement ! Séquence nostalgie, vous dis-je ! 😉
  • Maintenant, trois pages « originales » !
    • tout d’abord, « votre avis en dix questions« . Enfin, depuis longtemps, depuis un célèbre questionnaire précédent aux résultats cachés,  on demande l’avis des lecteurs !  Bon, 10 questions qui je l’espère seront utiles… Mais pour le reste, le futur éditeur craque le sac… ! Même pas une adresse e-mail où envoyer ce foutu questionnaire ! No sense, guy ! On est au 21ème siècle, que diable ! Quoi, une adresse postale ? Et à côté d’une permanence de la CGT en plus ! 😀 Funny you are !
    • Stone’s River 1862. Enfin, une bonne initiative ! Une vraie présentation du jeu en encart avec explications sur l’évolution du système. De quoi donner envie à ceux qui ne l’ont pas acheté de le faire !
    • Le programme des prochains jeux. Enfin de la visibilité (en même temps quand on se lance, vaudrait mieux !) sur les simulations à venir que ce soit avec le magazines ou hors magazine. Pourvu que ça dure ! 😉
  • Panorama des jeux: guerre en Yougoslavie 1941-1945. On avait été nombreux à apprécier cette approche « revue des jeux sur un thème » des anciens hors-série de Vae Victis. Et quand ils reviennent sous la plume de Luc Olivier, c’est un régal. Bon, une seule page mais faut dire que sur ce thème, il n’y a pas légion !
  • Scénarios Yougoslavie pour Mémoire 44 et ASL. Je passe.
  • Strategikon, l’art du jeu à l’art de la guerre. Oh purée, le titre abscons ! J’aime bien Stéphane Thion et son érudition. Bon ici, il nous la fait Sun Tzu (entre autres) appliqué au jeu de guerre avec figurines ! Je reconnais avoir bien ri de temps en temps ! Belles figurines.
  • Le rêve oriental, l’expédition d’Egypte en 1798. Par Franck Fiat. Rappel des conditions historiques, stratégiques et tactiques de l’arrivée de l’Armée de Bonaparte au Caire et au delà. Avec 3 scénarios pour jeu de guerre avec figurines: Alexandrie, les Pyramides et Sédiman.
  • Des cartes et du plomb, Blücher pour conjuguer deux passions. Une très belle présentation de ce système de règles hybride: pions et figurines. En fait, comme on veut: pions seuls, figurines sur pions, figurines seules. Une analyse/critique bien maîtrisée.
  • Guerre-éclair, règles figurines pour le XXe siècle. Compléments de la règle parue dans le n°120 de Vae Victis. Je passe. Par Jean-Luc Chaulet.
  • La bibliothèque stratégique. L’un de mes principaux plaisirs dans le magazine depuis ses débuts. C’est dense, français et anglo-saxon et toujours avec le trio Frédéric Bey, Jean-Philippe Imbach et Philippe Naud. On se souviendra quand même encore et toujours de Laurent Henninger qui a longtemps animé la rubrique ! Séquence nostalgie, je vous ai dit ! 😉
  • Le journal de marche qui m’a souvent fait rigolé au temps des forums et du net. Nicolas, faut passer au 21e siècle. 😀
  • Nouveautés règles: la rubrique toujours sérieuse de Jean-Philippe Imbach. Y en a quand même six pages, quel dynamisme ! Je passe sauf les encarts lectures toujours instructifs ! Le livre, mon péché mignon !
  • La grande parade des figurines… Y a même une question dans le questionnaire pour savoir s’il faut développer la rubrique… Euh ? 😀
  • La revue des revues… de figurines. Je passe. Jean-Philippe Imbach.

Bon, du Vae Victis, comme d’habitude. On ne sent pas encore le nouveau souffle. On espère que Nicolas Stratigos saura l’incarner. Près de 20 ans de maison quand même, non ? Mais l’esprit d’entreprise, ça peut changer un homme, croyez moi ! 

Bon, on attendra le numéro 122 pour l’été. Pour l’abonnement, je tiendrai parole* mais quand j’aurai un beau bulletin d’abonnement avec le questionnaire en ligne ! 

Donc à bientôt sur le http://www.vaevictismag.fr

* Je ne sais plus où est le bureau de poste… pour acheter les timbres ! 😀 Malheur aux vaincus !

Vae Victis n°121. Numéro de mai & juin 2014. Edité, pour la dernière fois, par Histoire & Collections. 84 pages. Retrouvez la communauté qui s’est spontanément constituée sur Facebook autour du magazine !

 

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2e guerre mondiale n°59. Magazine.

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Dernier numéro du magazine au format actuel. Le numéro 60, ainsi que les numéros Thématiques devraient connaître un changement significatif. Surprises à venir, donc ! 😉

En attendant, découvrons le sommaire de ce numéro 59 !

Tout d’abord, « La Wehrmacht meilleure que l’Armée Rouge ? » Il s’agit du dossier central de ce numéro. Il nous est proposé par Vincent Bernard qui se concentre sur les années de 1939 à 1942.  L’article se subdivise en trois parties:

  • Les faux semblants de l’avant-guerre: partenaires de circonstance, ennemis en puissance. Le pacte germano-soviétique surprit le monde entier mais pour les Allemands comme pour les Soviétiques, cela devait juste repousser la guerre à venir entre les deux grands systèmes totalitaires. Les Allemands frappèrent les premiers…
  • Wehrmacht contre RKKA: qui est la meilleure ? Le chien face à l’éléphant. Etude sous l’angle du renseignement, des compétences, de l’expérience, des tactiques et du matériel (quali et quanti). Forces et faiblesses des deux belligérants.
  • Quand l’Armée Rouge se réveille en guerre. Témoignages – 22 juin 1941. Quatre témoignages du simple soldat au commissaire politique sur  la journée de déclenchement de l’opération Barbarossa: état des troupes, impréparation, surprise et début des combats. Ambiance !
  • Une bonne synthèse sur le sujet avec maints tableaux comparatifs.

Les autres articles:

  • La 16. I.D. (Mot) dans le Caucase. L’unité de la Wehrmacht la plus à l’est du front. Benoît Rondeau s’est intéressé aux manoeuvres et aux combats de cette division motorisée allemande dans le Caucase. 400 kms à couvrir face à Astrakhan, une gageure ! Mais au final, il s’agit de l’unité qui s’est le plus avancé vers l’est !
  • Le soldat allemand au cinéma de la caricature à la réalité.  Dans la chronique « Ecrire l’histoire », Benoît Rondeau s’intéresse à l’image donné par le soldat allemand  au travers des films occidentaux mais aussi soviétiques.
  • Okinawa. Cinéma. Par Stéphane Mantoux. Une étude de film toujours contextualisée et précise.
  • Face au raz-de-marée allemand, l’armée Belge dans la tourmente. Par Jean-Baptiste Murez. La campagne en Belgique fut bien courte. On connait finalement assez peu l’armée belge et son impact dans les opérations de mai 1940. Un article utile.
  • La fiche personnage du mois est consacré à Kouznetsov. Par Vincent Bernard. Synthèse biographique en deux pages de l’un des acteurs majeurs de l’histoire de la marine soviétique !
  • L’Armée Rouge envahit la Pologne. Coup de poignard ou coup de grâce ? Un article utile ici aussi car on parle peu de l’invasion soviétique de la Pologne consécutive à l’assaut allemand de 1939. Stéphane Mantoux fait le point des opérations limitées et des difficultés de l’armée soviétique. Il porte son regard également sur la soviétisation des territoires occupés par Moscou ainsi que sur les relations tendus entre Polonais, Juifs et Ukrainiens jusqu’à Barbarossa. . Avec une bibliographie commentée, ce qui est appréciable.

On attend donc désormais la nouvelles mouture de 2e Guerre Mondiale !

2e Guerre Mondiale n°59. Numéro des mois d’avril et mai 2015. Retrouvez le magazine sur Facebook.

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Mémoires. Erich von Manstein.

Mémoires Erich von Manstein

Le mois de mai 2015 va voir la rédition d’un ouvrage important sur la seconde guerre mondiale: les mémoires du maréchal allemand Erich von Manstein, l’un des tous meilleurs généraux de la seconde guerre mondiale.

A ma connaissance, ces mémoires n’avaient pas été réédités en langue française depuis… 1958 ! C’est dire. J’ai d’ailleurs le plaisir d’en avoir un exemplaire dans ma bibliothèque.

Victoire perdues von Manstein

Evidemment, il s’agit de mémoires publiées durant la guerre froide par un officier important dans l’appareil nazi qui a cherché à couvrir la Wehrmacht des crimes du régime. Certes, mais s’il faut lire ce travail d’une manière critique, il n’en reste pas moins un témoignage de première main par l’un des acteurs majeurs de l’armée allemande.

Qui plus est, l’ouvrage est présenté par Pierre Servent qui a consacré à von Manstein un ouvrage paru récemment dans la collection « Maîtres de guerre », toujours aux éditions Perrin.

Von Manstein Servent

 

Enfin, pour rappel, il existe une bibliographie de ce personnage proposée par Benoît Lemay en 2006, encore aux éditions Perrin !

von manstein lemay

 

 

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