Los !

Dans ce contexte de marasme économique et d’incertitude politique, il y a des éditeurs de presse français qui jouent le jeu d’innover et de créer de nouveaux titres !

C’est le cas de Yannis Kadari et des éditions Caraktères !

Il vient nous proposer prochainement un nouveau titre consacré à la guerre navale: Los !

Ça claque comme une torpille quittant son tube pour aller couler un porte-avion, un croiseur de bataille, un destroyer ou un tanker ! Au choix !

Sujet pointu mais finalement assez peu couvert, on voit d’emblée que la ligne éditoriale a déjà bien des points communs avec Lignes de front ou Batailles & Blindés du même éditeur que je chronique régulièrement.

Les premiers sujets me semblent bien intéressants… Vous voulez en savoir plus ? Allez consulter le sute web du nouveau magazine !

http://www.los-mag.com/

Et dans tous les cas, achetez le numéro 1 de Los !

Torpedo, los !

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Mort ou vif. Tom Clancy.

J’ai découvert Tom Clancy, il y a près de 30 ans avec « Jeux de guerre ». Tout un symbole, non ?

J’ai donc suivi les aventures de Jack Ryan d’analyste de la CIA jusqu’à président à la retraite.

Les derniers opus se sont espacés et le souffle était un peu retombé au fil du temps

J’en suis au tiers de ce Mort ou vif (plus de 900 pages) et évidemment, je suis accroché.

Comme d’habitude avec Clancy, ça part dans tous les coins.

Comme d’habitude, c’est branché sur l’actualité et comme d’habitude il fait passer des messages « pas politique correct ».

Mais, comme d’habitude, avec moi, ça marche !

Un bon thriller pour changer de mes lectures habituelles ! ;-)





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Battles Magazine #7 (2). Wargame.

Suite de mon effeuillage du magazine (et ce n’est pas fini… ;-) )

  • Spartacus Imperator: une revue de mon célèbre camarade de forum/blog Laurent Schmitt. Cinq pages consacrées à la production de Patrick Receveur chez Hexasim. Donc une production franco-française. Bon, pour être clair, le sujet ne me passionne vraiment pas. L’article est complet et on sent la sympathie du reviewer envers l’auteur. Les composants et les idées originales sont bien mis en valeur dans cet article. Et non, je ne suis pas complaisant avec les porteurs de jupettes en cuir ! ;-) Visiblement, une simulation  qui vaut le détour pour les amateurs d’antiquités (pardon, d’Antiquité !).
  • 6 days of war: j’adore Battles Magazine quand il explore la production des petits éditeurs et des DTP. C’est le cas ici avec ce wargame consacré à la guerre israélo-arabe de 1967, la guerre des Six Jours. C’est de nouveau John D. Burtt qui se consacre à cette analyse. Certes le matériel est un peu cheap et fait un peu daté mais le système de jeu a l’air particulièrement intelligent; de plus le jeu est signé Paul Rohrbaugh, pas n’importe qui ce gars là ! Je mets ça dans mes tablettes à l’occasion. Pour info d’ailleurs, Strategy & Tactics veut lancer en août 2012 une nouvelle série de magazines Modern War. Un numéro est prévu sur la guerre des Six Jours justement. Intéressant, tout ça !
  • Four roads to Moscow: une originalité que cette approche du « Against the Odds Annual 2010″: donner carte blanche à quatre designers pour traiter de l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. De nouveau, John D. Burtt nous livre une analyse des quatre simulations produites à cette occasion avec des approches très différentes tant sur le fond que sur la forme. Sur ce dernier point, au delà des hexagones traditionnels, on a droit aux zones, au point-à-point et à des octogones et « diamants ».  Si la qualité résultante est inégale, John D. burtt m’a donné envie d’acheter cet Annual 2010. Je l’avais laissé passé, le stratégique n’étant pas mon échelle préférée.. Shame on me ! ;-)
  • Le combat des trente: pas vraiment un wargame pour moi, cette production bretonne a le mérite d’exister pour illustrer un événement mythique de l’histoire des Bretons ! C’est le français, Denis Sauvage qui s’y colle. C’est clair et beau mais pas d’avis sur le fond. Pas dans mon scope.
  • None but heroes. On a droit ici à une approche originale: un échange entre un concepteur désormais mythique, Dean Essig, fondateur de The Gamers (désormais dans MMP) et créateur de nombreux systèmes de jeu et un passionné des dits systèmes, François Vandermeulen. Personnellement, je ne suis pas fan des simulations consacrées à la guerre de Sécession américaine mais l’idée de l’article, un piano à quatre mains, m’a particulièrement intéressé. François Vandermeulen a donc pris le parti de présenter les éléments saillants de la série Line of Battle dont le premier opus, None But Heroes, vient de sortir. Chacun de ses éléments (cartes, pions, commandement, système, bataille et futur) est commenté ensuite par Dean Essig. Une approche originale mais sur un sujet que je ne connais pas bien. Une bonne idée et donc une expérience à renouveler ! ;-)

Au delà des articles, la mise en page et les photos pleine page font vraiment de Battles Magazine un superbe support pour le hobby !

Battles Magazine #7 est toujours disponible chez l’éditeur !


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Débarquez ! Le guide des opérations amphibies, 1939-1945.

Vous souvenez vous de votre visionnage du film « Il faut sauver le soldat Ryan » ?

Particulièrement le début du film, quand les GI débarquent sur la plage Omaha, « Omaha la sanglante » ?

Et bien le sujet de ce hors-série n°14 de la revue Ligne de front est consacré aux opérations amphibies qui consiste à débarquer, de vive force, des troupes sur un littoral ou sur une île.

Le dossier est signé de Vincent Bernard et franchement je l’ai trouvé intéressant à plus d’un titre:

  • comme toujours, ce dossier de 116 pages est bien illustré de cartes couleurs, d’une iconographie abondante, d’une chronologie des opérations concernées, de tableaux d’organisation et de matériels ainsi que de nombreux tableaux de synthèse et d’analyse
  • un texte chronologique en quatre temps (les origines de la guerre amphibie, 39-42: le temps des improvisations, 42-44: la machine de guerre anglo-saxonne, 44-45: le temps des débarquements décisifs) dans lesquels les opérations sont bien présentées mais dans lesquels les enseignements tirés sont régulièrement mis en valeur.
  • l’impact des constructions navales et de la montée en puissance des forces amphibies américaines est démontré de belle manière avec des synthèses intermédiaires qui permettent de comprendre le rôle décisif joué par ces opérations sur la seconde guerre mondiale.
  • on comprend, de plus très bien, les approches stratégiques, opérationnelles  et tactiques entre les opérations du Pacifique et celles mises en œuvre en Europe; le terrain, les marées et l’opposition étant fondamentalement différents.

Bref, pour 14,95 €, vous avez là un bon ouvrage sur un sujet peu abordé en langue française. Encore une belle réalisation des éditions Caraktères.

Numéro d’octobre & novembre 2011 disponible auprès de l’éditeur.

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Vae Victis n°102. Wargame.

Un numéro de bonne facture pour une nouvelle formule qui semble confirmer son intérêt. A noter la sur-représentation des jeux à zones dans ce numéro !


Tout d’abord, un vrai édito. Nicolas Stratigos semble reprendre du poil de la bête depuis le changement de formule. Il nous gratifie désormais d’informations utiles sur les prochains numéros. Continue, mon gars, ça change ! ;-)

Le sommaire:

  • Nouveautés hexagones: rubrique en trois pages… et quelques sur le front des nouveautés. Mention spéciale à Battles Magazine et à la sortie du premier opus de Nuts ! Publishing, dernier éditeur français en date qui sort son premier wargame, Phantom Fury ! De la dynamite !
  • Jeux en préparation: la rubrique désormais régulière de Arnauld Della Siega. Moins d’une page, des médias microscopiques, ça mérite VRAIMENT mieux !
  • Bull Run, test of fire. Une analyse de Pascal Toupy sur un wargame à zones consacré à la guerre de Sécession. Pas vraiment ma période préférée. Je passe.
  • Sekigahara, la fin de l’unification définitive du Japon. Pas fan non plus du Japon médiéval mais c’est une analyse de François-Xavier Euzet. Je l’ai donc lue jusqu’au bout. Mais bon, des zones, des blocs de bois pas très beaux à mon sens… et difficiles à ranger, il paraît ! Pas eu vraiment envie !
  • Hungarian Nightmare. Encore des zones mais là pour l’une de mes périodes de prédilection: la seconde guerre mondiale et sur le siège de Budapest en 1945. J’ai acheté le jeu, il y a déjà quelque temps car j’ai trouvé la carte originale et superbe toujours selon mon goût ! L’analyse de Luc Olivier est bien complète , comme souvent.
  • Lost battles, la dynamique retrouvée des batailles antiques. Les forums ont déjà beaucoup causé de ce « système de simulation » du célèbre Philip Sabin ! Je me demandais comment s’en sortirait Frédéric Bey, auteur de cette analyse. Et bien pas mal du tout ! C’est précis, mesuré et intelligent. Bon, je n’achèterai pas n’étant pas un passionné forcené de la guerre antique (quoique possédant et ayant beaucoup joué à GBoA et consorts quand même…).
  • Kampfgruppe Scherer, un siège oublié: Philippe Naud quitte, momentanément, ses articles historiques pur nous livrer son point de vue sur cette n-ième module du célèbre Advanced Squad Leader. J’avais déjà lu des choses très positives sur le travail réalisé là par « Le franc tireur ». Et bien ça se confirme. Ça donnerait presque envie de s’y remettre. Non, je réésisterai ! Merci, Mister Naud !
  • Breakthrough: Cambrai, grosses bêtises à Cambrai. Pas bien compris le sous-titre mais l’humour d’Arnauld Della Siega me surprend parfois ! ;-) Une revue intéressante de trois pages sur un jeu à zones de Michael Rinella avec des composants de belle facture ! Sur ma liste, celui là ! J’ai apprécié la référence aux anciens comme RTC et To the green fields beyond de SPI…
  • Birth of a legend: encore du « à zones » et du Michael Rinella ! Sorti dans le numéro 32 de Against the Odds, le jeu est analysé par Frédéric Bey. J’ai bien accroché quoique pas passionné par la Sécession américaine. Je l’ai; faudra bien, un jour, que je le déploie !  Good job !
  • Lauffeld 1747: waouh, l’arlésienne de l’édition française du wargame ! Après Fontenoy et les fleuves de discussion autour du système de simulation sur les forums francophones, on a droit à son « sister-ship », Lauffeld ! Et c’est encore mon cher ami, Ludovic Carrique, qui s’y colle avec un compte-rendu de partie ! Quel dévouement à la cause ! Que dire, que dire ! Je l’ai acheté à sa sortie, les composants comme le système ne m’ont pas fait envie et … je n’ai pas changé d’avis… Désolé, Ludovic mais bel effort vraiment ! ;-)
  • Lorraine 1944, la débâcle des Panzer-Brigaden: un  article, historique de plus de Philippe Naud. Sur ce sujet, je trouve dommage d’oublier dans les références un excellent article de Benoist Bihan paru dans Batailles & Blindés récemment. Benoist Bihan et Batailles & Blindés, c’est du bon, non ? ;-)
  • Un scénario pour Mémoire 44. Quelle horreur ! Ok, je plaisante… quoique…
  • Lorraine 1944, scénarios pour Blitzkrieg Commander II: deux scénarios figurines en complément de l’article ci-dessus. Bon, c’est de la figurine, je passe. Mais, il y a un scénario avec les français de la 2ème DB. Merci à Bruno Schmitt et à Franck Yeghicheyan.
  • Rolica, Vimeiro, Porto: Juno, Soult et Wellesley se disputent le Portugal (1807-1809): il s’agit de l’article « art de la guerre » consacré au jeu en encart sur les campagnes du Portugal. il est signé Frédéric Bey… et c’est, encore une fois, du tout bon. Pas de « british bashing » ou de « frenchy bias » dan cet article équilibré qui rend bien les forces et faiblesses des deux belligérants sur un terrain particulièrement difficile. Franchement sur un format aussi court, difficile de faire mieux à mon sens. Chapeau, Sir !
  • Saga, bain de sang à Stanford Bridge. Alexandre Buchel nous fait le compte-rendu d’une simulation avec figurines sur ce système de jeu. Je l’ai quand même lu car le CR est bien vivant !
  • L’armée du Roi Soleil, cinquante ans d’évolution permanente. Un article de fond de Ludovic Boussin sur la transformation en profondeur de l’armée royale sur un demi siècle. Pas trop d’avis sur le fond, la mise en page habituelle de Vae Victis m’a paru bien lourde sur huit pages… Et le flou des photos… Bref, je ne l’ai pas fini.
  • Black Powder, Dennewitz, 6 septembre 1813. Xavier Frandon nous relate une partie figurines jouée sur un bout seulement de cette bataille de la campagne de 1813. Je l’ai lu… Si, si…
  • Série 120 Vendée, règles optionnelles et listes d’armées. Tout est dans le titre de cet article de Jean-Philippe Imbach. Pas intéressé, je passe. Mais je salue, une fois de plus, l’art de peindre de Claude Corbières et celui de JPI pour son calvaire ! A noter une belle bibliographie sur les uniformes couverts. Pas évident, JPI est tout bon dans cet art là ! Doit avoir une sacrée collection, ce gars là ! ;-)
  • La bibliothèque stratégique: un trio d’élite a succédé au regretté Laurent Henninger (que vous pouvez retrouver dans Guerres & Histoire). Ils se sont bien répartis le travail avec Fred Bey pour l’Antiquité et au Moyen Age, Jean-Philippe Imbach pour le temps de la poudre et Philippe Naud pour le 20ème siècle ! Good ! Mais ils n’arrivent pas encore, comme Laurent Henninger à nous dénicher de vraies curiosités…
  • Le journal de marche des manifestations passées et futures… No comment… Deux pages perdues que j’aurais préféré voir occupées par les notes de conception du jeu en encart. J’y reviendrai…
  • Nouveautés règles: trois pages de Jean-Philippe Imbach sur les règles de figurines. Je passe… Quoique j’ai trouvé mon bonheur dans l’info sur la sortie d’un ouvrage de Charles Grant consacré à « Wellington in Spain 1811″. Pour 36 euros, on aurait aimé en savoir plus sur l’ouvrage en lui même: nombre de pages, format, iconographie…
  • Les rubriques: la grande rondes figurines, les nouveautés figurines plastiques et la revue des revues: articles figurines immuables… je passe…

A noter, le jeu en encart: Les maréchaux conçu par Denis Sauvage. Deux campagnes nous sont proposées au Portugal, celle de Junot en 1808 et celle de Soult en 1809. Denis Sauvage a voulu renouveler le genre sur les simulations opérationnelles de petites campagnes non couvertes par le système de Kevin Zucker (entre autres). C’est une excellente idée. Quant aux composants, on retrouve les pions habituels de Vae Victis. La carte à points a été pas mal critiquée. Pour ma part, j’y vois une volonté d’innover caractéristique du travail de Pascal Da Silva en ce moment ! Ça me semble plus heureux que son « Allemagne 1813″. On verra à l’usage. J’ai regretté l’absence dans le magazine des notes de conception bien intéressantes. Deux pages qui ont toute leur place dans le magazine. Maintenant, je sais que cela concerne le jeu que n’achèteront pas tous les lecteurs de Vae Victis évidemment !

Au final, une impression positive sur ce numéro 102. L’arrêt des hors-séries permet une plus grande régularité de la qualité des articles qui dépendent de pigistes, il faut encore et toujours le rappeler. L’adoption d’un format avec jeu en option, pions prédécoupés et carte A3 + carte A4 semble efficace. Mon seul regret reste l’absence d’innovation dans le fond des articles et dans la mise en page vieillissante du magazine toujours à mon sens évidemment ! Bref, ça ronronne un peu…

Et que personne n’y voit une comparaison avec la remarquable mise en page de Battles Magazine et la non moins remarquable ligne éditoriale du sus-dit magazine ! Vae Victis et Battles Magazines n’ont définitivement rien à voir… Quoique… ;-)

En vente dans les maisons de la presse ou chez l’éditeur !

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Guerres & Histoire n°4.

Je viens de le terminer et je l’ai lu, de ci de là, intégralement !


Et c’est un très bon numéro qui conforte le succès de ce nouveau titre de presse qui parait depuis un an. Il est à noter que le titre passera, dès le numéro 5, à une fréquence bimestrielle. Visiblement, le succès semble être au rendez vous des guerres et de l’Histoire ! ;-)

Encore une fois, Guerres & Histoire nous propose un sommaire bien dense autour d’un dossier central consacré à Pearl Harbor.

Au delà du titre volontiers provocateur, l’équipe de rédaction de Guerres & Histoire nous propose une argumentation bien complète:

  • derrière la défaite, un autre désastre: Pierre Grumberg relativise la défaite américaine et remet en cause l’historiographie depuis 1941 avec une analyse de la biographie récente.
  • 1905-1941, a course à l’abîme du Japon: ici, c’est Benoist Bihan, nouveau dans l’équipe de rédaction, qui nous livre son analyse de la poussée aux extrêmes de l’empire du Soleil Levant. Une belle iconographie met en lumière le gap important entre le potentiel des États-Unis et celui du Japon. Une bataille économique perdue d’avance.
  • une flotte redoutable et inadaptée: Benoist Bihan pèse les forces et les faiblesses de l’outil aéronaval japonais. Il pointe ce qu’il considère avant tout comme sa grande faiblesse: la stratégie !
  • comment les japonais ont raté leur raid: Pierre Grumberg se livre à un procès en règle de l’attaque japonaise et il a des arguments qui portent ! ;-)
  • une attaque en forme de boomerang: au delà du raid en lui même, Pierre Grumberg mesure l’impact de cette entrée en guerre du Japon dans le conflit mondial en cours. Un beau gâchis stratégique pour le Japon d’après lui…

Certains critiquent le parti-pris « sensationnel » du magazine sur les dossiers couverts; pour ma part, j’adore cette approche et les argumentations associées. Question de gout, certainement ! ;-)

Parmi les autres articles:

  • L’île Damanski, l’escarmouche qui a changé le monde. Guerres & Histoire se veut aussi un magazine d’investigation. Yacha Maclasha est allé déniché deux officiers russes qui ont eu à traiter un événement passé inaperçu mais qui a impacté le monde en mars 1969 aux confins de la Chine communiste et de l’URSS. Passionnant !
  • Un bourbier aux relents de pétrole: la rubrique « Caméra au poing » est consacrée ici au conflit entre Irak et Iran de 1980 à 1988. Une guerre terrible couverte par François Malye. L’Iran parlait déjà de fermer le détroit d’Ormuz…
  • Carrhes, le début du cauchemar parthe. Un article d’Eric Tréguier consacré au grand désastre de Crassus face aux terribles cavaliers d’orient. Un article, somme toute, assez classique avec une belle illustration de Giuseppe Rava en double page !
  • Jerrycan, le Lego de la guerre motorisée. Laurent Henninger nous rappelle l’importance de cet accessoire militaire tellement rentré dans notre vie que j’en ai trouvé une copie conforme dans un magasin de bricolage pas plus tard que la semaine dernière !
  • Guerre des Malouines, comment la France a joué double jeu: il s’agit d’une enquête menée par Alan Franck et David Molony dans laquelle nous avons droit à quelques révélations quant au rôle de nos armements aux mans des argentins: Super Etendard et Exocet. Si la France soutenait, sans concession, son allié britannique, il semble qu’il n’en était pas de même de notre industrie militaire… A suivre dans une deuxième partie à venir…
  • La trêve de Noël 1914, une exception: le général André Bach est interrogé par Jean Lopez sur les fraternisations  entre ennemis sur le champ de bataille. Les conditions de vie terribles dans les tranchées amenèrent parfois les belligérants, localement, à trouver des modus vivendi pour survivre dans les moins mauvaises conditions possibles. Une étude bien intéressante…
  • La chronique Forces Spéciales dans laquelle Jean-Dominique Merchet revient sur les problèmes de timing de l’opération Eagle Claw en 1980…
  • Ordres guerriers aztèques : ascenseurs pour la gloire. Pierre Grumberg et Boris Laurent présentent les castes de guerriers des terribles Aztèques et à cette occasion l’art de la guerre en Amérique Centrale pré-colombienne et son rôle dans la société. Superbement illustré par Jégou.
  • Guibert, le stratège des lumières. Thierry Widemann est interrogé par Laurent Henninger sur ce stratège peu connu coincé entre Frédéric le Grand et Napoléon Bonaparte. Une interview intelligente pour remettre ce personnage historique à sa vraie place quant à son impact sur les guerres de la Révolution et de l’Empire. Passionnant.
  • Le chevalier, un missile au guidage… aléatoire: Nicolas Chevassus-au-Louis analyse le rôle de chevalier  comme un système d’arme moderne. Il y a de la provocation dans le titre mais il permettra à plus d’un de mesurer l’impact du lancier monté, protégé et doté d’étriers sur l’art de la guerre médiévale. Avec ses forces mais aussi ses faiblesses ! Illustré par Osprey.
  • La chronique de Laurent Henninger dont le thème est ici: Art de la guerre: la technologie est-le le seul facteur déterminant ? La réponse est dans la question. Non, évidemment… ;-)
  • La rubrique L’oeil du cinéma d’Isabelle Delpech est consacrée à Rome.
  • Une intéressante rubrique Réactions Débats consacrée à la puissance aérienne dans laquelle  Jérôme de Lespinois répond à l’article de l’israélien Martin van Creveld paru dans le numéro 2 de Guerres & Histoire. Passionnant.
  • A lire, à voir, à jouer: la rubrique dont je raffole évidemment avec son lot de bouquins dédiés à la « res militaris ». A noter, la présentation du blog « Mars attaque » de Florent Saint Victor ainsi qu’une page consacrée aux wargame toujorus par Frank Stora. Pourvu que ça dure ! ;-)
  • Le quiz du mois est consacré aux Croisades: 18 points sur 20.  Tout va bien !
  • Et enfin la rubrique « D’estoc et de taille » du toujours désopilant Charles Turquin. Elle est consacrée, utilement, à Mers el-Kébir !

Donc pour résumer, encore un excellent numéro de Guerres & Histoire avec des thèmes passionnants. La volonté de l’équipe de rédaction menée par Jean Lopez reste bien la vulgarisation mais les vieux grognards y trouveront aussi leur intérêt avec des débats et des thèmes novateurs, des exclusivités et des interviews pertinentes et une masse de sources bibliographiques pour aller plus loin.

Le succès semble être au rendez-vous car, après un an d’existence, la revue passe à un rythme bimestriel.

Mes meilleurs vœux de succès pour 2012 à l’équipe de Guerres & Histoire !

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Afghanistan. Retour d’expérience.

J’avais laissé de côté ce n°7 des dossiers du magazine Assaut. Une erreur car il est vraiment excellent ! (malgré une belle faute en couverture ;-) )


Il est signé de Jean-Jacques Cécile, plume régulière du magazine et auteur d’un certain nombre d’ouvrages dédiés à la « res militaria » moderne.

L’auteur nous propose, en 100 pages abondamment illustrées, une analyse en profondeur des dix dernières années de conflit en terre afghane.

Il le fait de manière précise, sans langue de bois au travers de cinq chapitres bien équilibrés:

  • l’omniprésence des drones: la guerre change en profondeur et les drones y sont pour quelque chose: drones observateurs, drones tueurs…
  • les espions s’adaptent: dans la guerre asymétrique, opérations militaires, renseignement et travail policier se télescopent… revue de détail…
  • les forces spéciales, un microcosme en forte évolution: « démocratisation des FS » dans les unités de combat, concurrence entre FS et services de renseignement… les lignes bougent…
  • les engins explosifs improvisés, une hantise obsédante: à force de prendre des coups, le taleb a décidé de revenir à une guerre plus sournoise et plus efficace, le temps joue pour lui et l’expérience irakienne se répand… On est loin de la guerre à l’afghane mais le taleb s’adapte, lui aussi !
  • évolutions tactiques, morceaux choisis: du bon usage du blindé lourd et de l’artillerie, les armes nouvelles, un calibre qui s’alourdit. Dans guerre asymétrique, il y a toujours… guerre !

Au final, nous avons ici un document d’analyse très efficace et bien indispensable à toute personne s’intéressant au conflit actuel et à l’évolution des forces armées.

Un numéro spécial de septembre-octobre et novembre 2011 à se procurer sans tarder auprès de l’éditeur.

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Ligne de front n°34. Magazine.

Un n°34 qui sort de ses sujets militaires traditionnels. Il faut oser; pour ma part, j’ai trouvé cela intéressant !


Deux excursions hors du domaine militaire:

  • Les espions et la guerre: renseignement et sabotage sont indispensables aux opérations militaires et constituent sans nul doute l’un des aspects les plus dangereux d’un conflit pour ceux qui exécutent ces missions. Ligne de front nous propose de découvrir les profils exceptionnels  d’espions ayant œuvré dans tous les camps: Richard Sorge au profit des Soviétiques, Bob Maloubier et Virginia Hall au profit des Alliés et « Cicéron » pour son intérêt et l’Allemagne nazie. A la baguette, Philippe Richardot signe l’article sur Sorge (je pense que c’est une première pour le magazine, non ?), François Kersaudy signe les trois autres et de belle manière ! Trois articles de Xavier Tracol viennent compléter le dossier: les tentatives d’implanter des agents de l’Abwehr aux États-Unis, les armes des espions et l’opération Salaam, peu connue, pour implanter un réseau d’espionnage allemand au Caire. Les Allemands, visiblement, ont brillé au niveau amateurisme que ce soit aux USA ou en Égypte… Bon ok, l’affaire « Cicéron » n’est guère flatteuse non plus pour le Foreign Office et la sécurité britannique… ;-)
  • Himmler ou l’obsession de la pureté. Les magazines des éditions Caraktères ne font guère de cadeaux aux dignitaires de l’ordre noir. On avait pu s’en rendre compte déjà dans le numéro spécial consacré aux généraux de la Waffen SS. Ici, c’est du grand ordonnateur de la SS qu’il s’agit avec cette première partie d’une biographie d’Heinrich Himmler. Alexandre Thers s’attaque à ce personnage central du système nazi de sa jeunesse à l’entrée en guerre. On se demande toujours comment de tels individus ont pu être investis d’un tel pouvoir. L’article d’Alexandre Thers est assez clair à ce sujet.

Les autres sujets sont plus « classiques » dans un magazine d’histoire militaire du XXème siècle:

  • La bataille pour Gela par Fabrizio Carloni et David Zambon. Deux auteurs nouveaux dans la revue, à ma connaissance, qui connaissent très bien l’angle italien de leur sujet et ce n’est pas fréquent ! Gela était une position clé dans le cadre de l’opération Husky en juillet 1943 qui vit l’invasion de la Sicile par les Alliés. Un article assez classique au niveau de la narration mettant bien en valeur les performances des troupes de l’Axe, insistant sur les faits d’armes italiens, les tracas de la division « Herman Goering » et les faiblesses des Alliés, voire leurs crimes de guerre. OK, faut rétablir les déséquilibres mais  bon… à ce point ? ;-)
  • Les combats pour la forêt de Hürtgen. Les Alliés rentrent en Allemagne et les derniers mois de la guerre ne seront pas tous des promenades de santé au fond des bois. Surtout dans cette forêt proche d’Aix-la-Chapelle… Une bonne narration des combats sur ce terrain difficile qui nous est proposée par Pierre-Edouard Côte. Intéressant.
  • La Panzer-Grenadier-Division « Feldherrnhalle ». Un article très très classique d’Alexandre Thers sur une division « originale » car, plus ou moins issue des SA. J’avoue ne pas l’avoir terminé…

Numéro de Janvier et Février 2012 proposé par les éditions Caraktères.

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Battles Magazine n°7 (1ère partie). Wargame.

Un numéro de Battles Magazine, ça se déguste lentement. Bon, en même temps, il s’agit quand même d’un magazine en anglais avec 148 pages… ;-)


Je vous propose donc de le découvrir avec moi au travers de 3 à 4 articles qui lui seront consacrés.

C’est parti !

Pour ma première série de lecture, j’ai retenu:

  • Phantom Fury: une revue du jeu par Davis Hughes. J’ai eu le plaisir de participer aux tests et j’ai franchement adoré ce jeu solo de Nuts ! Publishing. Je viens juste de le recevoir d’ailleurs. Je ne peux que vous conseiller de sauter dessus. Je finis une partie de Bussaco (1810)… laborieuse. J’ai un Red Storm over the Reich sur le feu et je m’y recolle ! L’article rend bien le contexte et le système de cette simulation. Il est juste dommage que David Hughes n’ait pas testé le scénario en 12 tours, c’est vraiment pour moi le must de ce wargame solo. Je lui souhaite un plein succès ici et je l’espère aux USA et qui sait… un CSR Award ? ;-) Ah oui, si vous aimez les wargames solo, il reste moins de vingt exemplaire de « A week in Hell« …
  • Field Commander Napoleon. Une revue de ce jeu, disons, stratégique de Dan Verssen chez DVG Games. Bon, je n’ai pas accroché aux précédents opus et celui là ne me tente pas plus.  Le matériel est très beau, à mon goût. Pour le reste, je passe. Un article de John D. Burt.
  • Fighting formations. Une revue de Rob Winslow consacré à ce jeu récent édité par GMT Games. Après une introduction longue mais qui m’a bien plue, l’auteur nous fait découvrir une simulation très innovante. Le tactique seconde guerre mondiale n’est pas vraiment ma tasse de thé mais ça m’a bien accroché ! Les photos sont superbes mais que de marqueurs… ! ;-) Je passe sur la réflexion sur le « pro german bias » largement relayée sur le net et évoquée intelligemment par l’auteur de cette revue.
  • Royal with cheese, Vae Victis, 100 issues later. Olivier Revenu, rédac’chef de Battles Magazine est allé interviewer deux piliers du « good old french magazine » (c’est de moi, ça ;-) ); à savoir Nicolas Stratigos (rédac’chef) et l’ineffable directeur du marketing d’Histoire & Collections, Pascal Da Silva. On y apprend que Vae Victis a entrainé toute une génération de wargamers vers notre hobby, la « Vey Vey generation » ! Je comprends mieux mon manque de respect envers le titre, je suis de la SPI generation ! ;-) Bref, un bel hommage dans lequel on n’apprend pas grand chose de neuf. Olivier Revenu n’est clairement pas un journaliste d’investigation et Pascal Da Silva ne parle que sous la torture ! ;-)
  • The lash of the turks. Marc Figueras nous livre son analyse de ce jeu publié dans le numéro 30 du magazine américain Against the Odds. Il avait beaucoup d’espoir mais il se livre finalement à un démontage en règle qui me semble passablement justifié. Dommage car les composants sont bien beaux à mon sens.
  • Allemagne 1813. Richard G. Simon s’est livré à la revue de ce jeu édité chez Hexasim sur le système Campagnes de Jours de Gloire de Frédéric Bey. Cette campagne m’intéresse vraiment mais j’avoue avoir été rebuté d’emblée par la carte qui ne me plait pas du tout. En même temps, je trouve toujours intéressant quand un graphiste essaie de nouvelles approches mais là je n’ai vraiment pas accroché. C’est dommage… Maintenant l’analyse de Richard G. Simon est mitigée mais le jeu semble valoir le coup surtout qu’il n’existe finalement pas grand chose sur le sujet depuis le célèbre Struggle for Nations de Kevin Zuker (Avalon Hill – 1982).
  • Most wanted. J’adore cette rubrique dans laquelle des auteurs présentent leur production récente ou à venir. Je dis récente parce que parfois les simulations sont sorties avec le retard chronique de Battles Magazine… ;-) Des jeux bien intéressants ici encore: Bomber Command par Lee Brimmicombe Wood, THE concepteur de guerre aérienne, Braccio da Montone par Marco Gnaguetti (y a du wargame chez nos amis transalpins !), Simulating War, le prochain wargame présenté par son auteur Philip Sabin (y a une erreur, vous l’avez trouvée ? ;-) ), Storm over Dien Bien Phu présenté par Nick Richardson mais bon il n’avance pas beaucoup en pre-order chez MMP…, Honneur et Patrie pour le système Heroes of the Gap chez L’N’L et c’est présenté par son designer David Julien, les français sont à l’honneur ! Bref, une rubrique toujours passionannte qui mériterait d’être allongé. j’adore entendr les auteurs parler de leurs projets !

Voici pour cette première livraison, suite la semaine prochaine ? ;-)

Ah oui, Battles Magazine n°7 est toujours disponible au numéro ou sur abonnement. Qui n’a pas son Battles Magazine n’est pas wargamer ! (OK, je dispense ceux qui ne parlent absolument pas l’anglais quoiqu’il reste les images !).
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Chroniques de Cochinchine (1951-1956). Guy Simon.

La guerre des lieutenants et des capitaines en Indochine…

La guerre d’Indochine fut bien la guerre des officiers subalternes perdus dans des postes le long des routes de l’Indochine ou dans les unités d’intervention, souvent au niveau de la compagnie et du bataillon.

Le général Simon a décidé de publier les lettres qu’il écrivait principalement à son père lorsqu’il était jeune lieutenant durant la guerre d’Indochine. Il couvre ainsi une vaste période qui va de 1951 à 1056. Il nous dépeint la vie des troupes de secteur engagées contre la guérilla vietminh en Cochinchine.

J’ai, pour ma part, trouvé un grand intérêt à la lecture de ces documents pris dans l’instantané, j’ai apprécié la réflexion de ce jeune homme lancé dans un pays inconnu, dans un contexte difficile et en évolution permanente.

Le lieutenant Simon a appris à aimé l’Indochine. Le Général a souhaité en laisser le témoignage. Merci, mon Général.

Aux éditions Lavauzelle en 2004.


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