Res Militaris du colonel Michel Goya. Un must à lire absolument.

Je ne commente habituellement jamais des ouvrages que je n’ai pas fini de lire.

Mais là, il est clair que je me fends d’un billet pour vous inciter à acheter et à lire cet ouvrage encore une fois exceptionnel du colonel Michel Goya !

Res militaris Michel Goya éditions economica

J’avais déjà bien apprécié ses deux ouvrages précédents:

Res militaris est un ouvrage surprenant: il s’agit en fait de la compilation de fiches de synthèse établies par le colonel Goya à destination du chef d’état-major des armées (CEMA), le général Georgelin. Ce dernier d’ailleurs préface l’ouvrage.

Le livre porte, comme le sous titre l’indique, sur l’emploi des forces armées au 21ème siècle. Les notes ont été rédigées dans un contexte de réduction des forces armées, de réduction des budgets et de redéfinition des missions et des engagements militaires de la France.

Ce qu’il y a de passionnant dans l’ouvrage de Michel Goya c’est qu’il traite de problèmes contemporains auxquels est confrontée l’Armée Française au travers de grilles d’analyse empruntées à toutes les disciplines et au moyen d’exemples historiques particulièrement bien choisis.

Michel Goya nous apporte souvent une vision très vivifiante des choses militaires.

Il est clair qu’on reste souvent sur sa faim car les thèmes traités sont assez courts et parfois redondants. Chaque thème aurait évidemment mérité un traitement plus complet mais ce n’était clairement pas l’objet de ces notes de synthèse. L’auteur le précise d’ailleurs dans son introduction.

J’ai été vivement impressionné par l’étendue des connaissances de Michel Goya qui embrasse largement bien des disciplines: géopolitique, politique, économie, sociologie, géographie, histoire. C’est remarquable ! Franchement, lisez les ouvrages de Michel Goya, ils sont exceptionnels !

A ne rater sous aucun prétexte si vous vous intéressez à l’histoire, à l’armée française, à l’histoire militaire, bref à la Res Militaris.

Un excellent choix d’édition des éditions Economica et avec une bibliographie qui vaut vraiment le détour !


Vae Victis n° 91: ranplanplan…

Un Vae Victis sans surprises…

J’ai découvert ce numéro de Vae Victis durant mon vol entre Paris et Douala au Cameroun. Environ une heure de lecture.
Mon impression générale est: un numéro ranplanplan….

De facture toujours classique avec les mêmes rubriques dans les mêmes formats. Avec l’abandon du « format avec jeu en encart », la rédaction de Vae Victis nous ressert quasiment la même formule depuis 15 ans. Il y en a qui aiment; personnellement, je trouve ça ranplanplan… Surtout qu’à côté, j’ai reçu mon Battles Magazine n°3 bourré d’innovations… as usual (faut il rappeler que ce magazine français est édité en anglais…).

Au sommaire de ce numéro 91 de Vae Victis:

  • un éditorial…ranplanplan, comme d’hab, du rédac’chef Nicolas Stratigos. Aucune excuse, il restait bien 6/8 lignes libres en bas de page ! N’a ti’il rien à dire aux lecteurs ? Finalement, je le comprends, il n’a rien à annoncer effectivement.
  • une rubrique Nouveauté Hexagones riche d’une douzaine de simulations présentées. J’ai particulière apprécié le travail de Frédéric Bey sur Wallace’s War et celui de Lionel Jarry sur RAF.
  • une belle analyse de Storm over Taierzhuang par Luc Olivier. Luc est un concepteur reconnu (j’attends d’ailleurs avec impatience la ré-édition de son excellent Dien Bien Phu chez Hexasim !), ça se sent quant il décortique un wargame. Les forces et les faiblesses du système sont bien mises en lumière avec le débat sur les conditions de victoire qui ont fait chauffer ConsimWorld. Bean travail as usual !
  • Kawanakajima ! Qu’est ce ? François-Xavier Euzet nous livre son analyse de ce jeu d’Hexasim consacré au moyen âge japonais. L’époque ne me passionne pas mais c’est bien fait comme cette simulation me semble t’il !
  • Caucasus campaign. Hervé Borg nous livre sa réflexion sur cette campagne sur lequel bien peu d’éditeurs s’étaient penchés jusqu’ici ! Mark Simonitch, le designer, n’est pas n’importe qui et l’éditeur, GMT Games, non plus.  Visiblement un bon jeu dans lequel le Soviétique a du potentiel pour contrer une blitzkrieg en bout de course. Lisez ou relisez à cette occasion le Stalingrad de Jean Lopez. Malgré le titre de son ouvrage, vous comprendrez mieux les enjeux et les difficultés rencontrés par les Allemands pour cette campagne du Caucase !
  • Totensonntag. Là, déception ! OK, c’est un compte-rendu de partie mais quand on ne connait pas le jeu, on décroche rapidement ! Une introduction décrivant les concepts de ce jeu eut été la bienvenue… Peut être y a t’il eu un article dans un numéro précédent de Vae Victis ? Mais je n’avais rien sous la main… Donc peut mieux faire ! Désolé, François !
  • 1805, sea of glory. Les campagnes navales n’ont pas toujours été à l’honneur chez les éditeurs de wargame. GMT Games nous sort visiblement une bonne simulation de la campagne navale de 1805 qui se solda par un Trafalgar retentissant ! Un bon article de Julien Bonnard.
  • Elusive Victory ! Toujours chez GMT Games ! Et sur un sujet rarement traité également: les campagnes aériennes au Proche-Orient de 1967 à 1973. Antoine Thévenon sur son blog Sfameyr nous avait gratifié d’une belle présentation et de deux scénarios. Philippe Allard vient compléter l’information avec une présentation complète mais traditionnelle en deux pages.
  • C’est fini pour les bonnes choses ! Mais vous allez me dire que finalement, je suis content. Ben non, je vous dis que je trouve ça ran plan plan ! Ce ne sont pas les auteurs que je mets finalement en cause, c’est la rédac’: un format constant par analyse (2 pages), une mise en page sans surprise… En fait, mon problème ce n’est pas « ran-plan-plan Vae Victis » mais « gorgeous Battles Magazine » ! Si je prends l’article de Julien Bonnard sur 1805, Sea of glory,  il a eu trois pages pour s’exprimer. David Hughes en a eu 7 dans Battles Magazine avec deux photos pleine page mettant bien en valeur le relief de ce jeu à blocs. Dans l’article que consacre Nicolas Eudin à Richard III de Columbia, toujours dans Battles n°3, il a 6,5 pages pour s’exprimer avec un insert d’une interview du concepteur, Jerry Taylor, et une rubrique News…. Bref, les analyses de Vae Victis se retrouvent coincées entre les informations que nous délivrent désormais blogs et forums sur les sorties de jeu et les analyses plus en profondeur d’un magazine comme Battles ! C’est pour ça que je trouve cela ran plan plan… Il faut se renouveler !
  • La « big red one » en Sicile sur l’engagement de la 1st Infantry Division par Philippe Naud. J’ai toujours du mal à comprendre désormais l’intérêt de cette rubrique: 4 pages d’un historique déconnecté du jeu en encart. Le seul moyen trouvé est de lui associer un scénario d’ASL, un autre pour En pointe toujours ainsi qu’un scénario pour figurinistes. Cela devient incohérent pour moi… toujours le syndrome « on fait plaisir à tout le monde ».
  • L’empire romain et sa défense. Un excellent article synthétique (2 pages) de Frédéric Bey ! C’est clair que quand Semper Victor est à la manoeuvre, le niveau des articles monte ! Ce n’est pas la première fois que je fais ce constat. Mais 2 pages pour la défense de l’empire romain contre 4 pages pour une division en Sicile…
  • Le jeu en encart: Pax Romana. Je m’excuse d’avance auprès de Stéphane Theillaumas. Mais là, on touche le fond de la régression… Un système conçu, je cite: »initialement comme un jeu coopératif pour permettre à des classes entières d’élèves de 6ème ou de cycle 3 de se familiariser avec la géographie et les problèmes de développement de la défense de l’empire romain… ». Bon, pourquoi pas ? 2 pages de règles, des pions on ne peut plus basiques, une carte jaune et bleue… bref… je zapperai celui là aussi… en attendant le Suez 1956 d’Amaury. J’espère… En fait, c’est toujours mon principal reproche à Vae Victis, un format  de jeu ranplanplan qui ne laisse pas la possibilité aux concepteurs de s’exprimer. Je continue à penser que Battles Magazine a, quant à lui, trouvé le bon format DIRECTEMENT: 140 pions, 6 à 8 pages de règles, des composants de qualité. Exit les jeux en encart de Vae Victis ! Messieurs les concepteurs, proposez vos bons jeux à Battles Magazine, ils sauront les mettre en valeur ! Plus à Vae Victis !
  • Une page d’add-on pour Les nettoyeurs de Patrick Receveur.
  • ensuite, on passe aux pages pour les figuristes que je vais parcourir rapidement: deux pages d’Alexandre Buchel sur les armées présentes au tournoi Argentoratum avec de belles photos, un autre scénario sur la Sicile 43, une règle skirmish sur la période 1914-1950 (sic) avec de belles figurines sur la guerre civile espagnole, l’armée roumaine dans Flames of War, deux pages toujours de nouvelles règles avec figurines par l’inusable Jean-Philippe Imbach qui doit en avoir désormais une large bibliothèque…, les ridicules parades de figurines métal et plastiques (le web en est plein, plein, plein…)
  • une page unique, toute aussi ridicule (parce qu’unique) sur un jeu informatique, Empire of Steel… Rappelez vous: il faut plaire à tout le monde !
  • Quatre pages de compte-rendus de tournois aux photos rikiki… Franchement, faudrait que Vae Victis fasse vivre cela plutôt sur le web. C’est sa place ! Bon, c’est sûr que ceux qui sont sur la photo ou qui ont leur nom cité sont contents…
  • enfin, la rubrique qui sauve le tout, la toujours excellente revue de livres de Laurent Henninger ! Franchement, elle me manquerait si Vae Victis disparaissait… Je l’inviterais bien volontiers sur mon blog… ;-)
  • à noter… le retour des annonceurs… ce qui est plutôt bon signe… 3,25 pages d’annonceurs hors Histoire & Collections…

Pour résumer, j’espère que vous avez compris ma perception ranplanplan de ce numéro de Vae Victis, toujours engagé dans la réduction des frais donc des jeux en encart et dans la stratégie du « Il faut plaire à tout le monde » au risque de ne plaire à personne. Bon allez, je m’en retourne à mon Battles Magazine 3. OK, il est en anglais, mais il est dense, innovant et le jeu de Laurent Guénette, A week in Hell, est une petite merveille de conception et de qualité graphique. Argh, que j’ai aimé Vae Victis !

Vae Victis n°91 de mars-avril 2010 est édité par Histoire & Collections.

Un salut amical du Cameroun aux lecteurs de Bir Hacheim !

Bonjour de Limbé au Cameroun !

Je suis actuellement au Cameroun dans le cadre d’un partenariat universitaire avec l’Ecole Supérieure de Gestion de Douala, la capitale économique du pays.

Ce week-end, j’ai séjourné à Limbé à l’ouest de Douala. Limbé a la particularité d’être anglophone dans un pays majoritairement francophone. En effet, suite à la défaite allemande de 1918, le Cameroun est passé sous domination française (8 régions) et britannique (2 régions).

Limbé au Cameroun plage de sable noir

Une jolie petite ville qui allie de belles plages de sable noir avec des collines verdoyantes.

La ville est située au pied du Mont Cameroun, volcan toujours en activité dont la dernière éruption date de 1999.

Limbé - collines verdoyantes - champs de lave - mont Cameroun

Je vous conseille le Cameroun, dépaysement garanti, belles plages, nature verdoyante et des Camerounaises et des Camerounais charmants et sympathiques !

J’aime l’Afrique !

La Cuisson du Homard par Michel Gurfinkiel.

Intéressant essai de défense d’Israël écrit à chaud.


Ecrit peu après l’arrêt du processus d’Oslo entre Israéliens et Palestinien, l’ouvrage de Michel Gurfinkiel nous emmène dans l’histoire du Proche-Orient.

Le Proche Orient, l’un des berceaux de notre civilisation et lieu centrale de nos religions monothéistes. Ce qui devrait être un foyer de paix est un foyer de guerre depuis des siècles et des siècles.

Michel Gurfinkiel nous propose une lecture franche et directe de la naissance et de la défense de l’état d’Israël. L’argumentation est solide et documentée. Elle ne plaira évidemment pas à tout le monde.

L’auteur y défend la thèse que les avancées d’Israël sont toujours prises par des faiblesses par les Arabes amenant une surenchère des revendications.

Pour ma part, j’y ai trouvé beaucoup d’humanité et de compréhension du monde arabe. Michel Gurfinkiel nous démontre ainsi qu’on peut être de parti pris et néanmoins un « honnête homme ».

A lire pour mieux comprendre: la genèse des peuples juif et palestinien, les arguments de chaque camp, les enjeux géopolitiques des pays concernés mais aussi des puissances impliquées.

La république et son armée par Paul-Marie de la Gorce.

Cent années difficiles pour l’armée française…

Belle synthèse sur l'évolution de l'armée française au 20ème siècle !

Vaste panorama que celui que nous présente Paul-Marie de La Gorce, celui d’une armée pendant près d’un siècle décisif.

Armée issue de la défaite de 1870-71 et qui va se reconstruire en vue de la revanche, armée de la victoire de 1918, armée de l’empire colonial français, armée de la défaite de 1940, armée de la France Libre et de la victoire de 1945, armée des professionnels de l’Indochine, armée de conscription en Algérie et armée dans l’OTAN face au Pacte de Varsovie.

Ce siècle fut celui de mutations très profondes dans les forces armées d’un France qui perdait sa place de puissance mondiale.

Paul-Marie de la Gorce, à la fin de la guerre d’Algérie nous livre une belle synthèse bien rédigée dans un format de 700 pages quand même. Une bonne pièce pour ceux qui s’intéressent  à l’histoire de l’armée française.


Battles Magazine n°3. (wargame)

Battles Magazine n°3 est sorti ! Et c’est du lourd, du lourd !

Jugez-en:

  • 140 pages dédiées au boardgame (wargame avec carte et pions)
  • 28 articles thématiques
  • pas moins de 11 jeux récents sont décortiqués dans des analyses superbement mises en valeur
  • une série est longuement abordée: celle de Kevin Zucker sur les guerres napoléoniennes
  • et le must: un superbe jeu de Laurent Guénette: A week in hell consacré à la bataille de Hué en 1968: le sujet est rare, le traitement original, les pions et la carte sont superbes !

Cerise sur le gâteau, les abonnés ont reçu une simulation en complément: Storm over Kunlun Pass de Terence Co qui opposa Chinois et Japonais en 1939 ! A noter que les composants sont également de toute beauté et l’originalité présentée par le livret de règles: 16 pages en quart de A4.

Olivier Revenu, le rédac’chef de Battles Magazine, nous a  gâté une nouvelle fois !

Il y a toujours des surprises dans Battles Magazine … et ON AIME ÇA ! BRAVO !

Ah oui, pour les retardataires… Abonnez-vous ! La simulation « Storm over Kulun Pass » est offert aux 1.000 premiers abonnés !

Je reviendrai plus avant prochainement sur ce numéro 3 de Battles Magazine. Je pars au Cameroun cette semaine, je le prendrai avec moi !

Mes autres articles sur Battles Magazine:

Afghanistan: les victoires oubliées de l’Armée rouge par Mériadec Raffray.

Au moment de l’engagement croissant de l’Otan en Afghanistan, il est utile de se rappeler les dix années de l’Armée Rouge soviétique sur le sol du « pays de l’insolence ».

C’est ce que nous propose Mériadec Raffray avec cet ouvrage paru dans la collection « Stratégies et doctrines » de l’éditeur Economica.
Un petit ouvrage sans prétention de 125 pages qui revient sur un sujet assez peu traité, il faut le dire, dans l’édition française.
L’ouvrage  nous propose de redécouvrir le contexte géopolitique de l’Afghanistan de l’époque, les cditions d’engagement des forces soviétiques, les phases majeures de la guerre. Des chapitres très instructifs sont consacrés à l’adaptation de l’Armée Rouge à un conflit de basse intensité, tant au niveau de sa doctrine que de son organisation, de ses hommes et de son matériel.

Loin des clichés généralement admis sur ce conflit, l’adaptation réussie au théâtre afghan et des exemples d’opérations victorieuses sont décrits avec précision. Un parallèle avec la situation actuelle nous est également proposé. L’ »afghanisation du conflit » fut également la solution adoptée par les soviétiques mais l’explosion de l’Union Soviétique ne permit plus aux russes de maintenir leur aide à l’armée afghane qui s’écroula en quelques années…

Il est clair que le conflit actuel devient de plus en plus difficile mais comparaison n’est pas raison. Pour rappel, les soviétiques perdirent de 14.000 à 26.000 hommes en Afghanistan sur ces dix années. Depuis 2001, les forces de la coalition en ont perdu 1.000.

A noter deux annexes fort appréciables: le témoignage d’Amin Wardak, chef de guerre afghan de l’époque ainsi que de Patrice Franceschi qui assista les afghans dans leur combat.

A noter la piètre qualité de reproduction des cartes dont Economica devient coutumier. Dommage.


Disparition du général Alain Bizard, ancien officier para de Dien Bien Phu.

Hommage à cet officier para exemplaire, ancien de Dien Bien Phu.

Voir sa biographie sur le site Zone Militaire. In memoriam.

Stalingrad, la bataille au bord du gouffre par Jean Lopez.

Le livre que méritait la campagne de Stalingrad.

Stalingrad. Un des symboles les plus forts de la deuxième guerre mondiale longtemps considéré comme le tournant du conflit.

En fait, on oublie souvent, tellement le symbole est fort, que la ville du bord de la Volga ne fut pas toujours l’enjeu des opérations dans laquelle elle fut prise et ces opérations furent parmi les plus décisives de la guerre: le plan Blau allemand de l’été 1942 qui visait à mettre la main sur les champs de pétrole soviétiques, l’opération Uranus soviétique qui mena à la rupture du front sud et à l’encerclement de la 6ème armée de Paulus à Stalingrad, l’opération Wintergewitter de von Manstein qui visait à dégager le camp retranché de Stalingrad.

Par contre, Stalingrad allait devenir un symbole majeur, comme un match au finish, entre deux volontés: celle du peuple russe qui encaissait défaite sur défaite, celle du peuple allemand qui souhaitait la fin de la guerre. Ce fut également la confrontation entre deux conceptions de la guerre et du commandement bien différentes. Les allemands, maîtres de la tactique et du niveau opérationnel commençaient à être empêtrés par une implication de plus en plus prégnante d’Hitler sur le niveau stratégique. Quant aux Russes, leurs défaites répétées et leurs complexes d’infériorité allaient mener à une remise en cause du commandement et la reprise en main des affaires militaires par des officiers de talent.

Malgré tout cela, cette bataille exceptionnelle n’a pas eu, en langue française, les historiens qu’elle mérite. L’ouvrage de Jean Lopez vient remplir ce vide immense.

Cet auteur, à qui certains reprochent de ne pas être historien de métier, vient nous apporter une somme exceptionnelle sur ces mois décisifs de 1942-1943. En fait, son ouvrage « Stalingrad, la bataille au bord du gouffre », englobe largement toutes les opérations relatives à la bataille: du plan Blau aux offensives soviétiques du printemps 1943.

Jean Lopez s’appuie sur les travaux d’auteurs étrangers principalement anglo-saxons et allemands de talent. Mais Jean Lopez nous apporte également une réflexion complète et synthétique de cette période majeure de la seconde guerre mondiale: forces en présence, doctrines d’emploi des forces, plans stratégiques, contraintes humaines et logistiques, déroulé des opérations. Certains ont également reproché à l’auteur sa manie de mettre en majuscules les termes qu’il estime essentiels à son raisonnement, pourquoi pas… Pour ma part, je salue un travail d’une ampleur exceptionnelle qui n’avait jamais été réalisé en langue française. En cela, Jean Lopez s’affirme, pour moi, comme un vrai historien de la seconde guerre mondiale. A noter que les éditions Economica ont également publié deux autres ouvrages de Jean Lopez: l’un sur Koursk en 1943 et l’autre sur Berlin en 1945.

Merci à Economica pour cette publication d’un ouvrage à classer désormais dans les classiques de l’histoire militaire.

Pour accompagner cette lecture, je vous conseille les wargames suivants:


Generation Kill ! Une série TV aux effets spéciaux époustouflants !

Les Marines, l’Irak et les effets spéciaux !

Sur leur blog que je vous conseille, les éditions Nimrod ont présenté Generation Kill, une série TV inspirée du livre de Evan Wright, paru aux USA en 2005. Cette série suit les opérations d’un bataillon du US Marines Corps durant la guerre d’Irak.

Ce qui est impressionnant, ce sont les effets spéciaux mis en oeuvre. Une démo est sur le site de Cinesite qui les a réalisés. C’est terriblement efficace ce qu’on peut faire aujourd’hui ! En plus, la bande son de la démo est superbe: I just want to celebrate de Rare Earth ! Marines et rock & roll !

Yeah ! Gung Ho, Marines, let’s go !



Le DVD n’est pas encore disponible sur Amazon France, dommage…