Histoire des décorations. Du Moyen Age à nos jours. Bertrand Galimard Flavigny. Sortie.

Un thème original qui se concentre sur les décorations françaises de la chevalerie à aujourd’hui.

Bien évidemment, la Légion d’honneur y tient une position centrale.

Je ne connais pas encore l’auteur qui a déjà proposé aux lecteurs une histoire de l’Ordre de Malte, également aux éditions Perrin.

Ça me rend curieux, lecture sous peu !

Aux éditions Perrin en mai 2017. En 320 pages. Avec annexes et bibliographie.

 

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Ligne de front n°67. Magazine.

Un sommaire bien riche pour ce numéro 67:

  • La 78. Sturm. Division (1ère partie): un article consacré à une unité originale dans l’ordre de bataille de la Wehrmacht. C’est le chef d’escadron Loïc Bonal qui nous le délivre. J’avais découvert récemment sa plume dans un article consacré, déjà, à une unité allemande dans le numéro 70 du magazine 2e Guerre Mondiale. Dans cette première partie, l’auteur nous présente l’unité d’origine, le concept de sturm-division et sa mise en application sur la grande unité observée. Bien précis et bien carré !
  • Sébastopol (1941-1942): une épine sur la Mer Noire. Dans un article passionnant et bien construit, Vincent Bernard nous présente l’ensembles des opérations en Crimée jusqu’à la chute du grand port de la Mer Noire. Belle cartographie.
  • Tueurs en uniforme. Les soldats politiques de l’Axe. Sincèrement, je pensais m’ennuyer avec ce dossier constitué de quatre articles de longueur variable. Au delà du titre, il s’agit d’étudier l’engagement des para-militaires politiques en Allemagne, en Italie, en Croatie et en Hongrie. Si le gros morceau est consacré classiquement par Yann Mahé à la Waffen-SS, on a une approche en profondeur du sujet par David Zambon pour l’Italie mussolinienne. Yann Mahé nous propose des articles plus courts sur les oustachis croates et sur la garde hinka hongroise. Au final, une bonne approche des spécificités des unités « politiques » tant dans leur entrainement que dans leurs opérations et dans leur rôle dans les crimes de guerre nombreux de la période.
  • Andréï Vlassov et son armée. L’échec de la collaboration russe. Nicolas Anderbegani vient compléter utilement le dossier précédent en revenant sur les soldats soviétiques qui vont se rallier au régime nazi durant la seconde guerre mondiale. La personnalité et le parcours de leur chef sont mises en avant. Les conditions d’engagement et les difficultés rencontrées firent de ces hommes des « soldats perdus » qui le payèrent évidemment très cher à la fin du conflit.
  • « Par la force et la ruse », le Special Boat Service ». Un court article sur le SBS britannique, unité de référence des forces  spéciales d’aujourd’hui. Par Yann Mahé.

Au final, un numéro plaisant à l’iconographie toujours de qualité, il faut le rappeler !

Ligne de front n°67. Numéro des mois de mai et juin 2017. Un magazine des éditions Caraktère.

Le site de l’éditeur.

La page Facebook du magazine.

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Ce que je sais… I- Les Atrides (1974-1988). Charles Pasqua.

En fin d’année dernière, j’avais lu le dernier ouvrage, posthume, de Charles Pasqua, personnage-clé de la V° République: « Le serment de Bastia ».

A cette occasion, j’avais découvert qu’il avait publié, en deux tomes publiés en 2007 & 2008, ses mémoires politiques de 1974 à 1995.

Si le style littéraire et la verve méditerranéenne sont sensiblement moins présents que dans « Le serment de Bastia », on a une version plus sombre d’une période politique qui fut finalement bien peu favorable à la vision gaulliste de l’auteur. Dans le premier tome, consacré à la présidence de Valéry Giscard d’Estaing et à la première de François Mitterand,  Charles Pasqua accuse clairement la tentation du rapprochement « droite et centre » chère à Juppé et Balladur ainsi que les atermoiements du leader gaulliste choisi ( y compris par lui…), Jacques Chirac. D’ailleurs, le titre de ce premier tome en dit long: les Atrides.

Dans le contexte actuel d’écartèlement de la droite et de recherche de solution (encore et encore) au centre, l’ouvrage de Charles Pasqua présente un certain intérêt !

Aux éditions du Seuil en 2007, puis en poche en 2009. Avec un cahier photos.

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Los ! Hors-série n°14. Magazine.

Quel dossier précis sur un sujet PASSIONNANT !

Votre attention, s’il vous plaît !

Vous avez ici un vrai ouvrage de 116 pages consacrées à la cryptographie et au cassage des codes navals allemands durant la seconde guerre mondiale. Le sujet est magnifiquement couvert par un texte très précis, dense, souvent ardu mais toujours passionnant, proposé, pour l’essentiel, par Xavier Tracol avec une conclusion intelligente de Vincent Bernard sur le rôle réellement attribuable à ULTRA dans la victoire alliée dans la bataille de l’Atlantique.

J’insiste sur la partie ardue car les descriptions du fonction et des principes de codage d’ENIGMA ne sont pas simples. Au delà de la technique, l’histoire des codes, des différentes versions et des personnages clés sont bien couverts également. Les différentes étapes de progrès de Bletchley Park, les coups de chance et les actions qui ont permis de débloquer la situation sont également bien mis en valeur avec un suspens digne d’un bon roman d’espionnage…

Je me dois d’ajouter aussi que l’iconographie est exceptionnelle, comme souvent chez les éditions Caraktère.

Bref, un sans-faute pour un hors-série exemplaire !

Bravo ! A se procurer de toute urgence !

Los ! Hors-série n°14. Numéro des mois d’avril & mai 2017. Un magazine des éditions Caraktère.

Le site du magazine.

Sur Facebook.

 

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Histoire de l’armée française. 1914-1918. François Cochet & Rémy Porte.

Une bien belle somme !

Je n’en doutais pas et je n’ai pas été déçu. Cet ouvrage est une très intéressante synthèse sur l’évolution de l’armée française au cours de la 1ère guerre mondiale. Bon, une synthèse en 528 pages quand même ! 😉

Les deux historiens donnent de la hauteur à leur texte tout en entrant dans le détail quand cela est nécessaire. Bref, un vrai travail d’historien moderne de bout en bout.

Trois grandes parties:

  • Hommes et organisations: l’évolution du recrutement, l’adaptation des organisations de la guerre de mouvement à la guerre des tranchées puis de nouveau à la guerre de mouvement en 1918.
  • Hommes au combat: l’adaptation au nouveau mode de guerre, les hommes, le commandement, les unités, l’évolution de l’artillerie, le poids croissant des non combattants, le renseignement militaire
  • Matériels & emplois: les nouveaux moyens offensifs, la marine, l’aéronautique militaire, les communications

Le texte est très intéressant et résolument critique, apportant pas mal de contre-points sur des sujets supposés maîtrisés depuis bien longtemps. J’aurais par contre aimé plus de comparaison avec l’évolution des autres belligérants durant ces quatre années de guerre. Mais il est clair que le format, déjà imposant, aurait explosé…

Cet ouvrage va rejoindre, dans ma bibliothèque,  « La chair et l’acier » de Michel Goya qui reste, pour moi, la pièce majeure sur le sujet ! Dieu, que nos historiens actuels sortent de bons ouvrages sur la « res militaris » !

Vivement conseillé !

Aux éditions Tallandier en mars 2017. Avec des notes abondantes, bibliographie sélective et un index des noms de personnes.

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Les Français en guerres. François Cochet.

Je suis en train de terminer la lecture de « Histoire de l’armée française » de Rémy Porte et François Cochet. En parallèle, je viens de découvrir, grâce aux éditions Perrin, que le même François Cochet va nous proposer, courant mai, un nouvel ouvrage plus large consacré aux « Français en guerres ». J’imagine que vous avez bien noté le pluriel associé au mot guerre.

Il ne s’agit pas d’erreur technique; la volonté de l’auteur étant de couvrir son sujet de la guerre de 1870 aux Opex d’aujourd’hui en passant par la 1ère guerre mondiale, la seconde et par les guerres de la décolonisation.

L’approche de l’auteur est résolument tournée vers les soldats et les situation de combat au travers de trois belles parties:

  • qui combat ?
  • pourquoi les Français se battent-ils ?
  • les visages du combat

L’ouvrage de près de 550 pages comportent également, en fin d’ouvrage, des notes, une bibliographie sélective et un index des personnes. Avec 7 cartes dans le texte.

Aux éditions Perrin en mai 2017

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Vae Victis n°133. Magazine. Wargame.

Tout d’abord, une remarque positive. J’apprécie grandement le choix du wargame en encart de ce numéro 133: un système original pour une bataille de Dixmude en 1914, jamais simulée jusqu’ici à ma connaissance. Si on ajoute à ça de beaux composants, l’affaire se présente bien ! A tester… dès que possible !

Au sommaire:

  • Nouveautés hexagones: 7 simulations au menu.
  • Tenkatôitsu: le Japon médiéval à la française. Une analyse bien complète de cet opus édité chez Hexasim. Travail sérieux de François-Xavier Euzet (comme toujours) ! Avec interview de l’auteur.
  • Clash of Giants Civil War. Un seul système pour deux époques. Un article de concepteur bien mené par Frédéric Bey. La question est dans le titre… et la réponse dans le magazine ! 😉 Un jeu GMT Games.
  • On to Paris. La guerre de 1870 en détail. Il y a peu de jeux sortis sur cette guerre. C’est de nouveau François-Xavier Euzet qui nous propose une critique réelle mais objective de ce jeu édité par Compass Games. Je passerai mon chemin ! Well done !
  • Au service des cadres. Le wargame comme outil pédagogique. J’aime beaucoup ces articles, à la « Philip Sabin », qui fait sortir le wargame du hobby pour être une discipline d’apprentissage par le vécu des participants. Application au militaire et au business. Merci à Philippe Hardy !
  • First Crusade. Par le fer et la Croix. J’aime depuis des décades le magazine américain Strategy & Tactics. Decision Games a réussi à me faire lâcher prise depuis quelques années déjà. Merci à Arnauld Della Siega d’essayer de raviver la flamme avec cet opus… Je n’ai pas été convaincu mais je salue l’initiative !
  • Wing Leader: Supremacy 1943-1945. Plus vite, plus haut, plus lourd ! Une analyse en deux pages proposée par Patrick Ruestchmann sur le dernier opus aérien de Lee Brimmicombe-Wood ! J’ai du mal à me passionner pour l’aérien. Edité par GMT Games.
  • Fleurus 1794. Le charme d’une bataille peu simulée. Merci à Denis Sauvage pour cette analyse bien claire de cet add-on sur le Napoleon Last Gamble édité par OSG. A partir de la carte de 1815, il est possible de se plonger dans la campagne de Belgique de 1794 au commandement des armées de la Révolution !
  • Comancheria. 175 ans à la tête de l’empire comanche. Bon, pas bien intéressé par le sujet ni par l’approche globale sur 175 ans quand même. Une analyse de Christian Champalaune, nouveau contributeur du magazine !
  • Paths to Hell. Opération Barbarossa. Troisième opus d’une série tactique initiée avec A la Barricadas puis avec La bataille de France 1940. Marc Adda a su présenter l’intérêt de ce système sur un créneau déjà bien couvert. En plus, les composants ont l’air de belle facture ! Une production Compass Games.
  • Warfighter WW2. Combat tactique avec cartes. Bon, je ne suis pas fan des cartes donc je zappe. Dommage pour l’article de Patrick Ruestchmann.
  • The US Civil War. Toute la Sécession en un seul jeu ! Jean-Philippe Imbach, prince de la figurine, s’attaque parfois au boardgame. Il en a même commis deux dans Vae Victis ! Un article bien équilibré sur deux pages pour cette production de « the » Mark Simonitch chez GMT games.
  • La bataille de Dixmude 1914. Victoire défensive, victoire de la propagande. Un article plus qu’utile qui met en perspective la bataille dans le cadre de « la course à la mer » mais aussi sa dimension mémorielle concernant les fusiliers marins et les Bretons ! Vivifiant. Par Jean-Philippe Gury, auteur du wargame en encart.
  • Dixmude 1914. Les notes de conception de l’auteur. Toujours bien utile !
  • Simon Hall. le jeu d’histoire par passion ! Interview plus qu’utile par Jean-Philippe Imbach de Simon Hall, l’auteur de la règle Mortem & Gloriam bien mise en valeur dans le numéro précédent du magazine. Sujet bien intéressant !
  • Aux confins de la Syrie ? Rome s’attaque à l’empire séleucide. Un scénario Mortem & Gloriam joué par deux anciens de la figurine, Philippe Séberac et Nicolas Stratigos. Pas trop convaincu par la démonstration mais peut-être que la taille des armées était insuffisante ?
  • Construire une ferme. Séquence bricolage pour figuriniste averti. Par Bruno Allaçon. Je zappe.
  • The guns of Bristol. Une aventure de Dick Turpin pour la règle En garde ! Scénario figs par Grégory Berva. Je zappe.
  • Age of Caesar. César, ses victoires et ses déboires ! Des scénarios figs autour de la carrière du « divin chauve ». Par Nicolas Rostaing. Des figurines magnifiques !
  • Castor au Tonkin. Les paras sautent sur Dien Bien Phu. Scénario figurines sur l’assaut aéroporté sur la vallée de Dien Bien Phu fin 1953. J’ai pas bien l’impression de retrouver l’esprit des combats réels dans ce scénario mais bon, c’est sympa ! Par Jean Renault.
  • Revue des revues. Figurines, Par Jean-Philippe Imbach.
  • Bibliothèque stratégique. Du volume comme d’habitude en 4 pages bien denses. Par le trio Bey-Imbach-Naud ! 😉
  • Nouveautés règles. Toujours par Jean-Philippe Imbach.
  • Nouveautés figurines.

Vae Victis n°133. Numéro des mois de mai & de juin 2017. Un magazine des éditions Cérigo.

Le site du magazine.

Sa page sur Facebook.

 

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Les Harlem Hellfighters. Max Brooks.

Les éditions Pierre de Taillac me surprennent régulièrement par les sujets traités mais aussi par la qualité de leur production.

L’ouvrage proposé ici est une triple surprise:

  • Il est tout d’abord consacré au 369° régiment d’infanterie, régiment américain « noir » engagé au combat au sein de l’armée française. Pour tout dire, ce sujet m’était très peu connu. Pour en savoir plus sur cette unité.
  • Ensuite, il s’agit d’une oeuvre d’un auteur américain, Max Brooks, qui souhaitait en faire le scénario d’un film et qui finalement dut se rabattre sur le format « bandes dessinées ». Du coup, on a droit à une approche par les faits mais aussi à des éléments romancés. L’auteur s’en explique à la fin de l’ouvrage.
  • Enfin, n’étant pas habitué au format « bandes dessinées », j’avoue avoir été surpris par le traitement violent du sujet par le dessinateur Caanan White. Son style et l’utilisation du noir et blanc accentuent le propos de l’auteur sur fond de ségrégation raciale aux Etats-Unis.

Au final, une surprise agréable qui pourrait cependant tenir à distance les amateurs d’Histoire à la recherche des seuls faits historiques.

Aux éditions Pierre de Taillac en avril 2017. 200 pages.

 

 


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James Bond n’existe pas. mémoires d’un officier traitant. François Waroux.

Bon, je n’ai pas résisté longtemps à la lecture de cet ouvrage sur le métier d’espion au service de la République !

Comme le titre le laissait prévoir, on est bien loin des exploits de 007 ! D’autant plus que l’auteur fut « officier traitant » et non relevant du service action de la DGSE.

Sans aucune prétention, l’auteur nous propose ses mémoires de son engagement dans l’armée française à son passage à la DGSE puis ses différentes missions majeures avec comme faits saillants l’Ethiopie et le Pakistan.

Point de secrets révélés mais une approche didactique, concrète des missions des « officiers traitants ». A cette occasion, on découvre plus précisément le rôle et les motivations des « agents » ainsi que ceux des « honorables correspondants ».

A l’ère du renseignement électronique, on comprend l’importance toujours marquée du « renseignement humain » et des manipulations « au service de la République » !

De lecture rapide et agréable, vous ne regretterez pas cette acquisition ! Recommandé !

Chez Mareuil Editions en mars 2017. 224 pages avec annexes et cahier photos n/b hors-texte.

 

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Premières gloires. Vae Victis. Wargame.

Cérigo Editions, l’éditeur du magazine Vae Victis, nous propose, pour la première fois, une belle réédition: 4 batailles de la Révolution et du Consulat qui ont fait les belles heures du magazine et toutes basées sur le système « Jours de Gloire » de Frédéric Bey:

  • Rivoli 1797
  • Zürich 1799
  • Montebello 1800
  • Marengo 1800

Plus qu’une réédition simple, les ordres de bataille et les situations ont été complètement révisés. Il en est de même pour la cartographie et l’infographie des cartes mais aussi des pions. Un magnifique travail de Pascal da Silva d’ailleurs ! 😉

Si on ajoute à ça le prix de 35,28 euros en pré-commande et celui de 41,50 euros ensuite, on a là une sympathique opportunité de s’offrir quelques heures de wargame à bon prix !

Pour le commander, c’est ici !

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