Champs de bataille n°43. Magazine.

Un numéro de bonne facture que ce 43ème opus de cette revue consacrée à l’histoire militaire.

Au sommaire:

  • Le général Smedley Butler. Une biographie en quatre pages réalisée par Jean-Philippe Liardet sur une légende de l’US Marine Corps.
  • Les Marines au Nicaragua (1910-1033): Frédéric Ortolland nous emmène, comme bien souvent, découvrir un théâtre d’opération peu connu de l’histoire du 20ème siècle. Ici, il a jeté son dévolu sur les interventions de l’Amérique de la « Destinée manifeste » dans son arrière-cour (backyard) de l’Amérique centrale.  Intéressant et bien illustré.
  • La fin d’un monde: la chute de la dynastie Ming. Un article d’un nouveau contributeur, Philibert de Loisy. Je n’ai pas vraiment accroché mais ce n’est pas un de mes sujets préférés, c’est clair.
  • La bataille des géants: Marignan. Ah le rêve italien des Valois ! Pascal Chambon nous rappelle le contexte des guerres italiennes de la couronne de France avant de se lancer dans une analyse détaillée de la bataille. Les Suisses étaient durs à la tâche mais l’artillerie française fut effroyable ! Bien illustré.
  • L’équipement du centurion romain du début du 1er siècle ap JC. Un article magnifiquement illustré de Sébastien Lemoine.
  • Le rôle déterminant de la puissance navale durant les guerres puniques. Un très bel article de Raphaël Schneider consacré à la dimension navale de ces grands conflits de l’antiquité méditerranéenne. Avec de beaux profils et de beaux clichés de la situation actuelle du site de Carthage et de son port.

Un numéro de plus de la revue qui confirme son éclectisme et la richesse de ses illustrations.

En vente dans les maisons de presse et chez l’éditeur.

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Vous, les politiques… Francis Mer avec Sophie Coignard.

La période électorale s’y prêtant,  j’ai ressorti quelques ouvrages lus avant la précédente élection présidentielle. Rien n’a changé… en pire…

Celui de Francis Mer m’avait bien plus; appréciant ce chef d’entreprise sérieux et rigoureux.

Ecrit rapidement après son passage au ministère de l’économie et des finances, cet ouvrage d’un grand capitaine de l’industrie apportait une approche concrète de la situation de la France: forces, faiblesses et solutions basée sur l’expérience et les valeurs de cet homme qui a redressé l’industrie sidérurgique française.

Livre d’un grand patron habitué à fixer des objectifs et à les tenir. Qui peut en dire autant chez nos politiques ?

Aux éditions Albin Michel en 2005. 240 pages.


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Napoléon & le management. Alexis Suchet.

Sujet intéressant, résultat décevant !

L’idée revient régulièrement en management: essayer de tirer de l’art de commander des grands chefs militaires des clés pour le succès dans le mande du management.

Sur cette idée, Alexis Suchet peine à traiter son sujet: ni livre consacré au management, ni livre consacré à napoléon! L’utilisation de citations de Napoléon

Bonaparte pour illustrer son argumentation (hors contexte et surtout sans respect des dates historiques) me semble procéder d’une démarche peu sérieuse tant sur le plan historique que sur le plan méthodologique.

Le concept de l’ouvrage: décoder le leadership d’un grand capitaine sous l’angle des techniques du management moderne reste très intéressant ! Le professeur Kets de Vries avait mis en oeuvre cette approche dans un excellent article sur Alexandre le Grand (European Management Journal de juin 2003).

Aux éditions Tallandier en 2004. 264 pages.


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DGSE Service action : Un Agent sort de l’ombre. Pierre Martinet.

Un agent ordinaire pour une vocation pas ordinaire ?

Je suis passionné d’histoire mais j’ai toujours été impressionné par l’importance du renseignement et par le courage des femmes et des hommes qui le pratiquent dans des conditions particulièrement périlleuses.

Le métier d’agent du Service Action fait rêver ou fait peur.
Pierre Martinet décrit l’avant, le pendant mais aussi le difficile après d’un métier ou d’une vocation bien particulière. On y découvre une voie qui n’est pas celle du bonheur mais celle du service.

L’évolution psychologique de l’homme y est décrite avc pudeur et efficacité.

Aucun grand secret n’est révélé, Pierre Martinet reste de la race des hommes de l’ombre et au service de la France …

400 pages. Aux éditions Privé. en 2005.


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Los !

Dans ce contexte de marasme économique et d’incertitude politique, il y a des éditeurs de presse français qui jouent le jeu d’innover et de créer de nouveaux titres !

C’est le cas de Yannis Kadari et des éditions Caraktères !

Il vient nous proposer prochainement un nouveau titre consacré à la guerre navale: Los !

Ça claque comme une torpille quittant son tube pour aller couler un porte-avion, un croiseur de bataille, un destroyer ou un tanker ! Au choix !

Sujet pointu mais finalement assez peu couvert, on voit d’emblée que la ligne éditoriale a déjà bien des points communs avec Lignes de front ou Batailles & Blindés du même éditeur que je chronique régulièrement.

Les premiers sujets me semblent bien intéressants… Vous voulez en savoir plus ? Allez consulter le sute web du nouveau magazine !

http://www.los-mag.com/

Et dans tous les cas, achetez le numéro 1 de Los !

Torpedo, los !

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Mort ou vif. Tom Clancy.

J’ai découvert Tom Clancy, il y a près de 30 ans avec « Jeux de guerre ». Tout un symbole, non ?

J’ai donc suivi les aventures de Jack Ryan d’analyste de la CIA jusqu’à président à la retraite.

Les derniers opus se sont espacés et le souffle était un peu retombé au fil du temps

J’en suis au tiers de ce Mort ou vif (plus de 900 pages) et évidemment, je suis accroché.

Comme d’habitude avec Clancy, ça part dans tous les coins.

Comme d’habitude, c’est branché sur l’actualité et comme d’habitude il fait passer des messages « pas politique correct ».

Mais, comme d’habitude, avec moi, ça marche !

Un bon thriller pour changer de mes lectures habituelles ! ;-)





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Battles Magazine #7 (2). Wargame.

Suite de mon effeuillage du magazine (et ce n’est pas fini… ;-) )

  • Spartacus Imperator: une revue de mon célèbre camarade de forum/blog Laurent Schmitt. Cinq pages consacrées à la production de Patrick Receveur chez Hexasim. Donc une production franco-française. Bon, pour être clair, le sujet ne me passionne vraiment pas. L’article est complet et on sent la sympathie du reviewer envers l’auteur. Les composants et les idées originales sont bien mis en valeur dans cet article. Et non, je ne suis pas complaisant avec les porteurs de jupettes en cuir ! ;-) Visiblement, une simulation  qui vaut le détour pour les amateurs d’antiquités (pardon, d’Antiquité !).
  • 6 days of war: j’adore Battles Magazine quand il explore la production des petits éditeurs et des DTP. C’est le cas ici avec ce wargame consacré à la guerre israélo-arabe de 1967, la guerre des Six Jours. C’est de nouveau John D. Burtt qui se consacre à cette analyse. Certes le matériel est un peu cheap et fait un peu daté mais le système de jeu a l’air particulièrement intelligent; de plus le jeu est signé Paul Rohrbaugh, pas n’importe qui ce gars là ! Je mets ça dans mes tablettes à l’occasion. Pour info d’ailleurs, Strategy & Tactics veut lancer en août 2012 une nouvelle série de magazines Modern War. Un numéro est prévu sur la guerre des Six Jours justement. Intéressant, tout ça !
  • Four roads to Moscow: une originalité que cette approche du « Against the Odds Annual 2010″: donner carte blanche à quatre designers pour traiter de l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. De nouveau, John D. Burtt nous livre une analyse des quatre simulations produites à cette occasion avec des approches très différentes tant sur le fond que sur la forme. Sur ce dernier point, au delà des hexagones traditionnels, on a droit aux zones, au point-à-point et à des octogones et « diamants ».  Si la qualité résultante est inégale, John D. burtt m’a donné envie d’acheter cet Annual 2010. Je l’avais laissé passé, le stratégique n’étant pas mon échelle préférée.. Shame on me ! ;-)
  • Le combat des trente: pas vraiment un wargame pour moi, cette production bretonne a le mérite d’exister pour illustrer un événement mythique de l’histoire des Bretons ! C’est le français, Denis Sauvage qui s’y colle. C’est clair et beau mais pas d’avis sur le fond. Pas dans mon scope.
  • None but heroes. On a droit ici à une approche originale: un échange entre un concepteur désormais mythique, Dean Essig, fondateur de The Gamers (désormais dans MMP) et créateur de nombreux systèmes de jeu et un passionné des dits systèmes, François Vandermeulen. Personnellement, je ne suis pas fan des simulations consacrées à la guerre de Sécession américaine mais l’idée de l’article, un piano à quatre mains, m’a particulièrement intéressé. François Vandermeulen a donc pris le parti de présenter les éléments saillants de la série Line of Battle dont le premier opus, None But Heroes, vient de sortir. Chacun de ses éléments (cartes, pions, commandement, système, bataille et futur) est commenté ensuite par Dean Essig. Une approche originale mais sur un sujet que je ne connais pas bien. Une bonne idée et donc une expérience à renouveler ! ;-)

Au delà des articles, la mise en page et les photos pleine page font vraiment de Battles Magazine un superbe support pour le hobby !

Battles Magazine #7 est toujours disponible chez l’éditeur !


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Débarquez ! Le guide des opérations amphibies, 1939-1945.

Vous souvenez vous de votre visionnage du film « Il faut sauver le soldat Ryan » ?

Particulièrement le début du film, quand les GI débarquent sur la plage Omaha, « Omaha la sanglante » ?

Et bien le sujet de ce hors-série n°14 de la revue Ligne de front est consacré aux opérations amphibies qui consiste à débarquer, de vive force, des troupes sur un littoral ou sur une île.

Le dossier est signé de Vincent Bernard et franchement je l’ai trouvé intéressant à plus d’un titre:

  • comme toujours, ce dossier de 116 pages est bien illustré de cartes couleurs, d’une iconographie abondante, d’une chronologie des opérations concernées, de tableaux d’organisation et de matériels ainsi que de nombreux tableaux de synthèse et d’analyse
  • un texte chronologique en quatre temps (les origines de la guerre amphibie, 39-42: le temps des improvisations, 42-44: la machine de guerre anglo-saxonne, 44-45: le temps des débarquements décisifs) dans lesquels les opérations sont bien présentées mais dans lesquels les enseignements tirés sont régulièrement mis en valeur.
  • l’impact des constructions navales et de la montée en puissance des forces amphibies américaines est démontré de belle manière avec des synthèses intermédiaires qui permettent de comprendre le rôle décisif joué par ces opérations sur la seconde guerre mondiale.
  • on comprend, de plus très bien, les approches stratégiques, opérationnelles  et tactiques entre les opérations du Pacifique et celles mises en œuvre en Europe; le terrain, les marées et l’opposition étant fondamentalement différents.

Bref, pour 14,95 €, vous avez là un bon ouvrage sur un sujet peu abordé en langue française. Encore une belle réalisation des éditions Caraktères.

Numéro d’octobre & novembre 2011 disponible auprès de l’éditeur.

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Vae Victis n°102. Wargame.

Un numéro de bonne facture pour une nouvelle formule qui semble confirmer son intérêt. A noter la sur-représentation des jeux à zones dans ce numéro !


Tout d’abord, un vrai édito. Nicolas Stratigos semble reprendre du poil de la bête depuis le changement de formule. Il nous gratifie désormais d’informations utiles sur les prochains numéros. Continue, mon gars, ça change ! ;-)

Le sommaire:

  • Nouveautés hexagones: rubrique en trois pages… et quelques sur le front des nouveautés. Mention spéciale à Battles Magazine et à la sortie du premier opus de Nuts ! Publishing, dernier éditeur français en date qui sort son premier wargame, Phantom Fury ! De la dynamite !
  • Jeux en préparation: la rubrique désormais régulière de Arnauld Della Siega. Moins d’une page, des médias microscopiques, ça mérite VRAIMENT mieux !
  • Bull Run, test of fire. Une analyse de Pascal Toupy sur un wargame à zones consacré à la guerre de Sécession. Pas vraiment ma période préférée. Je passe.
  • Sekigahara, la fin de l’unification définitive du Japon. Pas fan non plus du Japon médiéval mais c’est une analyse de François-Xavier Euzet. Je l’ai donc lue jusqu’au bout. Mais bon, des zones, des blocs de bois pas très beaux à mon sens… et difficiles à ranger, il paraît ! Pas eu vraiment envie !
  • Hungarian Nightmare. Encore des zones mais là pour l’une de mes périodes de prédilection: la seconde guerre mondiale et sur le siège de Budapest en 1945. J’ai acheté le jeu, il y a déjà quelque temps car j’ai trouvé la carte originale et superbe toujours selon mon goût ! L’analyse de Luc Olivier est bien complète , comme souvent.
  • Lost battles, la dynamique retrouvée des batailles antiques. Les forums ont déjà beaucoup causé de ce « système de simulation » du célèbre Philip Sabin ! Je me demandais comment s’en sortirait Frédéric Bey, auteur de cette analyse. Et bien pas mal du tout ! C’est précis, mesuré et intelligent. Bon, je n’achèterai pas n’étant pas un passionné forcené de la guerre antique (quoique possédant et ayant beaucoup joué à GBoA et consorts quand même…).
  • Kampfgruppe Scherer, un siège oublié: Philippe Naud quitte, momentanément, ses articles historiques pur nous livrer son point de vue sur cette n-ième module du célèbre Advanced Squad Leader. J’avais déjà lu des choses très positives sur le travail réalisé là par « Le franc tireur ». Et bien ça se confirme. Ça donnerait presque envie de s’y remettre. Non, je réésisterai ! Merci, Mister Naud !
  • Breakthrough: Cambrai, grosses bêtises à Cambrai. Pas bien compris le sous-titre mais l’humour d’Arnauld Della Siega me surprend parfois ! ;-) Une revue intéressante de trois pages sur un jeu à zones de Michael Rinella avec des composants de belle facture ! Sur ma liste, celui là ! J’ai apprécié la référence aux anciens comme RTC et To the green fields beyond de SPI…
  • Birth of a legend: encore du « à zones » et du Michael Rinella ! Sorti dans le numéro 32 de Against the Odds, le jeu est analysé par Frédéric Bey. J’ai bien accroché quoique pas passionné par la Sécession américaine. Je l’ai; faudra bien, un jour, que je le déploie !  Good job !
  • Lauffeld 1747: waouh, l’arlésienne de l’édition française du wargame ! Après Fontenoy et les fleuves de discussion autour du système de simulation sur les forums francophones, on a droit à son « sister-ship », Lauffeld ! Et c’est encore mon cher ami, Ludovic Carrique, qui s’y colle avec un compte-rendu de partie ! Quel dévouement à la cause ! Que dire, que dire ! Je l’ai acheté à sa sortie, les composants comme le système ne m’ont pas fait envie et … je n’ai pas changé d’avis… Désolé, Ludovic mais bel effort vraiment ! ;-)
  • Lorraine 1944, la débâcle des Panzer-Brigaden: un  article, historique de plus de Philippe Naud. Sur ce sujet, je trouve dommage d’oublier dans les références un excellent article de Benoist Bihan paru dans Batailles & Blindés récemment. Benoist Bihan et Batailles & Blindés, c’est du bon, non ? ;-)
  • Un scénario pour Mémoire 44. Quelle horreur ! Ok, je plaisante… quoique…
  • Lorraine 1944, scénarios pour Blitzkrieg Commander II: deux scénarios figurines en complément de l’article ci-dessus. Bon, c’est de la figurine, je passe. Mais, il y a un scénario avec les français de la 2ème DB. Merci à Bruno Schmitt et à Franck Yeghicheyan.
  • Rolica, Vimeiro, Porto: Juno, Soult et Wellesley se disputent le Portugal (1807-1809): il s’agit de l’article « art de la guerre » consacré au jeu en encart sur les campagnes du Portugal. il est signé Frédéric Bey… et c’est, encore une fois, du tout bon. Pas de « british bashing » ou de « frenchy bias » dan cet article équilibré qui rend bien les forces et faiblesses des deux belligérants sur un terrain particulièrement difficile. Franchement sur un format aussi court, difficile de faire mieux à mon sens. Chapeau, Sir !
  • Saga, bain de sang à Stanford Bridge. Alexandre Buchel nous fait le compte-rendu d’une simulation avec figurines sur ce système de jeu. Je l’ai quand même lu car le CR est bien vivant !
  • L’armée du Roi Soleil, cinquante ans d’évolution permanente. Un article de fond de Ludovic Boussin sur la transformation en profondeur de l’armée royale sur un demi siècle. Pas trop d’avis sur le fond, la mise en page habituelle de Vae Victis m’a paru bien lourde sur huit pages… Et le flou des photos… Bref, je ne l’ai pas fini.
  • Black Powder, Dennewitz, 6 septembre 1813. Xavier Frandon nous relate une partie figurines jouée sur un bout seulement de cette bataille de la campagne de 1813. Je l’ai lu… Si, si…
  • Série 120 Vendée, règles optionnelles et listes d’armées. Tout est dans le titre de cet article de Jean-Philippe Imbach. Pas intéressé, je passe. Mais je salue, une fois de plus, l’art de peindre de Claude Corbières et celui de JPI pour son calvaire ! A noter une belle bibliographie sur les uniformes couverts. Pas évident, JPI est tout bon dans cet art là ! Doit avoir une sacrée collection, ce gars là ! ;-)
  • La bibliothèque stratégique: un trio d’élite a succédé au regretté Laurent Henninger (que vous pouvez retrouver dans Guerres & Histoire). Ils se sont bien répartis le travail avec Fred Bey pour l’Antiquité et au Moyen Age, Jean-Philippe Imbach pour le temps de la poudre et Philippe Naud pour le 20ème siècle ! Good ! Mais ils n’arrivent pas encore, comme Laurent Henninger à nous dénicher de vraies curiosités…
  • Le journal de marche des manifestations passées et futures… No comment… Deux pages perdues que j’aurais préféré voir occupées par les notes de conception du jeu en encart. J’y reviendrai…
  • Nouveautés règles: trois pages de Jean-Philippe Imbach sur les règles de figurines. Je passe… Quoique j’ai trouvé mon bonheur dans l’info sur la sortie d’un ouvrage de Charles Grant consacré à « Wellington in Spain 1811″. Pour 36 euros, on aurait aimé en savoir plus sur l’ouvrage en lui même: nombre de pages, format, iconographie…
  • Les rubriques: la grande rondes figurines, les nouveautés figurines plastiques et la revue des revues: articles figurines immuables… je passe…

A noter, le jeu en encart: Les maréchaux conçu par Denis Sauvage. Deux campagnes nous sont proposées au Portugal, celle de Junot en 1808 et celle de Soult en 1809. Denis Sauvage a voulu renouveler le genre sur les simulations opérationnelles de petites campagnes non couvertes par le système de Kevin Zucker (entre autres). C’est une excellente idée. Quant aux composants, on retrouve les pions habituels de Vae Victis. La carte à points a été pas mal critiquée. Pour ma part, j’y vois une volonté d’innover caractéristique du travail de Pascal Da Silva en ce moment ! Ça me semble plus heureux que son « Allemagne 1813″. On verra à l’usage. J’ai regretté l’absence dans le magazine des notes de conception bien intéressantes. Deux pages qui ont toute leur place dans le magazine. Maintenant, je sais que cela concerne le jeu que n’achèteront pas tous les lecteurs de Vae Victis évidemment !

Au final, une impression positive sur ce numéro 102. L’arrêt des hors-séries permet une plus grande régularité de la qualité des articles qui dépendent de pigistes, il faut encore et toujours le rappeler. L’adoption d’un format avec jeu en option, pions prédécoupés et carte A3 + carte A4 semble efficace. Mon seul regret reste l’absence d’innovation dans le fond des articles et dans la mise en page vieillissante du magazine toujours à mon sens évidemment ! Bref, ça ronronne un peu…

Et que personne n’y voit une comparaison avec la remarquable mise en page de Battles Magazine et la non moins remarquable ligne éditoriale du sus-dit magazine ! Vae Victis et Battles Magazines n’ont définitivement rien à voir… Quoique… ;-)

En vente dans les maisons de la presse ou chez l’éditeur !

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Guerres & Histoire n°4.

Je viens de le terminer et je l’ai lu, de ci de là, intégralement !


Et c’est un très bon numéro qui conforte le succès de ce nouveau titre de presse qui parait depuis un an. Il est à noter que le titre passera, dès le numéro 5, à une fréquence bimestrielle. Visiblement, le succès semble être au rendez vous des guerres et de l’Histoire ! ;-)

Encore une fois, Guerres & Histoire nous propose un sommaire bien dense autour d’un dossier central consacré à Pearl Harbor.

Au delà du titre volontiers provocateur, l’équipe de rédaction de Guerres & Histoire nous propose une argumentation bien complète:

  • derrière la défaite, un autre désastre: Pierre Grumberg relativise la défaite américaine et remet en cause l’historiographie depuis 1941 avec une analyse de la biographie récente.
  • 1905-1941, a course à l’abîme du Japon: ici, c’est Benoist Bihan, nouveau dans l’équipe de rédaction, qui nous livre son analyse de la poussée aux extrêmes de l’empire du Soleil Levant. Une belle iconographie met en lumière le gap important entre le potentiel des États-Unis et celui du Japon. Une bataille économique perdue d’avance.
  • une flotte redoutable et inadaptée: Benoist Bihan pèse les forces et les faiblesses de l’outil aéronaval japonais. Il pointe ce qu’il considère avant tout comme sa grande faiblesse: la stratégie !
  • comment les japonais ont raté leur raid: Pierre Grumberg se livre à un procès en règle de l’attaque japonaise et il a des arguments qui portent ! ;-)
  • une attaque en forme de boomerang: au delà du raid en lui même, Pierre Grumberg mesure l’impact de cette entrée en guerre du Japon dans le conflit mondial en cours. Un beau gâchis stratégique pour le Japon d’après lui…

Certains critiquent le parti-pris « sensationnel » du magazine sur les dossiers couverts; pour ma part, j’adore cette approche et les argumentations associées. Question de gout, certainement ! ;-)

Parmi les autres articles:

  • L’île Damanski, l’escarmouche qui a changé le monde. Guerres & Histoire se veut aussi un magazine d’investigation. Yacha Maclasha est allé déniché deux officiers russes qui ont eu à traiter un événement passé inaperçu mais qui a impacté le monde en mars 1969 aux confins de la Chine communiste et de l’URSS. Passionnant !
  • Un bourbier aux relents de pétrole: la rubrique « Caméra au poing » est consacrée ici au conflit entre Irak et Iran de 1980 à 1988. Une guerre terrible couverte par François Malye. L’Iran parlait déjà de fermer le détroit d’Ormuz…
  • Carrhes, le début du cauchemar parthe. Un article d’Eric Tréguier consacré au grand désastre de Crassus face aux terribles cavaliers d’orient. Un article, somme toute, assez classique avec une belle illustration de Giuseppe Rava en double page !
  • Jerrycan, le Lego de la guerre motorisée. Laurent Henninger nous rappelle l’importance de cet accessoire militaire tellement rentré dans notre vie que j’en ai trouvé une copie conforme dans un magasin de bricolage pas plus tard que la semaine dernière !
  • Guerre des Malouines, comment la France a joué double jeu: il s’agit d’une enquête menée par Alan Franck et David Molony dans laquelle nous avons droit à quelques révélations quant au rôle de nos armements aux mans des argentins: Super Etendard et Exocet. Si la France soutenait, sans concession, son allié britannique, il semble qu’il n’en était pas de même de notre industrie militaire… A suivre dans une deuxième partie à venir…
  • La trêve de Noël 1914, une exception: le général André Bach est interrogé par Jean Lopez sur les fraternisations  entre ennemis sur le champ de bataille. Les conditions de vie terribles dans les tranchées amenèrent parfois les belligérants, localement, à trouver des modus vivendi pour survivre dans les moins mauvaises conditions possibles. Une étude bien intéressante…
  • La chronique Forces Spéciales dans laquelle Jean-Dominique Merchet revient sur les problèmes de timing de l’opération Eagle Claw en 1980…
  • Ordres guerriers aztèques : ascenseurs pour la gloire. Pierre Grumberg et Boris Laurent présentent les castes de guerriers des terribles Aztèques et à cette occasion l’art de la guerre en Amérique Centrale pré-colombienne et son rôle dans la société. Superbement illustré par Jégou.
  • Guibert, le stratège des lumières. Thierry Widemann est interrogé par Laurent Henninger sur ce stratège peu connu coincé entre Frédéric le Grand et Napoléon Bonaparte. Une interview intelligente pour remettre ce personnage historique à sa vraie place quant à son impact sur les guerres de la Révolution et de l’Empire. Passionnant.
  • Le chevalier, un missile au guidage… aléatoire: Nicolas Chevassus-au-Louis analyse le rôle de chevalier  comme un système d’arme moderne. Il y a de la provocation dans le titre mais il permettra à plus d’un de mesurer l’impact du lancier monté, protégé et doté d’étriers sur l’art de la guerre médiévale. Avec ses forces mais aussi ses faiblesses ! Illustré par Osprey.
  • La chronique de Laurent Henninger dont le thème est ici: Art de la guerre: la technologie est-le le seul facteur déterminant ? La réponse est dans la question. Non, évidemment… ;-)
  • La rubrique L’oeil du cinéma d’Isabelle Delpech est consacrée à Rome.
  • Une intéressante rubrique Réactions Débats consacrée à la puissance aérienne dans laquelle  Jérôme de Lespinois répond à l’article de l’israélien Martin van Creveld paru dans le numéro 2 de Guerres & Histoire. Passionnant.
  • A lire, à voir, à jouer: la rubrique dont je raffole évidemment avec son lot de bouquins dédiés à la « res militaris ». A noter, la présentation du blog « Mars attaque » de Florent Saint Victor ainsi qu’une page consacrée aux wargame toujorus par Frank Stora. Pourvu que ça dure ! ;-)
  • Le quiz du mois est consacré aux Croisades: 18 points sur 20.  Tout va bien !
  • Et enfin la rubrique « D’estoc et de taille » du toujours désopilant Charles Turquin. Elle est consacrée, utilement, à Mers el-Kébir !

Donc pour résumer, encore un excellent numéro de Guerres & Histoire avec des thèmes passionnants. La volonté de l’équipe de rédaction menée par Jean Lopez reste bien la vulgarisation mais les vieux grognards y trouveront aussi leur intérêt avec des débats et des thèmes novateurs, des exclusivités et des interviews pertinentes et une masse de sources bibliographiques pour aller plus loin.

Le succès semble être au rendez-vous car, après un an d’existence, la revue passe à un rythme bimestriel.

Mes meilleurs vœux de succès pour 2012 à l’équipe de Guerres & Histoire !

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