Diplomatie n°27. Géopolitique et géostratégie de la France.

Diplomatie LGD #27

Les mois d’été sont propices à la découverte de nouvelles publications.

Je n’ai pas encore lu celle-ci mais elle m’a bien tapé dans l’oeil avec une somme d’articles consacré à la géopolitique et à la géostratégie de la France.

Je dis somme d’articles car les 100 pages sont couvertes par 25 articles plus une bibliographie !

Ils sont partagées entre trois grandes rubriques thématiques:

  • mondialisation & souveraineté
  • géopolitique
  • stratégie.

Ces articles se présentent sous forme d’analyses, de focus, de portfolios et d’entretiens et sont le fruit du travail de 21 auteurs dont Benoist Bihan, Alain Rodier et Jean-Sylvestre Mongrenier pour ceux que j’ai déjà chroniqués sur Bir-Hacheim.

Quelques articles qui m’accrochent déjà:

  • Saint-Pierre-et-Miquelin: tremplin français vers l’Arctique ?
  • France/Russie: quelles relations en 2015 ?
  • La thalassopolitique vue de Paris
  • Défense française: des ambitions sans moyens… et inversement !
  • L’industrie française d’armement: quel avenir ?

… et j’aurai pu encore en signaler quelques autres !

Bref, une lecture vivifiante à vous proposer cet été.

Ah oui, encore une précision: le magazine est « tout couleurs » avec des cartes régulières..

A suivre !

Diplomatie, affaires stratégiques et relations internationales. Les grands dossiers n°27. Numéro des mois de juin & juillet 2015. Un magazine des éditions Areion Group.

 

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Los ! n°21. Magazine.

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Un numéro bien éclectique que ce numéro 21 du magazine Los ! consacré à la guerre navale, aéronavale et sous-marine.

Au sommaire:

  • Littoral combat ship, le patrouilleur  devenu corvette, puis frégate. Un article sur cette classe de navire qui s’installe peu à peu dans l’ordre de bataille de l’US Navy. Des lignes et une doctrine d’emploi innovantes ! En France, on est bien largué, là…
  • Une erreur de calcul ou comment deux encablures eurent raison d’un amiral anglais. Nous sommes en 1893, la Navy britannique est toute puissante et un amiral britannique va complètement se louper dans une manoeuvre provoquant la perte de son navire et de 358 hommes d’équipage et officiers dont lui même… Par Salim Hafik. Avec des schémas bien clairs.
  • Vie et mort du Prinz Eugen, le petit frère du Bismarck. La Kriegsmarine de surface ne faisait clairement pas le poids face aux flottes alliées. Le Prinz Eugen va cependant durer… au delà de la seconde guerre mondiale ! Une analyse complète du navire et de ses opérations par Patrick Toussaint. Avec de nombreuses et magnifiques vues 3D.
  • Gaudo et Matapan, la véritable histoire, les véritables erreurs. David Zambon, en spécialiste de l’Italie en guerre, nous propose une relecture de deux combats importants en Méditerranée en mars 1941. Les deux angles de vue sont bien disséqués. Bien clair.
  • Sous-marins d’attaque soviétiques, les chiens de garde de la Rodina-Mat. Xavier Tracol retrace l’histoire de ces pièces majeures dans l’ordre de bataille soviétique  de la seconde guerre mondiale à la fin de la guerre froide. Sérieux, complet et passionnant.
  • PT-109, la guerre de John F. Kennedy. Au travers d’un fait majeur de l’histoire personnelle d’un futur POTUS, on découvre la guerre des vedettes lance-torpilles dans le Pacifique. La saga du PT-109, ainsi que la légende associée, sont bien présentées par Luc Vangansbeke. Belles cartes et riche iconographie.
  • Tranches de vie: séries d’anecdotes sur la vie à bord. Par Parrick Toussaint.

Bref, une belle croisière à faire avec votre Los ! durant ces vacances d’été 2015 !

Los ! #21 – numéro de juillet et août 2015. Dans les maisons de la presse. Retrouvez le magazine sur Facebook.

 

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Guerres & Histoire n° 26. Magazine. Août 2015.

Couverture GH 26

Que le temps passe ! Déjà la 26ème livraison de notre magazine préféré ! 😉

Bon, une couverture qui tape fort sur un sujet accrocheur et qui semble bien motiver les revues actuellement (ici et ): la panzer-division ! Et ne parlons pas de la « vue d’artiste » de cette couverture d’ailleurs ! Ça va faire causer, non ? :-)

Parmi les autres sujet:

  • la chute de Noriega au Panama en 1989 ou comment chasser un allié encombrant…,
  • le mythe lié au Cid et à la Reconquista: mais oui, il a vraiment existé et il n’est pas celui qu’on croit !
  • le KC-135, une légende de l’aviation…
  • Pompée et les pirates en Méditerranée… Rien à voir avec l’actualité du moment… quoique…
  • Hiroshima: la bombe… vue des deux côtés…
  • et la fin des articles passionnants de Benoist Bihan sur Clausewitz

Sommaire GH 26

Et c’est pour quand ? Et bien vous pourrez le lire pendant vos vacances, il sera disponible le 7 août !

Guerres & Histoire n°26. Un magazine des éditions Mondadori. Retrouvez le magazine sur Facebook !

 

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James Cook, le compas et la fleur. Une biographie par Anne Pons.

James Cook par Anne PonsJames Cook, un nom qui fait rêver pour un navigateur britannique trop peu connu en France à mon avis.

Je n’ai pas pu m’empêcher, en vacances dans le Luberon, d’entrer dans une libraire à Apt, « Les libraires Fontaine« . Ce qui m’a permis, après coup, de me rendre compte que le dit libraire fait partie d’un réseau « parisien » qui a une histoire bien passionnante !

Bref, revenons au sujet et à mes vacances. J’avais emporté avec moi un gros pavé « La grande guerre oubliée » d’Alexandre Sumpf. Mais les vacances, ce sont les vacances et mon regard a été irrésistiblement attiré par cette biographie de James Cook qui sentait bon les aventures marines au 18ème siècle dans le Pacifique (le si mal nommé…) !

Bon, je ne connaissais pas l’auteur, Anne Pons, mais elle semblait déjà avoir écrit sur la mer et les marins ! Et comme finalement, elle serait apparentée à Paul Chack, bon sang ne saurait mentir pour ce qui est des affaires maritimes ! 😀

Mais, revenons à ce James Cook, navigateur et cartographe de talent qui a quand même fait ses trois circumnavigations de 1768 à 1779 ! Anne Pons nous plonge dans l’histoire d’un homme que rien ne prédestinait à la mer mais aussi dans celle de la Navy et de ces quêtes de terres inconnues et de découvertes de populations indigènes particulièrement en Océanie !

Bref, dépaysement total avec des aventures sur plusieurs années dans des conditions de vie et d’hygiène extrêmes… 

Si l’écriture d’Anne Pons est souvent précieuse et parfois même riche de sous-entendus, elle ne nous en offre pas moins une belle biographie, bien écrite, envoûtante, qui cherche, au plus près, à cerner les sentiments des acteurs dans ces rencontres du bout du monde. C’est fin, subtil, riche. Je ne me suis ennuyé à aucun moment !

Et comme il ne semble guère y avoir de biographie de James Cook en français, je vous recommande bien volontiers cet ouvrage !

James Cook, une biographie d’Anne Pons aux éditions Perrin en avril 2015. 300 pages, 3 cartes avec notes, références bibliographiques et un index.

 

 

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Ligne de front n°56. Magazine.

Ligne de front #56

Un numéro riche et intéressant avec un dossier central sur la guerre éclair, le blitzkrieg.

Petite remarque en passant: « le » ou « la » blitzkrieg ? Pendant longtemps, on a parlé de la blitzkrieg, la guerre-éclair… Bon, ce serait visiblement du masculin… alors disons « le » ! 😀

Pendant longtemps, le blitzkrieg a été présenté comme l’alpha et l’oméga des succès allemands durant la seconde guerre mondiale; l’Allemagne nazie ne cédant que par la masse humaine soviétique et les tombereaux de matériel américain. Depuis une dizaine d’années, des auteurs et des enseignants-chercheurs relativisent cet « art de la guerre » germanique. C’est l’objet du dossier important consacré par Ligne de front dans ce numéro 56 du magazine. Bon, pour tout vous dire, je m’attendais à une n-ième redite car on a beaucoup écrit désormais sur le sujet… Et bien non… Cette somme d’articles reste bien intéressante.

L’idée générale est que cette « martingale » allemande fut avant tout tactique, limite opérationnelle, et qu’elle ne fut en aucun cas un modèle stratégique qui se perdra face à l’art opératif soviétique. En fait, pour ma part, je reste toujours sceptique sur ces approches intellectuelles où un balancier dans un sens en chasse un autre dans l’autre sens ! Comme s’il y avait un modèle « intellectuel » ultime qui devait l’emporter sur l’autre. De facto, le blitzkrieg fut au final terriblement efficace face à des adversaires faibles (Pologne, Yougoslavie) ou dépassés (France ou la Russie en 1941) mais l’apprentissage aidant et les moyens augmentant, il est clair qu’il avait atteint ses limites surtout quand les Allemands n’eurent plus les moyens de l’appliquer, particulièrement dans les immensités russes… Pour ma part, j’ai du mal à y voir un outil perverti à portée stratégique nulle. Ce qui fut nul chez les Allemands, ce fut la pensée stratégique tout court et surtout la mainmise d’un pouvoir politique incompétent sur le sujet. Chez les Soviétiques, ce ne fut guère mieux mais Staline sut au final écouter ses généraux un peu plus…

  • Les racines du Blitzkrieg. Par Alexandre Thers. Rappel des leçons tactiques tirées de la guerre 14-18 et le rôle joué (trop méconnu) par Von Seeckt dans la Reichwehr.
  • De la théorie à l’application. Un article très intéressant d’Alexandre Thers au travers de deux opérations: le « Plan Jaune » en Belgique et en France et le Plan Bleu » en Ukraine du Sud. Une analyse fine des conditions de succès et d’échec dans la mise en oeuvre du concept de blitzkrieg. Coopération inter-armes, rôle particulier de l’aviation, importance des communications radio, rôle du génie d’assaut.
  • De la transition à la défaite. Toujours Alexandre Thers. Trop court sur les raisons du déclin. De fait, l’armée allemande tout comme l’industrie du pays furent victimes de l’usure inéhérente à tout conflit auquel il faut ajouter la montée en puissance économique et militaire des principaux belligérants, le manque d’accès aux matières premières vitales, le bombardement stratégique et la dimension multi-front toujours rédhibitoire pour l’Allemagne en  guerre…
  • L’Italie, tactique et stratégie pour une guerre courte. Très intéressante approche du sujet par David Zambon, le spécialiste de l’armée italienne pour la seconde guerre mondiale. Il démontre la difficulté absolue de l’armée italienne à adopter le modèle de la « guerre-éclair »: manque de moyens globaux consacrés à la guerre, faiblesses des matériels blindés, motorisation indigente des unités, manque de collaboration air-sol. Seule l’artillerie semble tirer son épingle du jeu.
  • Le Japon, un principe offensif contrarié. Ici aussi, on peut jauger le concept appliqué par l’autre grand belligérant de l’Axe, à savoir le Japon. Si la culture  de l’armée nippone est toute dévouée à l’offensive, la rencontre avec l’art opératif soviétique en Mandchourie va vite mettre les élites militaires japonaises à la peine en matière de « guerre-éclair ». En même temps, la nature même des terrains rencontrés (jungle, coupures humides et îles du Pacifique) vont donner peu de raisons de développer une approche opérationnelle du sujet. Quelques démonstrations tactiques de la capacité nippone à utiliser les blindés lors du flux de début 1942… Intéressant. Par Pascal Colombier.
  • Epilogue en six points sur le succès du blitzkrieg et ses limites. Par Alexandre Thers.
  • Globalement bien documenté avec une bibliographie par article. Great ! 😉

Les autres articles du sommaire:

  • Un article, trop court  mon goût, sur la technologie du radar chez les principaux belligérants. Quatre pages pour cinq nations, c’est trop peu. Par Pascal Colombier.
  • Entretien avec David Zambon. Une première à ma connaissance, l’interview d’un auteur du magazine sur son sujet de prédilection: ici, l’armée italienne. Cette approche dynamique par question/réponse est vraiment à renouveler. Un excellent moyen de mieux connaître les auteurs et leurs projets. J’adore ! 😀
  • La neige et le feu. Décembre 1944: la 82nd Airborne Division en Ardenne. On connaît bien l’exploit de la 101st Airborne à Bastogne. L’engagement simultanée de la 82nd est moins connu. Dans cette première partie, Luc Vangansbeke nous relate les combats des aéroportés face à la « Leibstandarte SS Adolf Hitler », l’unité d’élite de la Waffen-SS. Avec organigramme et de nombreuses et trois cartes tactiques. Bibliographie.
  • Sang et gloire sur la Volkhov avec la SS-Polizei-Division, février à mai 1942. Un article classique de Didier Laugier sur l’engagement de cette division au sud de Léningrad. Assez germano-centré !
  • La rubrique « Recensions » nous propose quatre ouvrages et un film, « La chute du Reich » non encore visionné pour ma part.

Au final, un numéro qui m’a bien intéressé – comme souvent !

Ligne de front n°56. Juillet & août 2015. Retrouvez le magazine et ses « sister-ships » sur la page Facebook des éditions Caraktère ou sur le site du magazine.

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La bataille du Cotentin. Christophe Prime

La bataille du Cotentin. Christophe Prime

L’ouvrage de Christophe Prime couvre les opérations de l’US Army dans le Cotentin du 6 juin au 15 août.

La plage de Utah Beach s’est vue ajoutée au plan initial d’Overlord en raison de la nécessité logistique de conquérir rapidement un port en eaux profondes pour appuyer l’effort gigantesque que représentait la mise à terre d’un corps expéditionnaire à l’ouest de l’Europe continentale.

Comparée au débarquement à Omaha Beach, la mise à terre sur Utah Beach fut plus « facile » pour les hommes d’Omar Bradley. La partie fut bien plus compliquée pour les paras US des 82e et 101e divisions aéroportées américaines largués dans la nuit du 5 au 6 juin.

Ensuite, les combats furent âpres vers Carentan mais aussi pour remonter vers Cherbourg. En fait les objectifs datés furent largement dépassés en raison de l’adversaire passé maître dans la défensive mais aussi à cause du terrain, le bocage normand, peu adapté aux opérations offensives motorisées.

Les armées du Commonwealth ne purent faire mieux de leur côté  et c’est finalement à l’usure, aux renforts permanents et à l’expérience croissante que les Américains arrivèrent à percer vers Avranche après la difficile bataille pour Saint-Lô. La folle tentative de Hitler de contre-attaque à Mortain mit fin aux espoirs allemands et la retraite qui s’en suivit les ramena jusqu’en Alsace et aux Pays-Bas.

L’ouvrage de Christophe Prime fait bien le tour de son sujet. L’auteur passe allègrement de la stratégie au combat des bataillons, voire des compagnies. Mais c’est justement là que le bât blesse: quatre cartes pour cette approche télescopique, c’est trop peu. Le texte en devient souvent laborieux car on en vient à s’interroger en permanence sur la position et les mouvements des unités. Mais au final, on arrive à bien saisir l’âpreté des combats dans « l’enfer des haies ».

Pour avoir lu récemment, « La bataille de Normandie, 80 jours en enfer » de Jean Quellien, j’avoue avoir préféré ce dernier, plus fluide dans la lecture mais plus global dans son sujet.

304 pages avec ordres de bataille généraux, bibliographie sommaire, index des noms de personnes et index des lieux. Dans la collection « L’Histoire en batailles » aux éditions Tallandier en mai 2015.

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Jean Lacouture nous a quitté.

De Gaulle Jean Lacouture

Un grand biographe et une belle plume viennent de nous quitter en la personne de Jean Lacouture.

Je ne l’ai jamais commenté sur Bir-Hacheim mais j’ai quand même lu quelques uns de ses ouvrages comme sa biographie d’Ho-Chi-Minh ou encore son gros travail sur De Gaulle en trois tomes.

Jean Lacouture avait 94 ans.

Sa biographie sur Wikipedia.

In memoriam !

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2e guerre mondiale n°60. Magazine.

2e guerre mondiale #60 magazineLa forme et le fond !

Bon pour la forme, je m’attendais à quelque chose de plus tranché depuis les annonces des derniers numéros. Plus coloré sans doute mais la charte et la mise en page reste assez dans la ligne de la précédente. Evolution non achevée ? A voir !

Sur le fond, j’a bien aimé ce numéro. Expliquons pourquoi en détaillant le sommaire.

  • Au royaume des aveugles… Ce que l’Ouest voir de l’Armée rouge en juin 1941: court mais intéressant article de Vincent Bernard sur la sous-estimation des forces soviétiques tant par les futurs Alliés que par les Allemands. Ces réserves « cachées » feront toute la différence à l’hiver 1941. Reçu haut et clair ! 😉
  • Overlord en question, le débarquement inutile ? Un article analytique sur le besoin réel ou pas de l’opération Overlord mi 1944. Pour l’auteur, David François, la question se pose. Visiblement, elle s’est posée au niveau opérationnel; pour ce qui est de la grande stratégie, par contre et pour les Américains, il semblait clair qu’il ne fallait pas laisser le champ libre aux Soviétiques en Europe de l’Ouest et en Europe centrale ! Mais analyser les différentes alternatives évaluées à l’époque présente un réel intérêt. Un article intelligent et utile !
  • La république de Salo, le crépuscule du fascisme. Un article plus politique que militaire. J’ai apprécié cet angle d’attaque pour ma part, d’un nouveau venu, Nicolas Anderbegani. Il semble que Mussolini y est allé plutôt à reculons dans ce projet de la RSI… et avec une chance de succès… quasie nulle…
  • Bunker: démontage au sens propre comme au sens figuré d’un film dans la rubrique « Cinéma ». Du Stéphane Mantoux dans le texte !
  • Un Tigre dans la boue. Otto Carius en question. Stéphane Mantoux aime déconstruire les « légendes noires de la seconde guerre mondiale ». Il le fait généralement de belle manière. Otto Carius n’échappe à la règle. En même temps, faut-il vraiment s’étonner que les « mémoires » soient sélectives, surtout quand on a été du « mauvais côté de la barrière » ? Concernant Carius, visiblement, les oublis ou approximations ont concerné aussi son bilan de « casseur de chars »… Avec bibliographie critique.
  • Le mur de l’Atlantique, grand gaspillage ? Benoît Rondeau s’intéresse au fondement même de l’intérêt militaire de l’ « Atlantik Wall ». Car, de facto, ce mur a été perçé en moins de 24 heures, un certain 6 juin 1944… La réflexion de l’auteur porte sur l’investissement matériel financier et humain que représenta la fortification du littoral, sur l’impact de la construction sur les opérations, sur l’utilité finale concernant les festungen portuaires et enfin sur le rôle des lignes de défense en général. De la réflexion de bon aloi !
  • Une nouvelle rubrique: Duel. Bon là, je n’ai pas bien compris le but. Un uniforme face à un autre ? Avec le contexte de la rencontre des deux adversaires ? Par Jean-Patrick André.
  • Un chiffre, une lettre. Une nouvelle rubrique dans l’esprit des rubriques double page de Guerres & Histoire. 26G pour 26 generalfeldmarshall dans l’armée allemande. Ah bon ?

En dehors des rubriques anecdotiques, il y a une tendance à poser des questions de fond, un peu à la Guerres & Histoire qui, c’est clair, a une sacrée influence sur sa concurrence ! Personnellement, je trouve ça plutôt intéressant. Mais comme, à priori, le changement éditorial n’est pas complétement abouti, attendons la suite !

2e guerre mondiale n°60. Numéro de juin & juillet 2015. Dans les maisons de la presse. Retrouvez le magazine sur Facebook.

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Los ! Hors-série n°8.

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La guerre des convois. Les Alliés dans l’Atlantique.

Il s’agit, selon moi, de l’un des meilleurs ouvrages sortis sur le sujet ! Je choisis bien volontiers le terme d’ « ouvrage » pour décrire ce hors-série du magazine Los ! consacré à la guerre navale, aéronavale et sous-marine.

Ouvrage donc captivant de bout en bout, naviguant intelligemment entre stratégie, doctrines, ordres de bataille, techniques et matériels.

Le sommaire est construit autour de cinq chapitres aux titres bien anglo-saxons pour un sujet qui ne l’est pas moins car l’effort porta essentiellement sur les marines britannique, canadienne et américaine:

  • Defence Notice: avec le rappel des règles d’engagement des navires marchands par des navires de combat dans l’avant guerre… et le décrochage rapide vers une guerre totale…
  • Administration: une magnifique description de l’organisation des composantes navales britanniques et leurs responsabilités respectives. Un chapitre très clair pour un sujet qu’on pouvait croire aride ! Well done !
  • Intelligence: un court chapitre sur le renseignement naval et sur les équipes de décodage britanniques
  • Operations: on entre là dans l’organisation des convois, l’évolution au cours des années de guerre. Avec de magnifiques représentations des dispositions tactiques des escortes ainsi que des tactiques ASM. Superbe !
  • Material: le gros morceau de ce hors-série (près de la moitié des pages). Tout l’ordre de bataille y passe: cargos et pétroliers, liberty et victory ships, armement des navires que ce soit pour contrer la menace aérienne ou la menace sous-marine, les porte-avions d’escorte sont également bien présentés ainsi que les équipements de survie. Ici aussi, on a pléthore d’illustrations, de schémas, d’ordres de bataille et une profusion de vues 3D.

Le texte se termine sur une double page présentant quelques ouvrages « pour aller plus loin », principalement en anglais.

Mon seul regret est de ne pas avoir vu la signature du ou des auteurs de ce numéro. Si ce n’est la présentation de Xavier Tracol, le « Capitaine – Secrétaire de rédaction ». 😉

Franchement, il s’agit de l’un des tous meilleurs numéros du magazine Los ! A se procurer de toute urgence si le sujet vous intéresse !

Action Stations !

Los ! Hors-série n° 8. Numéro des mois d’avril & mai 2015. Chez l’éditeur.

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Champs de bataille n°60. Magazine.

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Un numéro bien intéressant que ce #60 par la largeur de sujets couverts dans ses 132 pages.

Au sommaire:

  • Opération Anaconda (2-18 mars 2002): incursion intéressante du magazine dans la guerre moderne.Qui est plus, c’est le rédacteur en chef du magazine, Jean-Philippe Liardet qui nous le propose. L’article est complet et bien illustré. Trois cartes et un ordre de bataille.
  • La famille Stryker. Autre incursion dans la guerre moderne avec une rubrique « Véhicules & armement » proposée par Stéphane Morhain. Le Stryker est un véhicule à 8 roues adopté rapidement, trop peut-être, par l’armée américaine dans les années 2000. Genèse du véhicule, éléments de doctrine choisis, surcoûts et difficultés opérationnelles rencontrées au programme. Intéressant et bien complet.
  • Corps blindé contre panzer-division. Un article de réflexion signé Nicolas Pontic sur l’évolution de l’unité de base blindée dans les ordres de bataille de deux des belligérants majeurs de la seconde guerre mondiale. Avec pléthore d’ordres de bataille.
  • La colonne Leclerc dans les opérations sahariennes (1941-1943). Un article signé Franck Segrétain. Koufra mais pas seulement ! Avec de belles photos.
  • Le château de Castelnaud et son musée de la guerre au Moyen-Âge. On s’attendait à un article de Brice Charton sur un tel sujet mais c’est finalement signé Jean-Philippe Liardet. Une histoire de la région, des conflits locaux et de l’évolution de la fortification jusqu’à aujourd’hui. Plaisant, ça donne envie d’y aller voir de plus près ! 😉 Bien complet.
  • U-976, la mouche et le loup. Jean-Louis Maurette nous propose l’histoire de ce sous-marin allemand de la seconde guerre mondiale jusqu’à sa disparition mais surtout son existence aujourd’hui en tant qu’épave sous-marine ! Avec de belles illustrations de l’état actuel. Magnifique.
  • La « manoeuvre du XXIe anniversaire », le chef-d’oeuvre des forces révolutionnaires cubaines. Troisième incursion dans l’époque de la guerre moderne, les années 90 en Angola. Un excellent article pour le contexte géopolitique, militaire et diplomatique de ce conflit austral, une belle restitution des opérations également. Un article que j’ai trouvé très clair de Franck Boulle, nouveau venu dans le magazine. Avec profusion de photos, de belles cartes et d’ordres de bataille. On en redemande !
  • La bataille de Kamdesh, 3 octobre 2009. L’Afghanistan, encore une incursion dans l’histoire récente avec la restitution de l’implantation de bases avancées US et leur attaque par les Talibans afghans. A nouveau par Jean-Philippe Liardet qui a l’air de se passionner pour l’histoire récente actuellement. Avec belles cartes tactiques.
  • Plus la rubrique « Faits de guerre » avec l’arbalète, les Varègues, l’invasion ratée du Rio de la Plata par les Britanniques, un musée monégasque, la Minerva belge reconstituée, le véhicule français Scorpion  et les recensions de livres…

Au final, j’ai beaucoup aimé ce numéro très varié, toujours avec des sujets peu couverts en langue française et magnifiquement illustré. On a là l’un des meilleurs numéros de la revue depuis bien longtemps ! Bravo et encore ! 😉

Champs de bataille #60. Numéro de juin 2015. En vente dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

 

 

 

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