Témoignages et mémoires de guerre. Seconde guerre mondiale.

Je sais, je m’y prends un peu tard, mais durant les vacances, j’aime, habituellement, me plonger dans les témoignages et mémoires de guerre.

Je me suis toujours intéressé à la vie des hommes, souvent simples, pris dans le maelström de l’histoire et particulièrement de la guerre.

L’un des meilleurs exemples reste pour moi « Pour une parcelle de gloire » du général Marcel Bigeard où l’on découvre un jeune homme « saute-ruisseau » à la Société Générale de Toul, comme il se décrivait lui même, qui va se retrouver, dans les corps francs puis dans l’armée coloniale en Afrique, rejoindre la France Libre en équipe jedburgh puis passer dans les paras et ce sera ensuite  l’Indochine, l’Algérie… Bref, une histoire d’homme impactée et ciselée par la guerre !

En moins prestigieux, pour cette année, j’ai fait les emplettes des récits de trois jeunes hommes qui ne nous sont pas connus du tout:

  • Un matin à Oustreham, 6 juin 1944 par Guy Hattu. Plusieurs intérêts à cet ouvrage: l’auteur fut l’un des 177 commandos marine de Kieffer qui débarqua le 6 juin 1944 et il s’agit,  pour l’essentiel, de lettres écrites à des proches mais aussi à Georges Bernanos, son oncle. 272 pages aux éditions Tallandier en 2014.

  • Souvenirs 1939-1946 du capitaine Jean Mauras. Dans les chars et en plus dans la 2ème DB de Leclerc ! 240 pages aux éditions Lavauzelle en 2010.

  • Combattant de la France Libre de Jean-Mathieu Boris. 19 ans, Juif, Londres, « Free French », Bir-Hacheim, El-Alamein, Tunisie, Commando de France, Vosges, Allemagne !  Il a écrit cet ouvrage à 91 ans, un succès d’édition ! Fermez le ban ! Perrin 2012. Tempus 2013.

A bientôt, après lecture sous peu ! ;-)

 

 

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Passés à l’ennemi. Des rangs de l’armée française aux maquis Viêt-Minh. Sortie.

Il s’agit d’un ouvrage écrit par Adila Bennedjaï-Zou et Joseph Confavreux.

Bon, je ne suis naturellement pas très porté vers les textes d’histoire proposés par des journalistes mais ce sujet là m’intéresse: les déserteurs de l’armée française, passés à l’ennemi durant la guerre d’Indochine.

Il y a bien un ancien ouvrage, « Les soldats blancs d’Ho Chi Minh » de Jacques Doyon, édité par Fayard en 1973.

Cet ouvrage-ci renouvellera peut-être la connaissance sur le sujet.

En même temps, je suis un peu surpris par la présentation de l’éditeur qui parlent de « ralliés ». Les ralliés, ce sont les Vietnamiens passés du Vietminh au CEFEO ! Dans l’autre sens, ce sont des déserteurs, non ? ;-)

Serait-ce une erreur ou déjà un parti-pris par les auteurs ?

A voir !

Passés à l’ennemi. De Adila Bennedjaï-Zou et Joseph Confavreux. 288 pages aux éditins Tallandier en août 2014.

 

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Champs de bataille n°56. Magazine.

On est bien ici dans l’excellente veine éditoriale reprise depuis le numéro précédent: sujets rares, cartographie et iconographie abondantes.

Un sommaire bien dense:

  • Pierre Iltis nous propose un article sur la flotille autrichienne du Danube durant la 1ère guerre mondiale. Le beau Danube bleu ne fut pas calme du tout ! ;-)
  • Une visite du croiseur russe Aurore du début du 20ème siècle. Par Brice Charton.
  • La conquête du Tonkin. Dans le numéro précédent, (le 55), Jean-Philippe Liardet s’était intéressé à la conquête de la Cochinchine. Ici, on fonce plein nord dans le delta du Tonkin. Quelques noms qui nous rappellent l’autre guerre d’Indochine… Avec de bien belles illustrations.
  • Nicolas Pontic, à l’instar de Brice Charton, nous propose lui aussi sa rubrique « reportage sur les lieux d’histoire » en passant par le Vietnam: Dien Bien Phu, Hué et Saigon au menu touristique !
  • Pierre Iltis, en spécialiste respecté de la guerre navale, nous propose la suite de l’histoire de la marine austro-hongroise dans la 1ère guerre mondiale: les spécificités de la guerre navale dans l’Adriatique et les opérations jusqu’en 1918. La marine austro-hongroise est à l’honneur en ce moment. Voir dans le dernier Los !
  • La deuxième guerre balkanique: les victoires serbes, 1913. Ici aussi, il s’agit d’une suite d’articles démarrée dans le numéro précédent sous la plume de Stéphane Bottero. Avec trois belles cartes pleine page. Le texte est parfois peu clair mais le sujet est si peu couvert par ailleurs ! ;-)
  • Le fort de Loncin. A la découverte de ce fort de la ceinture défensive de Liège en 1914: description, combats en 1914,  état actuel. Par le globe-trotter, Brice Charton !
  • Les tours de flak de Berlin (flugzeugabwherkanonentürme – on reprend son souffle ! ;-) ). Sujet trés intéressant sur la raison de ces tours, leur construction, leur emploi et leur destruction, enfin presque ! Un sujet passionnant couvert par Stéphane Morhain !

Champs de batatille n°56. Bimestriel de 132 pages du mois de juillet 2914. Dans les maisons de la presse et chez l’éditeur.

 

 

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Pétain, une biographie de Bénédicte Vergez-Chaignon. Sortie.

Les éditions Perrin annonce la sortie d’une nouvelle biographie sur ce personnage central de l’Histoire de France du 20ème siècle.

Elle promet d’être importante déjà par le nombre de pages proposé: un beau volume de 1.040 pages !

L’éditeur présente ce texte comme la première biographie française depuis 30 ans.

Pour ma part, j’en relève plusieurs significatives:

  • Marc Ferro en 1987 aux édtions Fayard, plusieurs éditions.

  • Herbert Lottman, biographe américain de talent aux éditions du Seuil en 1984

  • mais surtout le monumental travail de Guy Pedroncini sur Pétain auquel il a consacré quatre ouvrages importants: « Pétain, général en chef (1917)1918) » aux P.U.F en 1974, « Pétain, le soldat et la gloire » chez Perrin en 1989, « Petain, la victoire perdue (1918-1940) » chez Perrin en 1995, « Pétain, le soldat (1914-1940) » toujours chez Perrin en 1998.

A suivre !
Pétain de Bénédicte VERGEZ-CHAIGNON – 1.040 pages aux éditions Perrin en août 2014.

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Omaha Beach, 6 juin 1944. Joseph Balkoski.

Je n’ai pas pu attendre bien longtemps avant de lire cet ouvrage de Joseph Balkoski, édité par Histoire & Collections pour la version française.

Cet ouvrage est complètement consacré à la seule journée du 6 juin 1944 sur cette longue plage normande entre Vierville et Coleville qu’on n’allait plus appeler désormais que par son nom de code américain: Omaha, « Omaha la sanglante ».

Ce fut une longue journée de près de 18 heures de clarté qui fut bien , pour l’ensemble des combattants survivants, le « Jour le plus long ».

C’est donc là, sur l’une des cinq plages du D-Day, qu’allait se jouer l’établissement de la tête de pont des forces alliées en Europe de l’Ouest.

L’ouvrage de Joseph Balkoski est réellement impressionnant: en 390 pages, il embrasse toute la réalité du jour J vécue tant par les combattants que par les officiers supérieurs en charge de l’opération, de l’arrivée sur la plage jusqu’à la tombée de la nuit. L’ouvrage fait vraiment la part belle aux témoignages directs. Dans la mesure du possible, l’auteur a repris ces témoignages au plus près des faits vécus dans l’espace mais aussi dans le temps. En conséquence, les dits-témoignages occupent finalement près de la moitié de l’ouvrage global. J’avoue en avoir été parfois gêné dans la lecture mais cela n’enlève rien à l’intérêt du travail de Joseph Balkoski.

L’ouvrage s’ouvre évidemment par le contexte de l’opération Overlord, par la préparation alliée et par les mesures prises par les Allemands pour se défendre et repousser l’invasion attendue.

En fait, Overlord fut une opération sacrément bien préparée à tous points de vue. Ce qui est impressionnant, c’est que finalement, rien ne se déroula comme prévu: ratage des bombardements aériens et navals préalables, dérive des navires de débarquement, mauvais renseignements sur les unités allemandes opposées, échec des blindés amphibies. Bref, le débarquement se réalisa dans des conditions terribles très bien rapportées par Joseph Balkoski. Avec les GI’s, vous allez vraiment vivre sous les tirs directs et indirects allemands, vous comprendrez l’agglutinement mortifère et statique des soldats à l’abri des jetées, le mélange dangereux des unités combattantes, l’impact de la montée rapide de la marée et l’importance des quatre valleuses d’accès hors de la plage.

On a beau connaître l’histoire, il y a un moment où l’on sent vraiment le découragement gagner. Et c’est là qu’on découvre qu’il s’agit finalement d’un combat d’infanterie où les personnalités se révèlent: des sous-officiers, officiers subalternes et supérieurs vont se lever pour mener des combattants apeurés, séparés de leur hiérarchie directe, en dehors des plages tant pour éviter d’être tués que pour permettre à d’autres unités constituées de débarquer.

Au final, on sort de l’ouvrage avec une impression de confusion extrême, de coups du sort, de pertes importantes, d’héroïsme ordinaire et extraordinaire. 18 heures de jours, ce fut sûrement le Jour le plus long de leur vie pour ceux qui survécurent…

Le texte de Joseph Balkoski est, qui plus est, soutenu par une iconographie nombreuse en n/B dans le texte, 27 cartes bien utiles, des annexes, une bibliographie et un index.

Bref, un superbe ouvrage proposé par les éditions Histoire & Collections indispensable à toute bibliothèque consacrée à la seconde guerre mondiale.

Pour rappel, au delà de son talent d’auteur, Joseph Balkoski est aussi un concepteur de wargames bien renommé. Sur la bataille de Normandie, il a conçu les simulations suivantes:

  • Atlantic Wall (SPI – 1978)
  • Omaha Beachhead (Victory Games en 1987)
  • St Lô (West End Games – 1986)

Mais, si je dois vous parler de wargame sur le D-Day, je mettrais en valeur le travail réalisé par John Butterfield sur D-Day at Omaha Beach (Decision Games – 2009 réédité récemment).

En fait, pour la première fois de ma vie, j’ai vu un wargame en lisant le livre de John Balkoski. Je m’explique: en général, ce sont mes lectures qui me servent d’inspiration quand je joue au wargame. Et bien pour une fois, ce fut l’expérience inverse. John Butterfield, en créant son wargame solo, a fait un magnifique travail par lequel j’ai vraiment perçu la confusion, les difficultés puis l’étape de rétablissement puis d’entrée dans les terres à l’arrière de la plage avec l’importance des 4 valleuses présentes sur Omaha Beach. Bref, vous l’aurez compris, vous vivrez avec D-Day at Omaha Beach une expérience de wargame inoubliable, que vous pouvez, de plus, vivre à deux, l’un des wargamers prenant la 1st Infantry Division et l’autre la 29th.

Le jeu est disponible dans les bonnes boutiques en ligne, comme Hexasim,  et sur le site de l’éditeur.

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Guerres & Histoire n°20. Magazine.

Le dossier central de ce numéro 20 de Guerres & Histoire est consacré à l’été 1944 qui vit se déchaîner la puissance combinée des Alliés. D’où la question, dans le plus pur style de G&H: « Alliés ou Armée Rouge. Qui a eu la peau de la Wehrmacht ? »

Concrètement, pour l’essentiel, il s’agit d’un ensemble d’articles signés par Benoist Bihan et par Jean Lopez, directeur de la rédaction du magazine.

  • Au 5 juin 1944, un rapport de force en trompe-l’oeil par Jean Lopez. De l’avantage des lignes intérieures contre maîtrise du ciel et 4.000 kms de côtes et de fronts…
  • Une alliance teintée de méfiance: tout est loin d’être rose entre les Alliés de l’est et de l’ouest. La conférence de Téhéran va faire basculer la stratégie alliée dans la création du second front… en France. Chruchill a perdu, Staline a gagné mais il sait qu’il va devoir avancer vite vers l’ouest pour prendre des gages pour l’après-guerre…! Par Jean Lopez.
  • Deux opérations géantes mais différentes. Un article à 4 mains de Benoist Bihan et Jean Lopez pour mettre en perspective les enjeux, les attendus, les points communs et les différences entre Overlord et Bagration !
  • « Une fois, nous avons parcouru 84 km en 24 heures« : Yacha MacLasha est allé à Tbilissi interviewer un ancien officier d’infanterie géorgien sur son parcours militaire tout particulièrement lors de l’opération Bagration: coopération interarmes, respect pour Rokossovski et destructions en Biélorussie ressortent de cette interview.
  • Deux blessures fatales pour le Reich ? Des plaies béantes sont infligées mais Soviétiques comme Anglo-Américains vont se retrouver en situation logistique difficile, ces derniers vont également souffrir d’erreurs stratégiques et de planification dans l’exploitation de la percée en Normandie. Face à cela, les Allemands vont racler les fonds de tiroir et permettrent à un Model, au sommet de son art, de freiner et d’arrêter les poussées alliées. Par Benoist Bihan.
  • Le paradoxe du 20 juillet: l’inévitable cataclysme final. Jean Lopez pointe l’effet contradictoire de l’attentat contre Hitler. Au lieu de précipiter la chute du dictateur, les forces allemandes vont se retrouver toutes tendues à le soutenir, face à l’intransigeance des Alliés de l’Ouest pour une capitulation sans conditions et face à la colère russe dans sa déferlante vers l’ouest. En fait, la préparation au « crépuscule des dieux » !

Les autres sujets couverts par ce numéro 20 sont:

  • Dans la rubrique « Exclusivité », l’interview d’un pilote de Mig 21 nord-vietnamien sur sa guerre aérienne au Vietnam et sur ses rencontres avec ses anciens adversaires. Intéressant comme témoignage mais aussi sur les capacités respectives du F4 et du Mig 21. Par Maurin Picard.
  • La rubrique « Caméra au poing » nous propose de revisiter « Balkans, 1913. Les Bulgares face aux Turcs » sous la plume du colonel Michel Goya. Des photos rares de Georges Woltz.
  • La rubrique « Les batailles oubliées » nous propose « Quand Gênes dominait la Méditerranée« . Roberto Barazutti (un nouveau ?) nous propose de découvrir la guerre navale opposant Gênes à Pise avant que Venise ne vienne sérieusement se méler de la partie !
  • Dans la rubrique « Un objet, une histoire« , Laurent Henninger et Pierre Grumberg s’intéressent à l’artillerie d’Henri IV: de la pièce d’art à la standardisation des calibres !
  • Les vélites, des soldats légers et une technique de pointes (avec un s !). Une fois de plus, c’est Eric Tréguier qui nous propose un sujet antique avec ces troupes légères des légions romaines de la République ! Recrutement, technique et évolution jusqu’à Marius et César qui les firent remplacer par des mercenaires habiles !
  • Ouistreham,bilan. Dans sa rubrique « Opérations spéciales« , Jean-Dominique Merchet propose une réflexion sur l’emploi du commando Kieffer tant le 6 juin que dans les deux mois qui suivirent. Forces et faiblesses des Commandos et troupes de choc…
  • C-130 Hercules, superhéros pour tous les travaux. Benoist Bihan a bien raison de s’intéresser à cette « bonne à tout faire » essentielle née de la guerre de Corée et encore en service aujourd’hui. Un hommage et une synthèse de belle qualité !
  • Le Sindh, nouveau joyau de l’empire des Indes teinté de sang. Joanne Taaffe part du tableau du peintre Edward Armitage consacré à la bataille de Meanee pour nous rappeler le contexte de l’oeuvre; à savoir la guerre aux Indes Orientales !
  • Maurice de Saxe, le maréchal allemand de Louis XV. Une interview de Thierry Widemann par Laurent Henninger par l’un des généraux les plus doués de sa génération.
  • La rubrique « A lire » nous propose la mise en avant du dernier ouvrage de Jean-Claude Delhez: « La France espionne le monde (1914-1919)« . Je le lirai prochainement.
  • Le quizz est consacré à la Légion Etrangère/ 18/20, j’enrage ! ;-)
  • Charles Turquin, dans sa rubrique « D’estoc et de taille » nosu propose un bel article sur le hasard des batailles. Il illustre son propos au travers de la guerre navale qui opposa Russes et Japonais au début du 20ème siècle. Par deux fois, le hasard fit basculer le destin de l’Histoire ! Toujours savoureux !

Au final, un numéro toujours bien satisfaisant de Guerres & Histoire qui confirme son rôle majeur désormais dans la vulgarisation de l’histoire militaire auprès d’un large public. Un rôle essentiel car la guerre est toujorus bien présente en ce début de 21ème siècle…

Guerres & Histoire n°20. Numéro d’août 2014. Un mgazine des éditions Mondadori.

Retrouvez le magazine sur Facebook.

 

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Wargame. Strategy & Tactics: stratégie déraisonnable ou fuite en avant ?

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La sortie du dernier numéro de Modern War (#13), consacré à un conflit potentiel au Liban Sud entre Israël et le Hezbollah libanais, m’a amené à m’intéresser de près à la simulation qui accompagne le magazine.

Je trouvais que sur le site de l’éditeur, on manquait d’information, particulièrement en ce qui concerne la carte.

Cela m’a conduit à faire quelques recherches; en particulier, bien évidemment, sur le site BoardGameGeek, notre « bible ouverte » pour tous les wargamers.

J’y ai déjà trouvé, créée, la fiche de ce wargame mais j’ai eu l’occasion de découvrir aussi l’insatisfaction de l’auteur, Brian Train, quant au travail de développement de l’éditeur du magazine, Strategy & Tactics Press, émanation de Decision Games pour ce qui est des revues: Strategy & Tactics, World at War et Modern War.

Personnellement, je suis un fan de « Strategy & Tactics » depuis la glorieuse époque de SPI mais je  reconnais que je lâche le magazine depuis quelques années à la fois devant la sortie pléthorique des numéros mais aussi en raison d’une conception qu’on peut qualifier parfois d’approximative.

Le détail des reproches faits par Brian Train (à lire sur son blog) n’est pas rien. On peut comprendre qu’un éditeur puisse être amené à modifier le design de départ d’un auteur mais, à ce point là, c’est au minimum curieux, voire irrespectueux…D’autant plus que l’auteur semble avoir eu le même problème récemment sur une autre de ses conceptions: Greek Civil War… qui m’aurait intéressé également…

Bref, au final, cela me donne l’impression que Decision Games publie de plus en plus vite des jeux trop souvent baclés et qu’ils ne sont plus guère à l’écoute des auteurs et des wargamers. Bref, une accélération et un comportement qui me rappellent la chute de « The Wargamer » et celle de « Command ». Maintenant, ce pourrait être une plainte isolée d’un jeune concepteur de wargames, il y en a… mais la production de Brian plaide plutôt en sa faveur, je trouve…

Vous aurez compris que, pour ma part, j’ai décidé de passer mon chemin malgré mon intérêt pour le sujet couvert.

Qu’en pensez vous, chers amis wargamers ?

A vous lire !

Jean-Luc

 

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Histoire de la guerre. John Keegan. Sortie.

 

Sir John Keegan, disparu en 2012, fut sûrement l’un des historiens militaires qui m’a le plus marqué. La découverte de son « Anatomie de la bataille » chez Albin Michel en 1993 fut un moment important de ma passion pour l’histoire militaire.

Depuis quelques années, les éditions Perrin rééditent, en français, les ouvrages majeurs de l’historien britannique.

« Histoire de la guerre », édité initialement en français par les éditions Dagorno en 1996 se veut une synthèse de la réflexion de John Keegan sur plusieurs décennies de recherche et d’écriture sur le sujet. A noter que les éditions Perrin annoncent une une « traduction révisée ». Le texte couvre le fait guerrier de la préhistoire à la guerre du Golfe.

Bref, un ouvrage indispensable, selon moi, dans une bibliothèque dédiée à la guerre et à la « res militaris » !

Histoire de la guerre – John Keegan – un ouvrage de 640 pages aux éditions Perrin en août 2014.

 

 

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Le siècle de sang (1914-2014). Sortie.

Je ne suis pas naturellement attiré par les ouvrages réunissant un grand nombre d’auteurs.

Celui-ci vise à couvrir 100 ans de l’histoire de l’humanité sous l’angle des conflits qui les ont émaillés. Pas sûr que ce siècle se distingue vraiment des précédents, bien chargés également… On oublie trop souvent d’ailleurs que les guerres s’accompagnent de famines et d’épidémies souvent bien plus mortelles que le conflit en lui même…

Bref, cet ouvrage attire quand même mon oeil car quelques belles signatures, déjà croisées sur Bir-Hacheim, font partie de l’aventure: Jean-Yves Le Naour, Jean-Christophe Buisson, Grégoire Kauffmann, Jean-Louis Margolin, Olivier Wieviorka, Pierre Journoud, Ivan Cadeau, Pierre Pellissier, Emmanuel Hecht, Dominique Lagarde, Marc Epstein, Pierre Razoux, Vincent Hugeux, Michel Goya et Pierre Servent.

Maintenant, les sous-titres me font quand même un peu sourire: « les vingt guerres qui ont changé le monde » ou « La guerre comme vous ne l’avez jamais vue »… ;-)

Oh éditeurs, gardez raison !

Bonnes vacances !

Le siècle de sang (1914-2014) sous la direction d’Emmanuel Hecht et de Pierre Servent. Aux éditions Perrin en mai 2014. 399 pages.

 

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Champs de bataille Thématique n°36. La marche vers la Grande Guerre.

Celà fait donc 100 ans que la 1ère guerre mondiale a éclaté.

Dans ce numéro dédié à l’événement, la rédaction du magazine Champs de Bataille  s’est rassemblée pour faire le point sur les origines du conflit ainsi que sur l’état des forces armées en présence:

  • Une introduction aux accents actuels par Jean-Philippe Liardet. Avec chronologie de 1815 à 1914.
  • Les origines de la Grande Guerre: retour sur les alliances, les oppositions, les conflits qui menèrent à la guerre générale. Par Dominique Buresi.
  • Suivent cinq chapitres, avec ordres de bataille et profil couleurs, consacrés aux effectifs, à l’organisation, à l’équipement et à la mobilisation des armées de cinq des belligérants majeurs, à savoir:
    1. l’armée allemande en 1914 par Dominique Buresi
    2. l’armée française en 1914 par Dominique Buresi
    3. l’armée britannique en 1914 par Nicolas Pontic
    4. l’armée russe en 1914 par Jean-Philippe Liardet
    5. l’armée austro-hongroise en 1914 par Nicolas Pontic
  • Pierre Iltis fait ensuite le point sur la situation navale à l’orée de la 1ère guerre mondiale avec la montée en puissance des armements et les évolutions technologiques majeures.
  • Dominique Buresi évoque les balbutiements de l’aéronautique militaire avec les forces aériennes en 1914.
  • Pour finir, un chapitre intitulé « Joffre face à Moltke » décortique les plans d’opération d’avant-guerre. Par Dominique Buresi.

Comme toujours, le magazine est somptueusement et abondamment illustré en photos, gravures, planches, profils et ordres de bataille tant en n/b qu’en couleurs. On regrettera par contre des coquilles trop fréquentes dans les textes.

Bref, un numéro utile pour faire le point sur la situation en 1914 à l’aube du Centenaire.

Champs de bataille Thématique n°35. Numéro de juin 2014. En vente chez l’éditeur, les éditions Conflits & Stratégie.

 

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