Guerres & Histoire. Hors-série n°3.

On ne change pas une méthode qui gagne !

A part les « chasses aux mythes », le magazine Guerres & Histoire s’intéresse aussi aux uchronies. Ces ‘ »what if » chers à nos amis anglo-saxons. Ou en d’autres termes, « que ce serait-il passé si… »

Au menu de ce hors-série, la rédaction du magazine nous propose:

  • Et si… ça s’était passé autrement ?
  • Venise avait sauvé Constantinople ?
  • les États-Unis étaient restés neutres en 1917 ?
  • les Perses avaient gagné à Salamine ?
  • Comment faire une bonne uchronie militaire?
  • le Débarquement en Normandie avait échoué ?
  • La Gran Armada n’avait pas été vaincue ?
  • Les Américains avaient attendu les Japonais à Pearl Harbor ?
  • Franc contre samouraï, un duel chevaleresque
  • Les Byzantins avaient battu les Arabes à Yarmuk ?
  • Hitler avait pris Bakou ?
  • Louis XIV avait gagné à Blenheim ?
  • Bismarck avait levé le siège de Paris ?
  • Des chars Leclerc auraient-ils pu enrayer Sedan ?
  • Villeneuve avait échappé à Nelson ?
  • Sharon avait raté le passage du canal de Suez ?
  • Les Franco-Britanniques s’étaient alliés aux Confédérés ?
  • Hannibal avait pris Rome?
  • La bataille décisive existe-t-elle ?
  • les Américains avaient dû débarquer au Japon ?
  • Napoléon avait gagné à Waterloo ?
  • Bibliographie uchronique

Parution dans les kiosques et maisons de la presse… ce jour ! 😉

Un magazine des éditions Mondadori.

 

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Chars d’assaut. Un siècle d’imposture. Jean-Claude Delhez.

Mais quelle mouche a piqué Jean-Claude Delhez ? 😉

J’avais déjà observé une certaine agressivité de l’auteur au travers de quelques uns de ses ouvrages mais également à la lecture de ses recensions d’ouvrages dans le magazine « Guerres & Histoire ». On a bien ici une charge en règle sur le char d’assaut et les historiens qui l’ont (trop ?) mis en valeur.

Cela m’amène d’abord à faire une remarque sur la tendance actuelle des auteurs d’articles dans les revues ou d’ouvrages sur l’histoire militaire à démythifier ce que certains considèrent justement comme des mythes sur lesquels l’Histoire se serait construite. En fait, cette tendance est née de la ligne éditoriale du magazine Guerres & Histoire et de son rédacteur en chef, Jean Lopez. Le succès rencontré (plus de 50.000 exemplaires vendus par numéro) a sans doute amené bien des auteurs à vouloir systématiser un peu trop cette approche. Intéressant mais à la longue, ça lasse un peu ! Si l’académique parfois ronronne, il ne faudrait quand même pas verser dans un style « Fox News » historique. 😉

Revenons à l’ouvrage sur le fond et sur la forme.

Sur le fond, le travail de Jean-Claude Delhez est intéressant, vivifiant. On peut toujours discuter de son choix porté sur la percée des Ardennes de 1940 et sur la bataille de 1944 toujours dans la même région. Le terrain et les circonstances ne se prêtent guère aux performances blindées: la traversée de la Meuse en 1940 et une offensive en plein hiver ardennais en 1944 ! En plus, j’ai l’impression que l’auteur enfonce une porte plutôt déjà bien ouverte, tout du moins pour les passionnés de la « res militaris », qui savent bien que la guerre moderne, initiée dans la blitzkrieg, est avant tout une question de combat combiné plus que blindé… L’auteur ne le cache pas quand il déploie son argumentation mais il reste sur sa ligne à vouloir démontrer l’inefficacité du blindé. Après ces deux démonstrations, l’auteur balaie l’histoire militaire de la première guerre mondiale à aujourd’hui dans des chapitres bien trop courts à mon goût.

Sur la forme, franchement, il y a des progrès à faire. Les deux longues énumérations de combats tactiques qui structurent l’ouvrage sont fatigants, répétitifs, pénibles à lire. L’auteur, tout à sa démonstration, oublie l’importance de la rédaction de son récit. Il ne suffit pas d’avoir une thèse; encore faut-il la mettre en valeur par un texte construit, dynamique et fluide. Ce n’est pas le cas ici. De temps en temps, il m’a fait penser à l’ouvrage de l’auteur belge Bernard Coppens: « Les mensonges de Waterloo« . Mettre trop d’agressivité dans la présentation de sa thèse et attaquer systématiquement d’autres auteurs nuit clairement pour moi au but recherché. Quel intérêt d’ailleurs de « descendre » le général George Patton en évoquant à peine les difficultés logistiques en ce qui concerne l’arrêt de son offensive en Lorraine ? Encore une autre critique/surprise: l’ouvrage ne comporte pas de bibliographie; par contre, des ouvrages ou des articles apparaissent dans le texte ou en notes de bas de page. J’ai été surpris de n’y voir aucun référence d’ouvrages hors édition française.

Bref, au final, cet ouvrage m’a intéressé, il est argumenté, construit avec sérieux mais l’agressivité sous-jacente et le style d’écriture l’ont rendu pénible en lecture et c’est bien dommage !

Aux éditions Jourdan en 368 pages. En octobre 2017.

 

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Autumn for Barbarossa. MMP. Wargame.

La « Standard Combat Series » dans un format réduit. Quoique !

J’ai toujours eu un faible pour cette série qui permet de basculer dans des simulations précises sans devoir investir un temps important dans la lecture et la maîtrise des règles. Huit pages de règles génériques, quelques pages de règles spécifiques et on peut démarrer…

Cet opus n’échappe pas à la règle; sa spécificité étant de nous être livré dans un numéro du magazine « Special Ops » de Multi Man Publishing (MMP). Une carte au format atypique (16″ x 26″), 280 pions à découper et on file à l’assaut de Smolensk en 1941 !

En fait, l’intérêt de cette simulation est de livrer un match en deux temps:

  • une première mi-temps qui connaît une forte poussée allemande vers l’est pour conquérir le maximum d’espaces (et de points de victoire) avant l’ordre du Führer qui amène au retrait de la majeure partie des divisions blindées et motorisées…
  • une deuxième mi-temps qui voit la consolidation des positions allemandes face à la contre-offensive soviétique inévitable pour reconquérir le terrain (et les points de victoire sus mentionnés…)

Donc voilà bien une simulation où les deux protagonistes vont, tour à tour, attaquer et défendre. L’Allemand doit attaquer très vigoureusement  au début pour maximiser la prise de terrain et les pertes soviétiques.

Tout le jeu du Soviétique est d’échanger ce qu’il faut de terrain contre la sauvegarde d’un maximum d’unités indispensables pour bien gérer les contre-attaques lors du reflux allemand.

Je ne l’ai joué qu’un solo en deux soirées mais, une fois de plus avec la SCS, j’ai passé un bon moment avec, certes, une nette victoire allemande au final mais je suis persuadé qu’une bonne gestion des ressources peut rendre le match bien plus compliqué au final.

Sur le site de l’éditeur.

Sur BoardGameGeek.

 

 

 

 

 

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Vae Victis n°136. Magazine. Wargame.

Le thème de ce numéro est l’exotique siège de Pékin en 1900. On se souvient du magnifique film de 1963 mais également de la seule simulation à ce jour: Siege at Pekin dans le magazine « The Wargamer » en 1982. Ça datait un peu ! 😉

Le sommaire:

  • Nouveautés Hexagones: pas moins de sept opus présentés dont le Colonial Twilight plébiscité et le sympathique DTP consacré à En pointe toujours.
  • Fields of Despair: France 1914-1918! : à l’ouest du nouveau. Du stratégique sur la 1ère guerre mondiale. Pas trop ma tasse de thé mais les composantes sont vraiment de qualité. Un article bien mené (comme toujours) par Arnauld Della Siega.
  • Battalion Combat Series. Toujours plus loin avec The Gamers. Un article de fond sur une nouvelle série signée par le vétéran et prolifique Dean Essig ! Comme toujours, du très, très bon par Luc Olivier qui explique cependant le peu d’intérêt des wargamers francophones pour l’instant !
  • 13 jours: la crise des missiles de Cuba, 1962. Un mini Twilight struggle arrive sur nos table. Pas très tenté par ce type de sujet. Un article clair de François-Xavier Euzet.
  • Hold the line. The American Revolution et The French & Indian War. Bon, y a de la nouveauté conceptuelle au niveau des composants. Pour le reste, ça semble quand même léger, léger. Par Philippe Hardy.
  • Urban Operations. Une autre pratique du jeu tactique contemporain. Je n’ai toujours pas eu le temps de me consacrer à cette simulation quasi professionnelle consacrée au combat moderne. peut-être en fin d’année ? Visiblement, malgré un playtest d’enfer, il reste quelques imprécisions de règles mais pouvait-il en être autrement pour un système aussi novateur ? Une revue précise de Patrick Ruestchmann.
  • Blitz ! La 2e GM en 10 heures. Pas pour moi mais le système semble efficace selon François-Stanislas Thomas.Mais dieu que la carte est laide ! Chez Compass Games.
  • Drouet d’Erlon à Waterloo. Les hexagones au service de l’Histoire. Episode 2. Un épisode qui fait la part belle au système de Kevin Zucker et à son « Emperor Returns ». Un article sérieux mais sans surprise de Jérôme Ligot.
  • La guerre de Trump. Un scénario pour Next War: Korea. Voilà, on se croirait à la grande époque de Strategy & Tactics quand l’actualité de la Guerre Froide ou de la Guerre du Golfe favorisait les scénarios « what if » ! Bon, il faut reconnaître que les chefs d’état concernés par un hypothétique conflit en Corée nous y aident bien… Une excellente initiative du magazine et de Nicolas Sévaux. On en redemande… enfin, pas trop quand même, Mister PotUS ! 😉
  • La guerre des Boxers, 1899-1901. Une révolte populaire et nationaliste. Il s’agit,, en six pages, de l’article historique associé au jeu en encart. Par l’auteur du jeu lui-même, Franck Yeghicheyan.
  • La marche de flanc. Une réponse tactique adaptée ? Ah ce « trick » cher aux figurinistes ! Franchement, un bon article de Ostap Bender qui pose les motivations, les facteurs clés de succès de cet outil aléatoire du jeu de guerre avec figurines ! Belles figurines au passage !
  • Construire une fortification pour la guerre de Trente Ans ou la Guerre Civile Anglaise. Séquence bricolage pour les amateurs. Je passe. Par Bruno Allançon.
  • Travelbattle. Le jeu d’histoire pour le voyage… Ici aussi, une nouveauté conceptuelle… des carrés et des figurines. Je passe. Par Jean-Philippe Imbach.
  • De Dien Bien Phu à Saumur. Une colline, des chars et des hommes. La retranscription imagée d’une action tactique à DBP ! C’est très vivant et agréable à suivre ! Par Jean Renault. Pour la bibliographie, citer les « 170 jours de DBP » par E. Bergot comme « référence », faut quand même oser ! 😉
  • La ley de plomo. Un scénario en Colombie pour la règle Skirmish Sangin. Du scénario micro-tactique pour figs. Je passe. Par Grégory Berva.
  • Rommel. Le Jour J à la sauce Blücher. Présentation de règles avec figurines. Par Jean-Philippe Imbach. Belles figs.
  • Revue des revues. Le classique. Par JP Imbach.
  • La bibliothèque stratégique par Frédéric Bey, Jean-Philippe Imbach et Philippe Naud.  Toujours aussi dense.
  • Nouveautés Règles. Par JP Imbach. Avec une note émouvante sur la disparition d’un pilier historique du wargame en France, Jean-Michel Hautefort… RiP.
  • Nouveautés figurines. As usual.

Au final, un numéro sans surprise mais bon, au moins, le magazine nous arrive tous les deux mois, n’est-ce-pas ? 😉

Vae Victis n°136, numéro des mois de novembre & décembre 2017. Un magazine des éditions Cerigo. A retrouver sur Facebook.

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Djihad 1914-1918. Jean-Yves Le Naour. Sortie.

Un sujet peu connu de la 1ère guerre mondiale: les tentatives de déstabilisation des colonies d’Afrique du Nord française par la diplomatie du Kaiser allemand.

Il est clair que la « Sublime Porte »,  de par son engagement auprès des empires centraux, facilita les choses en déclarant la « guerre sainte ». Il va sans dire également que la montée sur le front de france de nombre d’unités de l’armée d’Afrique pouvait faire craindre des révoltes nombreuses et sérieuses.

Au final, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc restèrent sous contrôle et les unités d’Afrique firent plus que leur devoir au combat.

Jean-Yves Nahour nous livre son analyse en 300 pages dont notes en fin d’ouvrage.

Lecture avant la fin de l’année !

Aux éditions Perrin en novembre 2017.

 

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Batailles & blindés n°81. Magazine.

Le sommaire:

  • La 7.Panzer-Kompanie du SS-Panzer-Regiment 1 « LSSAH » en Normandie. L’enfer de Tilly-la-Campagne. Du Panzer SS en Normandie ? Du « très » classique par Stéphane Cazenave. Extrait d’un ouvrage édité chez Maranes Editions. Pub dans le magazine. Je zappe.
  • Le retour d’expérience de la panzerwaffe à l’est (juin 1941-1942). Contre le T-34. Sylvain Ferreira nous propose les retex allemands sur la découverte – désagréable – des T-34 et autres KV-1 sur le front de l’est. Avec les recommandations de l’OKH ! Intéressant !
  • Fiascos blindés de la seconde guerre mondiale. Pas bien compris le but de ce dossier en quatre articles courts. Laurent Tirone, Yann Mahé, Yannis Kadari et Benoît Rondeau à la manoeuvre pour la Normandie 44, l’Allemagne 45, la Pologne 39 et le Western Desert en 1941 !
  • Combattre dans un Sturmgeschütz ! A bord d’un blindé pas comme les autres… Un article très dynamique de Didier Laugier sur les spécificités du canon d’assaut et sur le rôle de chaque membre de l’équipage. Avec forces témoignages ! Belle iconographie également.
  • Saint Vith. Une armored division sur la défensive. Un article précis sur l’engagement au compte-goutte de la 7th AD durant la bataille des Ardennes en décembre 1944.  Par Luc Vangansbeke. Belles cartes et profils originaux.
  • Cambrai 1917.  Les « tanks » attaquent ! L’engagement massif des blindés britanniques par Sylvain Ferreira. A la recherche d’une doctrine d’emploi pour a percée tant souhaitée.

Batailles & blindés n°81. Numéro des mois d’octobre & novembre 2017.

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Guerres & Histoire n°39. Magazine.

Toujours un bon moment de lecture !

Le dossier est consacré à la guerre d’indépendance américaine et, en particulier, au rôle de la France dans l’émancipation de la jeune nation américaine:

  • Comment la France s’est impliquée dans la guerre. En dix questions-réponses, Fadi El Hage explique le contexte, l’ampleur et les conséquences de l’intervention française.
  • Et la flotte de Louis XVI tient tête à la Royal Navy. Ce n’est sûrement pas dans la dimension navale qu’on pouvait attendre un soutien efficace de la France. Pierre Grumberg nous livre les points forts et les points faibles de la flotte française qui lui permirent de faire face, avec succès, à la suprématie britannique. Avec une iconographie bien utile.
  • Chesapeake-Yorktown: face à Londres, une belle victoire d’équipe. Une relation des opérations bien complète par Pierre Grumberg.
  • Le prix de la victoire au Nouveau Monde. Les conséquences pour la France. Par Fadi El Hage.

Les autres articles:

  • « Les FTP ont complété mon éducation morale ». L’interview de Guy-Pierre Gautier, jeune résistant au sein des FTP. Un récit prenant.
  • 1983-2009: au Sri Lanka, les tigres rugissent. L’insurrection tamoule en « caméra au poing ». Par Jean Lopez.
  • Les Prétoriens,; hommes de main à haut risque. En 5 pages, Eric Tréguier remet bien en perspective les spécificités et le rôle réel des gardes de l’Empereur à Rome !
  • Spitfire contre BF109: duel de haut vol. En fait, un article tout aussi de « haut vol » de David Isby sur la génèse des deux avions, leurs évolutions respectives jusqu’aux débuts de l’état d’Israël. Excellent !
  • Au Lechfeld, Otton crée le Saint-Empire. Ici aussi, un très bon article de l’historien Sylvain Gouguenheim sur une bataille peu connue en Europe centrale en 955.
  • Market Garden, septembre 1944: un bond trop loin. Une relation alerte du plan risqué de Montgomery ainsi que  des opérations. Cohérent en six pages. Par Nicolas Aubin.
  • La fausse crotte de singe de la piste Ho Chi Minh. La technologie pour arrêter le flux de la célèbre piste qui ne fut jamais vraiment bloquée… Jean Lopez.
  • El Gran capitan, illustre guerrier ou intrigant retors ? Belle « biographie » d’un personnage central des guerres d’Italie. Par Fadi El Hage.
  • La rubrique « A lire » toujours de bonne facture. Je tiens à souligner l’excellente idée de proposer un « classique » qui a marqué l’historiographie. En l’espèce, Jean Lopez nous propose « 1940, la guerre des occasions perdues » d’Adolphe Goutard édité en 1956. Une très, très bonne initiative !
  • La rubrique « A jouer » avec Urban Operations de Nuts Publishing. Par Frank Stora.
  • Le quiz est consacré, par Jean Lopez, aux guerres de la Révolution: 14/20. Peux mieux faire ! 😉
  • Le Waterloo du roi Murat. La fin du grand cavalier de l’Empire dans la rubrique « D’estoc et de taille », toujours truculente, de Charles Turquin.

Guerres & Histoire n°32. Numéro d’avril 2017. Un magazine des éditions Mondadori. A retrouver sur Facebook.

 

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Les moutons noirs de Piron. Hugues Wenkin.

La « Belgique Libre » à l’assaut du Reich.

Si les exploits des soldats de la France Libre nous sont bien connus, il faut reconnaître que les troupes belges engagées aux côtés des Britanniques nous sont largement inconnues.

En régional de l’étape, Hugues Wenkin nous propose une approche bien complète sur le sujet de la fin des opérations en mai 1940 jusqu’à l’immédiat après-guerre.

Le texte nous livre une compréhension des événements politiques belges, les dissensions au sein de la structure militaire belge, les difficultés de recrutement également. La nomination du major Jean-baptiste Piron va permettre de constituer une unité belgo-luxembourgeoise de reconnaissance qui va être engagée depuis la bataille de Normandie au sein de l’ordre de bataille anglo-canadien.

Les opérations belges sont décrites par le détail de la Normandie à la Belgique puis aux Pays-Bas et en Allemagne avec les spécificités d’une unité de reconnaissance.

Le texte se conclue sur les difficultés de retour des « moutons noirs » dans l’ordre de bataille belge de l’après-guerre. Un peu pathétique quand même.

Une fois de plus, le texte est magnifiquement mis en valeur par la qualité d’édition des éditions Weyrich, abondamment illustré (photographies très nombreuses, cartes), avec sources et bibliographie.

 

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La guerre sous-marine allemande. 1914-1945. François-Emmanuel Brézet. Sortie.

Cela fait plus de 20 ans que François-Emmanuel Brézet consacre ses ouvrages à la guerre navale et principalement à la marine de guerre allemande.

Il propose ici un ouvrage sur la guerre sous-marine de la 1ère guerre mondiale à la seconde. Ce qui est inédit en langue française à ma connaissance.

Le sujet est d’intérêt car l’Allemagne, de par sa position centrale en Europe et par sa faiblesse relative en termes de marine, a dû faire le choix d’une guerre navale asymétrique: la guerre sous-marine que ce soit dans la 1ère ou dans la 2ème guerre mondiale.

Les éditions Perrin nous proposent donc un texte de 400 pages avec 6 cartes hors-texte, annexes, notes et une bibliographie.

En août 2017.

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Los ! n°34. Magazine.

Le sommaire du numéro 34:

  • Kido Kawaii. Acier, uniforme et lolitas. Bienvenue dans le monde lo bouchéufoque des mangas et dessins animés japonais ! Quelle bizarrerie culturelle ! J’y suis bien trop hermétique… Par Salim Hafik.
  • La 2ème bataille de Syrte. Un combat, deux vainqueurs. Les convois alliés en Méditerranée en 1942. Belle carte et beaux plans. Par Simon Le Bouché. Avec bibliographie.
  • Le Kongo. De tous les combats de la marine impériale. C’est évidemment l’article phare de ce numéro de Los ! Du classique mais toujours aussi solide par Pascal Colombier: contexte de la classe, conception et construction, refontes et opérations de combat. Toujours magnifiquement illustré: vues 3D, tableaux, photos.
  • Le Béarn. Premier porte-avion français. Très complet sur la conception de ce navire expérimental et unique. Bien intéressants sur les défauts de conception et de navigation. Illustrations rares. Un article solide de Patrick Toussaint.
  • Le crépuscule des loups gris. Le destin des derniers u-boote. Dernières opérations, reddition des dernières unités à quai et en mer. Original. Par Xavier Tracol.
  • Alerte rouge. La défaite de la flotte du nord. 3ème partie. Suite et fin de ce « what-if » consacré aux opérations navales qui auraient pu se passer si la guerre froide s’était réchauffée dans les années 1980 ! Un beau moment de lecture agrémenté de vues 3D du porte-aéronef Kiev soviétique. Par Xavier Tracol. On en redemande !
  • Chadburn et passerelle. La rubrique « Lexique » vous fait découvrir les secrets des communications entre passerelle et salle des machines d’hier et d’aujourd’hui ! Par Patrick Toussaint.

Au final, un numéro varié et bien agréable ! 34 numéros, déjà !

 

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