Champs de bataille thématique n°38.

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Août – septembre 1014: les premières batailles.

Trois auteurs se sont réunis (Jean-Philippe Liardet, Dominique Buresi, Stéphane Bottero) pour nous apporter, en 116 pages, un rapport sur les opérations militaires du début de la 1ère guerre mondiale:

  • contexte et mobilisation des appareils de guerre en Europe
  • les stratégies en présence
  • les offensives françaises d’août 1914: la bataille de diversion
  • Charleroi: la bataille de fixation
  • l’offensive de rupture
  • l’échec des offensives françaises
  • la bataille de la Marne
  • Août 1914: offensives russes en Prusse Orientale
  • Tannenberg et les lacs Mazures
  • Les combats en Galicie
  • Le front serbe

Il s’agit donc d’une large série d’opérations couvertes. Là où on pensait pouvoir avoir un texte prenant de la hauteur par rapport aux événements, on va plutôt avoir des textes détaillant chronologiquement les mouvements et les combats. Le tout est assez monotone à la lecture, les chapitres sur les opérations à l’est et dans les Balkans étant cependant plus enlevés.

Cette monotonie des textes est rattrapée par une profusion de cartes (14) et d’ordres de bataille (9) ainsi que par une iconographie abondante (non sourcée). J’ai regretté, par contre, l’absence de références bibliographiques toujours utile pour aller plus loin.

Bref, un numéro à acquérir, avant tout, pour ses cartographie et iconographie qui restent les forces principales de la revue Champs de bataille.

Champs de bataille Thématique n°38. Bimestriel de janvier 2015. Un magazine des éditions Conflits & Stratégie.

 

 

Avec chronologie

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Foch. Une biographie de Jean-Christophe Notin.

Foch Jean-Christophe Notin

Un excellent moment de lecture.

Ferdinand Foch fait partie d’une mythologie guerrière bien spécifique: celle des généraux à la tête des armées françaises durant la 1ère guerre mondiale: Joffre, Pétain, Nivelle,… et Foch . Selon les époques, ils furent adulés ou critiqués, vues les pertes effroyables qui caractérisèrent ces quatre années de guerre du début du 20ème siècle.

Evidemment, Ferdinand Foch tient une place unique car il fut le général à la tête des troupes alliées à l’ouest qui remportèrent la victoire sur les puissances centrales en 1918. En fait, Foch ne fut jamais à la tête des seules armées françaises comme Joffre ou Pétain mais bien le commandant en chef, coordinateur des armées françaises, britanniques, américaines, belges et italiennes.

Cette position fut très particulière car, au delà des talents militaires, il fallait également un solide don de persuasion, de l’autorité et de la diplomatie.

C’est dire tout l’intérêt qu’il faut porter à la biographie d’un tel personnage historique.

Evidemment, Jean-Christophe Notin restitue le parcours de cet officier très croyant (ce qui lui posa bien quelques problèmes dans une époque bien anti-cléricale), instructeur et théoricien de la guerre, confronté dès le début de la guerre en Lorraine, sur la Marne et en Flandres à une guerre bien différente de ce qu’il avait imaginé. C’est d’ailleurs sur le terrain des Flandres qu’il révélera deux de ses talents majeurs: sa volonté inébranlable et communicative ainsi que sa capacité à gérer les relations avec les alliés britanniques et belges.

L’ouvrage de Jean-Christophe Notin n’est pas seulement un ouvrage d’histoire militaire, il nous plonge également dans l’histoire de la IIIe République, le parlementarisme, les rapports changeants entre pouvoir politique et la conduite de la guerre. Le tout s’appuie sur un travail de recherche très important et minutieux, caractéristique de l’auteur. J-C Notin croise volontiers les différentes mémoires, correspondances, rapports officiels sans jamais prendre partie pour ou contre son sujet.

Ce qui fait un ouvrage bien équilibré dans lequel j’ai particulièrement apprécié ceux consacrés à l’accession au commandement suprême de 1918 ainsi que ceux consacrés à la négociation des traités et à la fin de la vie de Foch. Je ne me suis ennuyé à aucun moment.

Tout au long de l’ouvrage, on peut également remarquer l’importance des rivalités, des amitiés, des coteries, des jalousies tant dans le pouvoir militaire que civil dans un contexte historique particulièrement pesant.

Dans cette biographie, l’auteur ne restitue pas seulement les faits mais replace l’homme dans sa vie personnelle et professionnelle, dans son temps, avec ses forces et ses faiblesses, pris dans le maelström d’un des plus grands conflits de l’histoire de l’humanité et ce à un âge déjà avancé.

J’ai jusqu »ici toujours bien apprécié les différents ouvrages qu’il m’a été donné de lire de Jean-Christophe Notin. Il s’en sort très bien aussi sur celui-ci, ajoutant à un travail de recherche minutieux, un talent narratif incontestable.

Au final, on retiendra de Foch sa foi certaine, sa confiance inébranlable en sa méthode et dans la victoire, sa capacité à mobiliser ses interlocuteurs particulièrement étrangers et ce malgré des défauts bien sentis.

De cet ouvrage, j’ai seulement regretté le faible nombre de cartes pour suivre les opérations.

Foch, une biographie par Jean-Christophe Notin. Aux éditions Perrin en 2008. 640 pages avec quatre cartes, notes abondantes, sources, bibliographie organisée, un index et remerciements.

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Los ! n°18. Le magazine de la guerre navale, aéronavale et sous-marine.

Los #18

Un numéro 18 bien équilibré entre tactique et stratégie, matériel et lexique, 1ère guerre mondiale à aujourd’hui !

Au sommaire:

  • USS South Dakota, le chien de garde de l’US Navy. Il s’agit du dossier central de ce numéro qui nous est proposé par Pascal Colombier. Comme à l’accoutumée dans ce type d’article consacré à un navire, le « Sodak » nous est présenté de sa génèse à sa construction avec ses forces et ses faiblesses, ses évolutions et sa carrière qui fut courte mais intense ! Comme toujours, le dossier s’appuie sur une iconographie abondante et des vues 3-D toujours de bien belle facture.
  • L’Europe des sous-marins, l’état des forces. Salim Hafik nous propose une revue complète des dotations européennes: SNE, SNA, sous-marins diesel-électrique et AIP. Une bonne synthèse toujours utile.
  • Guerre sous-marine dans le Pacifique, l’incontestable supériorité américaine. On a toujours à l’esprit la bataille de l’Atlantique où l’Axe prit l’initiative d’une guerre sous-marine efficace. On oublie, par contre, trop souvent que la guerre sous-marine dans le Paicifique fut décisive et contrôlée de bout-en bout par les Etats-Unis face à une stratégie japonaise incohérente et inefficace. Rappel des doctrines et des étapes essentielles du conflit sous l’angle de la guerre sous-marine. Par Jean-Baptiste Bruneau.
  • Les neger au combat, la « marée noire » des torpilles humaines allemandes. Par Xavier Tracol. L’impuissance navale allemande face aux Anglo-saxons amena la Kriegsmarine à chercher des solutions asymétriques capables de remettre en cause la suprématie navale alliée. Les torpilles pilotées par de courageux marins furent l’une de ces tentatives qui n’atteignirent pas les résultats escomptées. Naissance de l’arme, les hommes et leurs matériels, baptême du feu en Italie, rôle lors du débarquement en Normandie. Avec des photos rares.
  • Treaty Cruisers, les croiseurs britanniques de la classe County. Au fil des numéros de Los !, j’ai appris à me passionner pour ces articles consacrés aux classes de navires. Les programmes navals étant des projets longs, pris dans les restrictions des traités internationaux, il m’est toujours intéressant de comprendre les choix et les compromis adoptés en termes de vitesse, protection, armement. Cet article de Pascal Colombier est bien dans la veine des articles de ce type déjà parus dans Los ! Qui plus est, la classe des croiseurs County connut pleinement les combats de la seconde guerre mondiale.
  • Von Spee aux Falklands,la défaite de l’escadre d’extrême-orient. Il s’agit de la suite de l’article consacré à la flotte allemande du Pacifique au début de la 1ère guerre mondiale. Il est clair que la disproportion des forces laissait bien peu de chances aux armes de la marine de guerre de l’Empereur d’Allemagne. Une belle relation des combats par Xavier Tracol. Bien agrémenté de cartes d’évolution des combats bien lisibles et bien placées dans l’article.
  • L’amarrage d’un navire. Patrick Toussaint continue à nous présenter le lexique de la marine avec ici: amarrage à quai, à couple, à ras, en tableau, en pointe, en belle et à quatre ! Bien plaisant, merci !

Los ! n°18, numéro de janvier & février 2015. Un magazine proposé par les éditions Caraktère. A retrouver sur Facebook.

 

 

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Exposition Churchill – De Gaulle – Musée de l’Armée

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 Ces deux-là furent des acteurs importants de l’histoire du XXe siècle. Leurs échanges émaillent d’ailleurs  leurs Mémoires respectives de manière bien intéressante.

Au delà de leur dimension de personnages historiques, ils furent aussi des écrivains talentueux. Leurs ouvrages et leurs Mémoires sont à lire et à relire.

Le Musée de l’Armée leur consacre une exposition d’avril à juillet.

 

50ème anniversaire de la mort de Churchill

 

 

 Le 24 janvier 1965, Winston Churchill s’éteint à 90 ans. 50 ans après, le musée de l’Armée à Paris s’associe aux hommages rendus à cet homme d’Etat, chef militaire, orateur, soldat, reporter de guerre, artiste… dans une exposition majeure,  Churchill - de Gaulle, présentée du 10 avril au 26 juillet 2015.

Cette exposition est la plus importante manifestation consacrée à Sir Winston Churchill en France et la seule exposition d’envergure dans le cadre du cinquantenaire de sa mort.

Churchill – de Gaulle

Du 10 avril au 26 juillet 2015

 Avec l’exposition Churchill – de Gaulle, le musée de l’Armée revient sur les itinéraires croisés de ces deux grandes figures, à la fois alliés et frères ennemis. Objets, documents d’archives, uniformes, peintures et ressources audiovisuelles, pour certains inédits, seront réunis et présentés à cette occasion pour la première fois. 

 En cette année 2015, année de double commémoration – 70e anniversaire de la Libération et de la victoire sur le nazisme, 50e anniversaire de la mort de Sir Winston Churchill - associer ces deux hommes d’Etat aux destins exceptionnels au sein d’une exposition, permet de rendre hommage à ces figures majeures de la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi de faire découvrir les facettes publiques et privées les moins bien connues du grand public de ces personnages hors normes.

 Une exposition présentée par le musée de l’Armée et la Fondation Charles de Gaulle au musée de l’Armée, à l’Hôtel des Invalides à Paris.

 Avec le soutien de nombreux partenaires dont le Churchill Archives Centre de Cambridge et le musée de l’Ordre de la Libération

http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/churchill-de-gaulle.html

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La seconde guerre mondiale. Claude Quétel.

La seconde guerre mondiale Claude Quétel

Une synthèse sur la seconde guerre mondiale en près de 600 pages ? Quel pari difficile !

Beaucoup s’y sont essayé mais mes meilleurs souvenirs en la matière ont systématiquement été anglo-saxons: Sir Basil Liddell Hart, John Keegan et Anthony Beevor comme le souligne à juste titre l’éditeur de cet ouvrage: les éditions Perrin.

Pas mal d’auteurs français se sont lancés sur le sujet mais rarement avec une vision aussi large que les anglo-saxons. C’est sans doute celle de l’historien Henri Michel qui m’avait le plus impressionné.

C’est dire la difficulté de l’exercice: de la hauteur de vue, l’esprit de synthèse et une approche novatrice, c’est ce qu’on peut attendre d’un tel exercice pas si facile que ça !

C’est Claude Quétel qui se lance ici dans l’aventure. Cet auteur n’est pas le premier venu, il a déjà un sérieux bagage derrière lui dont un  « L’impardonnable défaite » remarqué mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. A ressortir d’ailleurs à l’occasion.

Donc une synthèse difficile par un auteur que je ne connais pas ! Un bon moment de lecture en perspective pour moi !

Il y a aussi une autre raison qui m’attire vers cet ouvrage. L’amateur de wargame que je suis ne peut qu’être sensible à un ouvrage qui ne propose pas moins de 39 cartes… soit une toutes les quinze pages environ ! C’est dire que l’éditeur a été motivé pour réaliser un tel investissement sur un ouvrage d’histoire…

Bon, lecture sous peu !

La seconde guerre mondiale de Claude Quétel avec 39 cartes et une bibliographie sélective. Un ouvrage des éditions Perrin en janvier 2015 !

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Grandeur et misère de l’Armée rouge. Réédition en poche.

Grandeur et misère de l'armée rouge

Les éditions Perrin ont l’excellente initiative de rééditer, au format poche dans la collection Tempus, cet excellent ouvrage de Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri. J’avais été emballé par la lecture de la version classique, il y a quelques années.

Si vous aviez raté ce texte dans sa première édition, ne ratez pas celle-là !

Pour rappel, les mêmes auteurs se sont illustrés récemment avec une biographie remarquée du maréchal Joukov

Grandeur et misère de l’Armée rouge dans la collection Tempus (éditions Perrin) en janvier 2015.

 

 

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Air Combat n°10. Magazine.

AIr Combat #10 Magazine

 

Le sujet central est, selon moi, le dossier consacré aux forces aériennes locales au Moyen-Orient: « un Moyen-Orient en feu ». En 18 pages, Tom Copper et Marc-Eric Minard font le point sur les forces en présence avec un focus sur Bahreïn, Qatar, Oman, Koweït, Yemen, Irak,  Iran. Les dotations, unités et bases aériennes sont présentées. Ça replongera toujours un peu les wargamers dans le célèbre « Gulf Strike » de Mark Herman en 1983. Trente ans déjà !

Les autres articles au sommaire:

  • Mission accomplie pour le guerrier d’Irak ! Marc-Eric Minard nous narre le tour dans le Golfe Persique du porte-avion américain CVN-77 George H.W Bush avec ses missions de guerre au dessus de l’Irak mais aussi de la Syrie.
  • Au coeur du renseignement militaire, la mutation de l’ISTAR aérien britannique: un article assez technique de Jean-Jacques Cécile sur les moyens et l’évolution du renseignement aérien britannique… de plus en plus dépendant de son allié historique, les Etats-Unis. Des Nimrod aux drones.
  • En vol avec les Ramex Delta, les nouveaux ambassadeurs. Il n’y a pas que la Patrouille de France pour représenter les ailes françaises à l’international. Les Ramex Delta sont là pour les démonstrations tactiques. Par Marie-Christine Garinat.
  • EC 2/4 Lafayette, le dernier escadron de Mirage 2000N. Une unité prestigieuse au coeur de la dissuation nucléaire nationale: d’hier à aujourd’hui. Par Marie-Christine Garinat et Marc-Eric Minard.
  • Noble Arrow 2014, Grecs et Turcs au dessus de la France. Retour sur cet exercice international au sein de l’OTAN. Par Joris van Boven.
  • L’esprit du secret: Northrop B-2 Spirit. Un article très intéressant de Marc-Eric Minard sur cette aile volante originale et toujours assez secrète de l’ordre de bataille américain. Genèse, innovations et spécificités, production, missions de guerre. Un avion vraiment à part. Superbement illustré.
  • SU-25, casseur de chars. En fait l’article se concentre sur la place de cet avion d’assaut dans l’ordre de bataille ukrainien de la fin de la guerre froide au conflit « interne » actuel. Par Babak Taghvaee.
  • Le dernier des Corsair. Grèce, la fin d’un mythe. Moment nostalgie avec la fin des vols, en octobre 2014, de cet avion mythique qui avait connu quand même son premier vol.. en 1965. Par Evert Zeijzer.

A saluer, encore et toujours, la profusion et la qualité des illustrations de la production des éditions Caraktère. Le top de  l’édition française.

Air Combat n°10. Numéro de janvier & février 2015. Un magazine des éditions Caraktère à retrouver sur Facebook.

 

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Blitzkrieg. Jeux & Stratégies. Hervé Borg et Philippe Naud.

Blitzkrieg Borg Naud

 

Une expérience qui n’est pas allée beaucoup plus loin.

En 2007, l’éditeur Histoire & Collections a décidé de lancer une collection « Jeux & Stratégies » dont l’objectif était visiblement d’associer un sujet d’histoire militaire avec une sélection de wargames dédiés au sujet. L’expérience tournera court avec la sortie, début 2008, d’un deuxième ouvrage consacré à la légion romaine par Frédéric Bey. On imagine bien volontiers que cette initiative de l’éditeur était née dans la rédaction du magazine Vae Victis publié par Histoire & Collections.

Malgré l’association de mes deux passions (histoire militaire & wargame), j’avais passé mon chemin sur cette initiative. A tort, sans doute.

Revenons-en à ce Blitzkrieg qui ouvrait la série. Il est d’abord le fruit du travail de deux plumes régulières du magazine Vae Victis: Hervé Borg et Philippe Naud, ce dernier s’illustrant plus particulièrement dans les articles historiques consacrés à la seconde guerre mondiale.

Ça tombe bien quand le sujet est la guerre-éclair allemande aux débuts de la seconde guerre mondiale. Il faut d’abord noté, qu’en 2007, l’ouvrage est bien marqué par le travail critique réalisé par Karl-Heinz Frieser dans un ouvrage désormais bien connu: Le mythe de la guerre-éclair (édition française en 2003).

Une première partie de l’ouvrage va s’intéresser à la genèse de l’arme blindée allemande suite à la première guerre mondiale, ses difficultés à se monter dans l’entre-deux-guerres et ses forces et faiblesses au déclenchement de la deuxième guerre mondiale.

Ensuite, les auteurs vont analyser l’évolution de la guerre blindée allemande à l’aune des opérations en France 1940, durant la guerre du désert et enfin dans les premiers mois de l’opération Barbarossa contre la Russie.

Le parti-pris est clairement de remettre en cause la légende de la « blitzkrieg », un angle de vue finalement encore peu courant en 2007 !

L’ouvrage s’accompagne de la présentation d’une sélection de wargames pour chaque époque étudiée mais également d’une ouverture de partie pour chacun des fronts majeurs étudiés: Nach Frankreich pour France 1940, Rommel in the Desert pour la guerre du Désert et la East Front Series pour Barbarossa. Bon, les photos sont un peu petites pour le suivi du détail des unités (problème récurrent dans Vae Victis d’ailleurs).

Bref, même si les jeux présentés datent un peu désormais, j’ai trouvé l’initiative louable, intéressante et finalement bien menée. Dommage que l’essai n’est pas été transformé avec d’autres thèmes…

Blitzkrieg d’Hervé Borg et Philippe Naud. 80 pages abondamment illustrées (en couleurs). Histoire & Collections en 2007.

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Disparition de John Hill. Wargame.

La communauté des wargamers vient de voir disparaître l’un des auteurs les plus importants de son histoire: John Hill.

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On retiendra avant tout de lui son best-seller tactique: Squad Leader, un système qui a marqué plusieurs générations de joueurs.

Je me souviendrai également d’autres de ses productions:

  • Battle for Stalingrad
  • Bar Lev
  • Hue
  • Yalu, réédité et augmenté récemment chez Compass Games

John Hill s’était aussi distingué avec un système de règles avec figurines élégant: Johnny Reb paru chez GDW à la grande époque !

John Hill fut et restera l’un de mes concepteurs préférés.

La fiche de John Hill sur Boardgamegeek.

Sa fiche sur Wikipedia.

In memoriam.

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Vae Victis n°120. Wargame. Magazine.

Vae Victis 120

Deux articles majeurs dans ce numéro 120:

  • Urban Operations, le wargame tactique vu par un officier français. Cela fait déjà un petit moment qu’on suit l’évolution de ce wargame à venir chez Nuts ! Publishing, jeune éditeur français. Ce dernier nous avait déjà fourni, pour l’époque récente, un très intéressant « Phantom Fury« , wargame solo consacré à la guerre en Irak. Urban Operations vise à restituer le combat moderne au niveau tactique que ce soit en Centre Europe ou au Moyen Orient mais également en Russie ou en Afrique. François-Xavier Euzet nous propose une intéressante interview de l’auteur, le Lieutenant-colonel Sébastien de Peyret. On y apprend que cette simulation vise non seulement le « grand-public » mais aussi les professionnels. Une aventure qui s’annonce donc passionnante !
  • La loi du plus faible, les conditions de victoire dans deux jeux de Mark Simonitch. Un excellent article de fond sur la conception de jeu par Frédéric Bey, assurément le plus capé de nos concepteurs francophones. J’ai eu l’occasion également ces dernières années de me frotter aux deux wargames présentés ici: The Caucasus Campaign et France’40. Et Frédéric Bey a bien analysé la situation: comment rendre une situation, déséquilibrée dans les faits, intéressante et tendue en termes de jouabilité. Et bien c’est bien ce qu’est capable de faire Simonitch et ce de manière assez simple. Belle démonstration de Frédéric Bey !

Les autres éléments du sommaire:

  • Nouveautés hexagones: trois pages consacrées aux … nouveautés. ;-) Pas grand chose de décisif d’ailleurs dans ce numéro autour des fêtes.
  • The Supreme Commander, la 2e guerre mondiale pour les nuls. Bon, suis pas fan des jeux stratégiques . Et Hervé Borg m’a convaincu de ne pas plus m’intéresser à celui-là ! ;-)
  • Wars and Battles, la réplique française aux jeux d’histoire(s) sur tablettes. Une belle présentation de Patrick Ruestchmann de cette aventure d’édition numérique à la française. Bon, j’ai décidé, depuis longtemps, d’éviter les jeux sur informatique. Mais l’aventure vaut le détour d’autant plus que les auteurs sont jusqu’ici Arnaud de Peretti, officier, sur la Normandie 1944 ou bien Pierre Razoux sur la guerre israélo-arabe de 1973. A suivre donc…
  • Napoléon contre l’Europe. L’Empire vaincra-t-il ? Encore une réalisation française mise en valeur. La matériel d’Hexasim est de toute beauté. Luc Olivier à la plume pour analyser un jeu visiblement plus attractif pour le joueur français. Avec une interview de l’auteur: Stanislas Thomas. Visiblement, une version devrait sortir pour les guerres de la Révolution de 1792 à 1800. A suivre.
  • Warfighter, jeu de rôle tactique moderne. Fruit d’un quick starter, un nouvel opus de l’éditeur DVG. C’est un jeu à cartes, je passe mon chemin. Par Patrick Ruestchmann.
  • D-Day at Tarawa, l’enfer des Marines. « Decision Day at Omaha Beach » fut sans nul doute l’une de mes plus intéressantes expériences de wargame en 2014.  John Butterflied remet le couvert avec ce qui est l’un des assauts amphibies les plus emblématiques du corps des Marines américain: l’attaque de l’îlot fortifié de Betio et de sa célèbre barrière de corail qui posa bien des problèmes aux LVT de l’USMC. Il faudra que je me penche sur ce jeu en 2015 ! Par Grégory Anton.
  • Battle for Stalingrad. Duel de cartes sur la Volga. Encore un jeu à cartes de DVG. Dominique Sanches. Je passe.
  • Le crépuscule des Maréchaux. Les théâtres secondaires de la campagne de 1814. Il s’agit de l’article historique qui accompagne le nouvel opus de la série « Les Maréchaux » de Denis Sauvage qui sort actuellement chez Vae Victis. L’article est de l’auteur de la simulation et il se concentre sur l’Armée de Lyon d’Augereau ainsi que sur la campagne d’Eugène dans le nord de l’Italie.
  • La bataille de Colmar (20 janvier – 9 février 1945). Une fois n’est pas coutume, l’article n’est pas signé par Philippe Naud mais par Paul Gaujac, historien bien connu par ailleurs. Le récit est précis. Dommage que la cartographie ne soit pas à la hauteur pour suivre l’évolution des combats.
  • Guerre Eclair. Règles figurines pour le XXe siècle. Par Jean-Luc Chaulet. Une règle de plus pour les amateurs, je passe.
  • Richard vs Saladin, compte-rendu de partie ADG version 3. Les Croisades en figurines avec un système de règles, l’auteur de l’article insiste, en français. On retrouve toujours les amusantes réflexions autour de l’optimisation des armées et le placement des éléments de terrain sur la carte. J’ai eu du mal à suivre le déroulé, ne connaissant pas la règle, dommage. Avec un insert sur un point de règle « à bidouille ». Bref, rien de nouveau à l’ombre des figurines quittées, pour ma part, il y a plus de 20 ans désormais ! Par Jean Levréro.
  • Peintures ibériques ! Une gamme pour le jeu d’histoire. J’ai beau de plus peindre, j’ai trouvé cet article très intéressant ! Si, si ! Par Jean-Philippe Imbach.
  • Vorwärts ! Blücher marche sur Paris. Un rappel historique avant quatre scénarios pour figurines. Classique.  Par Franck Fiat.
  • La bibliothèque stratégique. Toujours bien (trop ?) dense par le trio désormais bien installé: Bey – Imbach et Naud. J’en ressors plusieurs bonnes idées de lecture. Merci, les gars ! ;-)
  • Je passe sur les derniers articles consacrés à la figurine.

Ah oui, anecdotique. Vae Victis retombe un peu dans son vieux travers: les fautes d’orthographe qui m’ont semblé plus nombreuses que dans les numéros précédents.

Le mini-jeu en encart va m’intéresser car il est consacré à la bataille de Colmar début 1945. Il est basé sur le système d’Opération Nordwind sorti dans le numéro 98 de Vae Victis. Bon ok, je n’étais guère emballé à l’époque. On verra donc ce qu’il en est pour ce « Colmar 1945″ prochainement !

Mine de rien, le magazine vient de signer son 120ème numéro. A six numéros par an, ça fait quand même 20 ans que le magazine accompagne notre vie de wargamer francophone… Même si je trouve que le magazine se renouvelle peu, il est toujours là malgré les nuages sombres s’accumulant au dessus des éditeurs de la presse magazine ! Bonne année et bon courage à vous tous, les gars !

Vae Victis n°120. Numéro de janvier et février 2015. Un magazine des éditions Histoire & Collection. A commander ici et vous pouvez retrouver le magazine sur Facebook où « une communauté » s’est créée comme chacun sait ! :-D

 

 

Le jeu en encart

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