Ligne de front n°60. Magazine.

Ligne de front #60

J’ai bien aimé le sujet qui fait la couverture de ce numéro 60: « 3e guerre mondiale: pouvait-elle éclater ? ».

Le sujet est traité par Jean-Jacques Cécile, spécialiste de la période et du renseignement. La plupart de nos jeunes lecteurs n’ont pas connu la guerre froide; personnellement j’ai vécu presque trois décennies avec cette hypothèse qui était quand même plausible si on en juge par les effectifs potentiellement engageables, particulièrement du côté du Pacte de Varsovie. Pour rappel, en ces temps, l’armée française dépassait les 500.000 et les forces armées américaines en Europe dépassaient les 300.000 hommes… C’est d’ailleurs par là que commence l’article de Jean-Jacques Cécile. Ensuite, il nous propose son analyse de l’engagement potentiel des républiques démocratiques alliées de l’URSSS. Il nous livre également les plans potentiels de déploiement, les objectifs et la réflexion sur l’engagement ou non des moyens nucléaires tactiques. Le tout est appuyé aussi par ses connaissances bien précises en matière d’espionnage. Le texte a pu m’apparaître parfois un peu décousu mais je ne me suis ennuyé à aucun moment ! 😉 Belles photos.

Les autres articles:

  • En pointe à Verdun, la genèse des Stosstruppen. Ah, on aura du mal, en cette année 1916, à échapper au centenaire de la bataille de Verdun ! Cet article-ci est signé par Hugues Wenkin et il nous retrace le cheminement doctrinal de l’infanterie allemande de la fin du 19e siècle jusqu’à la bataille: dispersion, commandement délégué aux sous-officiers, évolutions matérielle et tactique, impacts. Bref, un bon sujet.
  • Germany first ! Genèse d’uns stratégie alliée. Ici, le sujet traité par Vincent Bernard est clairement du niveau politique/stratégie. Evolution de la pensée américaine en la matière, entre doctrine et adaptation aux événements. Clair et bien appuyé d’intéressants tableaux.
  • La « Grossdeutschland » à Targu Fromol (1944). Yannis Kadari nous propose la traduction/adaptation du témoignage d’un acteur de ces combats: Hans-Joachim Jung. C’est un témoignage classique, direct, sans prise de recul par rapport à l’adversaire.
  • Wehrmacht 46, l’arsenal du Reich. Les éditions Caraktère nous proposent ici un extrait de l’un de ses prochains ouvrages. Il concerne ici les projets de flakpanzer et les véhicules anti-aériens. Avec des profils et des photos inédits. Non signé.
  • Les falschirmjäger face aux aéroportés alliés. Bon, c’était un vrai bordel dans l’ordre de bataille allemand en Hollande en 1944 ! J’ai pu constaté cela de près lors de la simulation de « Market Garden » avec le wargame « It never snows » de MMP. 😉 Benoît Rondeau nous plonge dans les affres de cet ordre de bataille. C’est lourd, ça peut paraître un peu désordonné mais c’était vraiment la réalité ! 😉
  • Plus les rubriques de recensions (non signées, dommage), la critique d’un film peu connu et la présentation d’un jeu en ligne, World of Tanks.

Bref, je ne me suis pas ennuyé ! Pour la guerre froide, pour ma part, j’en redemande ! 😉

Ligne de front n°60. Numéro des mois de mars & avril 2015. Un magazine des éditions Caraktère.

 

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4 Responses to “Ligne de front n°60. Magazine.”

  1. Tralle dit :

    Je vois que la menace des forces du Pacte de Varsovie fait encore fantasmer et alimente 26 ans après les auteurs spécialistes de  »la chose militaire »
    Et pourtant cela a été la plus grande chimère de l’histoire mondiale! En effet, à la chute du Mur de Berlin les pays communistes se sont écroulés comme un château de cartes (sauf la Corée du Nord…)grâce à un pape polonais (« N’ayez pas peur! »)et aux pasteurs luthériens qui ont œuvré en catimini en Allemagne de l’Est.
    Pour ceux qui ont eu la chance de côtoyer des officiers soviétiques, avant 1990, (dans le cadre d’une mission onusienne ONUST Jérusalem) au Proche-Orient, ils se sont vite aperçu de  »gros manques » dans la formation militaire des « Soviets », mais « bouche cousue et moustache en croix » car la Guerre froide a été une formidable époque pour les marchands de canons et quelle tranquillité d’esprit pour les militaires de carrière: Ils connaissaient tout sur cet ennemi situé à « deux étapes du Tour de France »…

    • jlsynave dit :

      Si réthorique il y a eu dans un sens, il y en a aussi dans l’autre sens et tu la représentes clairement, Bernard. 😉
      J’ai quelques amis qui sont passés par l’US Army et par le Fulda Gap à l’époque. Je peux – aussi – te dire que pour eux c’était du sérieux: espérance de vie 20 mn en cas d’attaque.
      Bref, tout le monde a mis beaucoup de matos et beaucoup d’hommes des deux côtés du Rideau de Fer. Les deux camps se sont bien étripés par nations interposées à travers la planète. Et au final, ça n’a pas pété en Centre Europe. Tant mieux et dont acte…

  2. Rob1 dit :

    J’ai aimé l’article sur la 3e guerre mondiale. Jean-Jacques Cécile est décidément bon quand il écrit sur un sujet dont il a personnellement connu l’atmosphère (j’avais nettement moins aimé son article sur la CIA en RDA dans le dernier Air Combat par exemple, qui m’avait laissé l’impression d’un patchwork insuffisant pour établir ses conclusions, ou celui sur les Scud Hunters).

    • jlsynave dit :

      Oui, il y a parfois cette impression de patchwork – comme si des sources éparses étaient rassemblées. Mais ç a n’enlève rien à l’intérêt des connaissances apportées. Merci pour cette intervention et bon week-end !
      JLuc

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