Les mythes de la seconde guerre mondiale. Collectif.

Intéressant à plus d’un titre !

Je vous l’avais présenté rapidement à sa sortie, en particulier les 23 chapitres constitutifs, mais maintenant je l’ai lu !

Evidemment, sur les 23 chapitres, tous ne sont pas de qualité égale mais une large majorité le sont.

Avant tout, je tiens à souligner l’intérêt majeur de nous présenter 21 auteurs qui comptent dans l’édition française en histoire / histoire militaire. Cela donne un bon aperçu de la qualité du domaine: historiens diplômés, passionnés, militaires,…

Ensuite un certain nombre de chapitres font le point sur l’évolution de l’historiographie de la seconde guerre mondiale à aujourd’hui et c’est tout simplement passionnant.

Chaque article est souvent bien sourcé avec une orientation bibliographique récente.

Certains objecteront le « sensationnalisme » des sujets posés à la façon du magazine « Guerres & Histoire ». Certes, mais tout d’abord il s’agit d’une co-édition Perrin – Guerres & Histoire; ensuite, cela répond à une volonté de vulgarisation et de « démythification »  chère à la rédaction du magazine emmenée par Jean Lopez. Pour rappel, c’est cette ligne qui a permis au magazine d’atteindre des niveaux de diffusion bien supérieurs à ce connaissent les titres de presse spécialisés dans le domaine !

Bien évidemment, on aurait aimé pouvoir approfondir chacun des sujets. C’est possible pour certains d’entre eux car les auteurs se sont déjà penchés sur le sujet couvert dans un ouvrage déjà publié. Pour d’autres, l’ouvrage concerné reste à écrire en langue française. 😉

Franchement, un excellent moment de lecture !

Aux éditions Perrin en septembre 2015. 441 pages avec notice de présentation par auteur et bibliographie par chapitre.

 

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11 Responses to “Les mythes de la seconde guerre mondiale. Collectif.”

  1. Louis dit :

    Je n’ai lu que le chapitre sur Montgomery : pas objectif et l’allusion aux généraux Allemands parlant de Patton devant Metz en disant qu’ils (les généraux Allemands) l’avait trouvé timide.
    Or Montgomery, pour soutenir son plan d’attaquer le Nord de l’Allemagne, a réclamé tous les approvisionnements possible (essence, munitions, vivres…) ce qui priva Patton d’attaquer franchement sur Metz et plus à l’est vers la ligne Siegfried. Patton dans ses lettres raconte qu’il avait donné des ordres pour faire croire aux Allemands, que son armée avait la pleine capacité d’attaquer par quelques manoeuvres autour des têtes de ponts mais sans essence et munitions, elle ne pouvait aller bien loin… Or, cela les généraux Allemands ne le savaient pas lorsqu’ils dirent que Patton était timide à cette époque. Et là je cite l’ouvrage, de mémoire, dont vous parlez : « Ce qui est dit de Patton n’a jamais été dit sur Montgomery. » Or ces historiens ne peuvent pas ignorer la quasi-suppression du ravitaillement de la IIIè Armée de Patton au profit de Montgomery. J’appelle cela une escroquerie intellectuelle.

  2. Louis dit :

    Je ne parle pas des ouvrages sur Rommel et Montgomery mais sur l’article concernant Monty dans « Les mythes de la Seconde Guerre mondiale ».

    Ils peuvent aimer Monty, c’est leur droit, mais pas au détriment de la vérité historique en cassant du sucre sur le dos de Patton sur son action à Metz pour valoriser Montgomery.

    D’ailleurs je m’étonne de cette Montgomery-mania chez quelques historiens Français sur la Seconde Guerre mondiale.
    Je ne savais pas qu’il existait encore, en 2015, des partisans de Jean sans Terre en France !

    • jlsynave dit :

      Mais vous avez mangé du (coeur de) lion ! On peut garder son calme sur un sujet vieux de plus de 70 ans, non ? Et attendre leur point de vue là dessus… 😉

  3. Daniel dit :

    Eh bien, quelle humeur pour ce qui n’est qu’une note en bas de page dans l’article !

    Faut-il préciser que cet article n’est en aucun cas une comparaison entre Monty et Patton? Ce serait hors sujet car Monty ne se compare jamais avec Patton tellement leurs rôles sont de niveaux différents. Monty gère toute la campagne de Normandie, Patton seulement une armée: Montgomery n’a rien à prouver face à Patton. Il ne se met en concurrence qu’envers ses supérieurs – voyez vs. Eisenhower – , pas envers les commandants plus bas dans la hiérarchie.

    Alors oui, Montgomery réclame plein de moyens pour son armée, exactement comme le font tous les autres. C’est déplorable mais c’est l’attitude par défaut des militaires. Et Patton n’est pas en reste à ce jeu (plein d’exemples disponibles), ni d’ailleurs Eisenhower (plein d’exemples disponibles aussi)… On n’a pas grand chose à tirer de ce constat.

    Mais sinon, quelle sensibilité pour une pauvre note de bas de page. Ecrire que le Britannique est doué provoque de ces réactions épidermiques, c’en est stupéfiant.

    • jlsynave dit :

      Merci, Daniel, pour cette réponse sur ton article conjoint avec Cédric Mas.
      Par contre, en ce qui concerne ta remarque sur « C’est déplorable mais c’est l’attitude par défaut des militaires », serait-ce aussi une « humeur » ou une « sensibilité » ? 😉 Par sûr que les professionnels apprécient !

      • Daniel dit :

        Squeacky wheel gets the grease.

        Le rappeler, c’est ne pas aller plus loin que l’évidence.

        (Bon d’accord, il y a quelques exemples de généraux qui ne demandent rien pour lancer leurs opérations; c’est inhabituel mais ça arrive. Par exemple pour les opérations de 1944 aux Philippines – si je me souviens bien-, à la fois l’armée et la marine US disent qu’elles ont tout ce qu’il faut, merci, pas la peine d’attendre, on peut y aller de suite, et oui, ce n’est parce qu’il se passe des trucs en Europe qu’on va attendre, et non je vous le répète on a tout ce qu’il faut, alors je peux donner le go?)

        • jlsynave dit :

          Pas de problème sur le report des faits, juste une réaction à « c’est déplorable » et le « par défaut » qui ne me semblaient pas utiles dans la discussion.
          Bon week-end, Daniel.

  4. Pontic dit :

    « Pour rappel, c’est cette ligne qui a permis au magazine d’atteindre des niveaux de diffusion bien supérieurs à ce connaissent les titres de presse spécialisés dans le domaine ! »

    A mon avis, c’est plutôt les moyens financiers qui ont permis à la revue d’avoir une si large diffusion. Quand vous pouvez imprimer 50 000 exemplaires au premier tirage (et je crois que c’est bien plus), vous avez plus de chance d’avoir 15 000 lecteurs que quand vous imprimez à 13 000… c’est mathématique. Quand vous avez les moyens de vous payer une équipe rédactionnelle et une équipe administrative pléthorique, aussi. La plupart des revues spécialisées dans le domaine sont parties de pas grand chose (Caraktère, Conflits & Stratégie… Mars & Clio), en commençant à deux mains dans un garage… difficile de rivaliser.
    Ce qui n’enlève pas le fait que la ligne éditoriale de Guerre & Histoire est pertinente pour intéresser le lecteur lambda. Mais comparons ce qui est comparable.
    C’est un peu comme comparer un blockbuster hollywoodien à un film d’auteur français (je parle des moyens et de la popularité, pas du fond).

    • jlsynave dit :

      Nicolas,

      Certes, G&H bénéficie de l’expérience de J. Lopez sur S&Vie Junior et des moyens de diffusion de Mondadori. Mais le pari était loin d’être gagné d’avance. Quant aux équipes pléthoriques, là tu craques le sac car j’ai eu l’occasion de visiter les dites équipes pléthoriques au début du mag… ça tenait dans quelques petits bureaux dans lesquels je n’aurais pas mis la mienne d’équipe ! 😀 Je pense que le succès a reposé avant tout sur le positionnement du magazine voulu par Jean Lopez (inoxydablement le même depuis 27 numéros…) et par le fait de réunir une équipe talentueuse (toujours la même de puis le début).

  5. […] y a un peu plus de deux ans paraissait la première édition de cet ouvrage aux éditions Perrin. Le texte nous revient au format de poche dans la collection […]

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